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Radicalisation : déconstruction et relations de cause à effet (avril 2022)

dimanche 28 août 2022, par bc

Si le 11 septembre 2001 représente pour les Etats Unis et l’Occident en général le début d’une nouvelle ère par les attentats perpétrés contre les tours jumelles du World Trade Center de New York par Al Qaïda, on peut considérer que le 13 novembre 2015 est pour la France l’électrochoc qui à mis en lumière l’avènement provisoire de l’État Islamique et inauguré une politique de lutte contre la radicalisation Islamique.

Radicalisation : déconstruction et relations de cause à effet

Projet tutoré

Bernard Couapel

Avril 2022

Enseignant : Elyamine Settoul

UAIP1C Projet tutoré

Introduction

Si le 11 septembre 2001 représente pour les Etats Unis et l’Occident en général le début d’une nouvelle ère par les attentats perpétrés contre les tours jumelles du World Trade Center de New York par Al Qaïda, on peut considérer que le 13 novembre 2015 est pour la France l’électrochoc qui à mis en lumière l’avènement provisoire de l’État Islamique et inauguré une politique de lutte contre la radicalisation Islamique.

Les études sur la radicalisation montrent que les origines de celle-ci ne sont pas tant religieuses que sociologique ou psychologiques par des macrofacteurs (marginalisation sociale et économique), des mésofacteurs (environnement familial et social) ou microfacteurs (personnalité de l’individu, psychopathies) qui conduisent les individus fragiles à se radicaliser pour se donner une existence dans la société. Les recruteurs locaux ou sur Internet utilisent l’échec de l’intégration des populations originaires majoritairement d’anciennes colonies de religion musulmane pour embrigader les jeunes désorientés ou désabusés par les perspectives d’échec social qui résultent de la ghétoisation des cités sur les plans géographique et des préjugés. Certes beaucoup de descendants d’immigrés ont pu se faire une place dans la société française et sont reconnus pour leur valeur, mais c’est au prix d’efforts supplémentaires par rapports aux « français de souche » qu’ils ont bénéficié de l’ascenseur social. Pour Khosrokhavar [2019Khosrokhavar], la première génération croyait en l’intégration, la seconde en est déçue et la troisième semble encore plus « dénationalisée », encline au fondamentalisme islamique le plus dur.

Il est par conséquent logique que ces jeunes de la deuxième ou troisième génération d’immigrés aillent trouver dans la culture de leur famille d’origine ou l’Histoire les éléments identitaires qui leur permettent de s‘affirmer face à une société qui les rejette. Ils sont accompagnés par la jeunesse en mal de vivre ou de perspectives de réussite.

Derrière le paradigme religieux affiché par les mouvements djihadistes, les paradigmes socio-générationnel, politique, de l’emprise mentale ou hybride par l’imbrication entre la délinquance et le terrorisme ont donc un rôle souvent majeur dans la radicalisation.

Sur le plan géopolitique, la France et l’Occident sont particulièrement visés par le Jihadisme politique qui est passé en deux décennies des actions déportées d’Al Qaïda à l’État Islamique qui a bénéficié des avancée technologiques d’Internet et porté ses ambitions vers une société organisée qui inclue la famille, l’éducation et l’économie. Le passé colonialiste de la France, la laïcité agressive et la modernité font de ce pays le symbole de l’antireligiosité et de l’amnésie arrogante des sévices perpétrés contre les populations indigènes colonisées au nom du siècle des Lumières et des droits de l’Homme.

Les réponses de l’État français à la radicalisation sont principalement :

  • une multiplication des financement à partir de 2015 de rapport du CNRS sur la radicalisation et d’individus douteux (Sonia Imioul, Patrick Amoyel (psy à Nice), Mme Bouzar) ou de pseudo experts et autre centre de Pontourny où se mélangeaient éducateurs, psychologues et spécialistes du fait religieux
  • dans l’Education nationale le « réseau de référents radicalisation » qui pratique une prévention primaire (sensibilisation, conférences, exposition, théâtre), secondaire (solutions personnalisées en fonction du profil de l’individu) et tertiaire (autorité judiciaire) Ces politiques, si elle ont montré l’importance capitale de l’éducation, la culture inclusive et l’analyse du fait religieux sur le plan culturel et non cultuel, n’ont cependant pas apporté de réponses satisfaisantes à la montée de la radicalisation. L’armée est même maintenant mise en cause dans ce mouvement puisque Mohamed Merah avait tenté de s’engager au sein de la Légion étrangère en juillet 2010, Hasna Ait Boulahcen rêvait de s’enrôler dans l’armée française et Lionet Dumont effectua son service militaire au 4e RIMA de Fréjus. Cependant le cadrage les individus dans un système disciplinaire strict semble donner de bon résultats. Mais se pose maintenant le problème des individus qui s’engagent dans l’armée afin d’apprendre le maniement des armes pour en faire peut être profiter des mouvement terroristes qu’il soient religieux ou politiques, et par conséquent la détection des individus potentiellement dangereux, comme dans les prisons qui sont le terreau du prosélytisme religieux.

Tous ces éléments montrent la complexité du problème de la radicalisation d’une part, et d’autre part le désarroi de l’État face à ces menaces et la suspicion qui gangrène la société.

Maria Mourani [2021Mourani] qui suit des jeunes radicalisés au Québec insiste que le fait que face au discours Jihadiste, le contre discours ne marche pas mais qu’il faut travailler sur les affects. Le Djihad représente une l’intensité de l’adrénaline par rapport à la vie qu’ils mènent et le désir d’engagement n’est pas inéluctable. La prison représente certes un arrêt d’agir, mais que fait-on pour diminuer la colère dans les murs ? D’autre part la violence et la facilité à obtenir des armes sur Internet favorise le passage à l’acte suite à ce qui semble être le déclencheur de la violence à savoir le choc moral qu’ont subi nombre de radicalisés.

On constate que les facteurs facilitants de la violence radicale est liée à la place de plus en plus prégnante de la technologie dans nos sociétés modernes, ce qui nous rappelle ce que Nietzsche, Heidegger et Chuang Zi avaient prédit. Ainsi les sciences humaines que sont le savoir linguistique, la sociologie et la psychologie sont toutes convoquées pour analyser ce phénomène basé sur la raison humaine, mais il faut prendre en compte le rôle amplificateur de la technologie.

Nous avons choisi d’analyser ce phénomène de radicalisation suivant le prisme de la théorie de la médiation qui présente l’avantage de regrouper la rationalité humaine dans un modèle homogène que nous allons résumer dans la section suivante.

La théorie de la Médiation (TDM)

Une présentation approfondie de la TDM sortirait du cadre de ce mémoire. Nous présentons donc simplement le résultat de la déconstruction du langage par la cette théorie en espérant que la cohérence de celle-ci invite le lecteur à nous suivre dans ce chapitre.

La TDM distingue quatre plans spécifiques d’une même rationalité culturelle, chacun ayant sa médiation propre : la Glossologie, avec le Signe, l’Ergologie, avec l’Outil, la Sociologie, avec la Personne, l’Axiologie, avec la Norme. Quoi-qu’interférant sans cesse, ces plans sont irréductibles les uns aux autres.

Les quatre plans de rationalité de la théorie de la médiation sont :

  • Le plan glossologique qui traite de la capacité de signe de l’homme, c’est à dire de langage 
  • Le plan ergologique qui est dédié à l’outil de l’homo faber
  • Le plan sociologique qui aborde la personne, c’est à dire l’homme en relation avec les autres
  • Le plan axiologique, celui de la norme qui traite du vouloir de l’homme

Déconstruction du langage par la théorie de la médiation

Les quatre rationalitésIntersection des plans
I : glossologie : la capacité de langage : le signe
II : la capacité ergologique, artistique : l’outil
III : la capacité sociologique et d’histoire : la personne
IV : la capacité normative : la norme
I-II : écriture
I-III : langue
I-IV : discours
II-III : style
II-IV : stratagème
III-IV : code

La justification du modèle de la théorie de la médiation vient du fait que le modèle de la Médiation n’est pas une théorie, mais une clinique expérimentale (anthropologie clinique) initiée par le Professeur Jean Gagnepain, en collaboration avec le neurologue Olivier Sabouraud qui propose des hypothèses vérifiables sur le fonctionnement humain.

  • A l’intérieur de chaque plan, on distingue deux ’ faces ’ (en interaction réciproque) de la structure spécifique concernée, l’une correspondant à l’analyse structurale d’un élément du donné, par exemple, le Signifiant pour le Signe, l’autre à l’analyse structurale d’un autre élément, par exemple le Signifié pour le Signe. Les deux analyses se conditionnent réciproquement. Chacune des quatre médiations est donc ’ bifaciale ’. Dans l’analyse structurale de chaque ’ face ’, on reconnaît deux axes d’analyse, l’un, celui de la taxinomie (ou identité) fonctionnant par oppositions, l’autre, celui de la générativité (ou unité) fonctionnant par segmentation.
  • Le modèle de la Médiation instaure une dialectique : l’instance, analyse structurale, est vide et elle contredit le phénomène de nature (par exemple, l’instrument - la branche ou la pierre qu’utilise le singe - est niée par l’outil, proprement humain). Mais l’instance, à peine née, se contredit elle-même dans une performance qui tend à rejoindre le pôle naturel dont nous sommes partis. L’outil, par exemple, est ’ nié ’, réinvesti qu’il est dans l’industrie. Pour le plan I du langage, la performance qui est le troisième moment de la dialectique c’est la rhétorique, pour la personne (plan III), c’est la politique et pour le plan axiologique (plan IV), c’est le comportement normatif.
  • Pour le modèle de la médiation, les quatre plans de rationalité fonctionnent de manière analogue, ce qui permet de tirer parti du fonctionnement avéré d’un plan pour le transposer sur un autre plan. Ceci permet une simplification de l’analyse de l’humain et ouvre la porte à un champs d’hypothèses basées sur la rationalité d’un plan donné.
  • Enfin Jean Gagnepain n’a jamais prétendu que son modèle était abouti. Il insistait sur l’irréductibilité de l’humain à un modèle. La TDM nous permet simplement d’analyser l’humain de façon structurée, de formuler des hypothèses en rapport avec des comportements et mécanismes observés sur les autres facettes de la rationalité humaine. Ce modèle a déjà le mérite d’exister et de nous offrir l’opportunité de le valider ou non par sa confrontation à des situations concrètes. C’est ce que nous nous proposons de faire.

Jean Gagnepain définit trois visées performancielles dans l’exercice de nos quatre modes de rationalité. Deux de ces visées sont pratiques, et une est esthétique. Sur les deux visées pratiques, l’une consiste à essayer de se conformer notre raison au monde, l’autre d’essayer de rendre le monde conforme à notre raison. Le but esthétique, d’autre part, ne consiste ni d’essayer de se conformer notre raison au monde, ni le monde à notre raison, elle est plutôt autoréférentielle, elle se prend elle-même comme son but et tente de s’y conformer. Son but n’est pas pratique, mais esthétique. Ainsi, par exemple, nous essayons de faire correspondre notre discours au monde : c’est ce que qu’appelle Gagnepain la science au sens large. Ou alors on tente de se conformer le monde à notre discours : ce que Gagnepain appelle le mythe. Ou encore notre discours peut chercher sa signification en soi dans l’univers des mots : ce que Gagnepain appelle poème.

Visée pratique 1qui essaie de conformer notre raison au monde Visée pratique 2qui essaie de conformer le monde à notre raison Visée esthétiqueautoréférentielle, elle se prend elle même comme but et essaie de s’y conformer.
Rhétorique Scientifique Mythique poétique
Industrie Empirique magique plastique/esthétique
Politique synallactique anallactique chorale
Comportement normatif casuistique ascétique héroïque

Les trois visées de la raison sur chaque plan de rationalité

Il ne faut pas confondre les visées pratiques 1 et 2 avec les pôles pathologiques que sont respectivement le paranoïa et la schizophrénie pour le plan de la personne, la névrose et la psychopathie pour le plan de la norme, et les aphasies (Broca et Wernike) pour le plan glossologique ou encore les atechnies pour le plan de l’outil. C’est pourtant la découverte et systématisation des atechnies par la collaboration de Jean Gagnepain et le neurologue Olivier Sabouraud qui ont mené à la reconnaissance de la TDM. Les avancées de cette théorie ont été faites sur des critères cliniques et mis en lumière l’existence d’une rationalité ergonomique autonome. Cela a conduit à construire les quatre plans de rationalité par analogie et à regrouper les sciences humaines qui jusqu’alors se limitaient à la linguistique, la sociologie et la psychologie, dans un même modèle de la raison humaine. Les mots clés qui définissent la TDM sont la diffraction, l’analogie et la dialectique.

Les principaux avantages de la théorie de la Médiation sont de délimiter les sciences humaines représentées par des plans de rationalité et l’ajout de l’ergologie (faire) à la linguistique (savoir), la sociologie (être) et la psychologie (vouloir)

Déconstruction de la radicalisation


Le savoir

Nous inaugurons la déconstruction de la radicalisation par l’étude du savoir utilisé par les Jihadistes.

Selon Khosrokhavar, « Armés de leur foi militante, les nouveaux radicalisés approfondissent souvent leur religion en prison en adoptant un biais djihadiste. Ils privilégient les sourates du Coran qui prônent une attitude intransigeante vis-à-vis des autres comme at-Tawba (Le repentir) ou al-Anfâl (Le butin) au détriment de sourates plus tolérantes comme al-Kâfiroun (Les mécréants), qui enseigne le respect des autres religions. Leur inculture religieuse débouche sur une version radicale de l’islam basée sur une lecture édifiante du Coran inspirée par leur radicalisation » [2019Khosrokhavar].

Nous nous trouvons donc devant la question de la pratique de l’Islam et de son articulation avec les autres religions, que nous allons illustrer par quelques versets du Coran.

Tout d’abord, l’Islam est une théocratie égalitaire (Dieu au dessus de tous les humains qui sont égaux à ses yeux) basée sur le Saint Coran et les Hadiths du Prophète Mohamed pendant sa vie sur terre. Il comprend 5 piliers :

La profession de foi(Shahada)
La prière (Salat)
La zakat (aumône légale, ou soutien financier aux pauvres)
Le jeûne du mois de Ramadan
Le pèlerinage à la Mecque une fois dans la vie (à condition d’en avoir la possibilité et les moyens)


Les religions Abrahamiques

L’Islam se positionne dans la continuité du Judaïsme et de la Chrétienté, c’est à dire la Torah et le Nouveau Testament. Cette religion reconnaît tous les prophètes des religions Abrahamiques antérieures, notamment Adam, Abraham, Noë, Moïse et Jésus Christ (Eisa), qui comme pour les autres religions est sensé (re)venir dire les dernières paroles sur terre. L’expulsion d’Adam et Eve du paradis est décrite dans le Coran (7 :11-22) et correspond à la description qu’en fait la Bible. Une différence avec le Christianisme est la représentation de Satan qui est personnifié dans le Christianisme depuis le XIXe siècle, alors que c’est l’ensemble des pulsions négatives dans l’Islam qui par ailleurs parle d’Ibis (17 :61-65, 15:39-51) et des Jinns, ces êtres maléfiques faits de feu. Le déluge et Noë sont aussi mentionnés ainsi que la fuite du peuple Juif en Egypte. Les dix commandement de Moïse (26:10-68, 28:3-50) sont partie intégrante de l’Islam et l’épisode du buisson ardent et du veau d’Or est décrit dans une sourate du Coran. Les valeurs sont donc les mêmes et les principes de vie se rapprochent du Judaïsme, qui est largement cité dans le texte. Le purgatoire n’existe pas dans l’Islam contrairement au Christianisme.

Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants. Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux. (Sourate 5, versets 44-47)

Par conséquent les commandements comme « tu ne tueras point » sont présents dans le Coran.

C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. (Sourate 5, verset 32)

Les rapports avec les gens du Livre sont définis ainsi :

Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Et dites : ‹Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c’est à Lui que nous nous soumettons›. (Sourate 29, verset 46)

Les Juifs et les Chrétiens ont dit : « Nous sommes les fils d’Allah et Ses préférés. » Dis : « Pourquoi donc vous châtie-t-Il pour vos péchés ? » En fait, vous êtes des êtres humains d’entre ceux qu’Il a créés. Il pardonne à qui Il veut et Il châtie qui Il veut. Et à Allah seul appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux. Et c’est vers Lui que sera la destination finale. (Sourate 5, verset 18)

O gens du Livre ! Notre Messager (Muhammad) est venu pour vous éclairer après une interruption des messagers afin que vous ne disiez pas : « Il ne nous est venu ni annonciateur ni avertisseur ». Voilà, certes, que vous est venu un annonciateur et un avertisseur. Et Allah est Omnipotent.(Sourate 5, verset 19)

Ce qui amène aux versets suivants sur les autres religions abrahamiques et un message de tolérance :

O gens du Livre, pourquoi disputez-vous au sujet d’Abraham, alors que la Thora et l’Evangile ne sont descendus qu’après lui ? Ne raisonnez-vous donc pas ? Vous avez bel et bien disputé à propos d’une chose dont vous avez connaissance. Mais pourquoi disputez-vous des choses dont vous n’avez pas connaissance ? Or Allah sait, tandis que vous ne savez pas.(Sourate 3, verset 65-66)

Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent : ‹Nous sommes chrétiens.› C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil. (Sourate 5, verset 82)

Vraiment, pour le Chrétiens, et pour les Juifs, et pour les Sabéens, donc pour tous ceux qui croient en Allah et au Jour du Jugement Dernier, et qui agissent bien, ils auront la récompense de leur Seigneur et pour eux, il n’y aura plus de peur ni de peine.(Sourate 2, verset 64)

Cela montre que tous les croyants en un Dieu unique ont leur chance d’entrer au Paradis pourvu qu’il agissent selon les règles qui leur ont été prescrites. Le Coran ne dit pas qu’il faut les convertir, sauf s’ils s’attaquent à l’Islam. La voie de Dieu est unique.

5 :48. Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t’est venue. A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre. Si Allah avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu’Il vous donne. Concurrencez donc dans les bonnes oeuvres. C’est vers Allah qu’est votre retour à tous ; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez.
49. Juge alors parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu’ils ne tentent de t’éloigner d’une partie de ce qu’Allah t’a révélé. Et puis, s’ils refusent (le jugement révélé) sache qu’Allah veut les affliger [ici-bas] pour une partie de leurs péchés. Beaucoup de gens, certes, sont des pervers.
50. Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent ? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ?


Hindouisme, Bouddhisme, Sikhisme, Druzisme et philosophies

Le Paradis décrit dans le Coran ressemble à celui de l’Hindouisme. Mais une des principales croyances de l’hindouisme veut que l’âme humaine se réincarne encore et encore, jusqu’à ce qu’elle devienne parfaite et soit enfin réunie avec la source (Nirvana), c’est-à-dire Brahman. Lors de ce cycle de réincarnations (Samsara), l’âme passe par plusieurs corps, prend diverses formes, vit plusieurs vies et connaît de multiples expériences.[hindouisme]

 « Tout comme un homme se débarrasse de ses vieux vêtements pour en revêtir de nouveaux, l’âme se débarrasse de ses vieux corps pour en revêtir de nouveaux. » (2.22 Bhagavad gita)

Pour certains [hindouisme], la réincarnation est réfutée par toutes les religions monothéistes, car elle va à l’encontre de la croyance selon laquelle l’âme n’habite qu’un seul corps, dont la vie est limitée, et sera jugée, à la fin de cette vie, puis châtiée ou rétribuée en fonction de ses actions. L’islam rejette de manière très claire le concept de la réincarnation.

 « Puis lorsque la mort vient à l’un d’eux, il dit : « Seigneur ! Renvoie-moi (sur terre) afin [que je me rachète] et accomplisse de bonnes œuvres dans ces domaines que je négligeais ! » Mais ce ne sont que de vaines paroles, qu’il prononce. Derrière eux, et jusqu’au jour où ils seront ressuscités, se dresse une barrière. » (Coran 23:99-100)

Les paroles de Dieu, dans le Coran, sont claires : lorsqu’une personne meurt, elle est incapable de revenir en arrière. Son âme reste avec elle, dans sa tombe, et la personne y connaît soit les tourments soit la béatitude, en fonction des actions qu’elle aura posées au cours de sa vie et ce, jusqu’au Jour du Jugement. L’islam enseigne que la raison d’être de la vie, sur terre, est l’adoration de Dieu et ce, peu importe la durée de la vie. Chaque âme est unique à l’individu auquel elle est rattachée et ne passe pas d’un corps à un autre, pas plus qu’elle ne devient, ultimement, une partie de Dieu (Celui-ci est distinct de Sa création). La raison pour laquelle les êtres humains ne sont pas retournés sur terre à plusieurs reprises est aussi expliquée, dans le Coran. En effet, Dieu dit que s’Il les retournait sur terre, ils se comporteraient de la même façon et commettraient les mêmes péchés :[hindouisme]

« Et si on les renvoyait sur terre, ils retourneraient certainement à ce qui leur était interdit. » (Coran 6:28)

La relation entre Hindouisme et Islam est assez compliquée car l’Islam est arrivé en Inde par les conquêtes, contrairement à l’Indonésie qui a été convertie par les marchands arabes et représente maintenant le plus grand pays musulman du monde où même les sociétés matriarcales ont choisi cette religion pour le statut qu’elle donne aux femmes.

Beaucoup d’Hindous se sont convertis du fait que dans l’Islam il n’y a pas de castes, et par conséquent les intouchables trouvèrent dans cette religion une sorte de libération. Mais les pressions consistant à donner le choix entre la conversion ou la mort ont mené à l’arrivé de Guru Nanak qui regrettait en particulier l’antagonisme entre hindous et musulmans, quand lui voyait la richesse commune de ces deux religions. Une phrase bien connue de Guru Nanak est : « Il n’y a ni hindou ni musulman ». À ceux qui demandent alors qui ils sont puisqu’ils ne sont ni hindous ni musulmans, il répond : « vous êtes des disciples ». C’est ainsi que le mot sikh (« disciple »), se répand. On peut considérer que le Sikhisme, religion monothéisme, est le bras armé de l’hindouisme, et la réponse de Nanak au chef musulman : « tu as voulu faire deux en un (regrouper les deux religions), je vais faire deux en trois (faire une troisième religion) ».

Le Bouddhisme par contre n’est pas en opposition avec l’Islam puisque cette philosophie ne traite pas de divinité mais de sagesse suprême qui est celle du Bouddha, même si elle est structurée comme l’Hindouisme. La meilleure façon de présenter la cohabitation de cette philosophie avec les religions se résume ainsi « Ce n’est pas parce qu’on va au même restaurant que l’on doit manger les mêmes plats » (Dalaï Lama). Soyez de bons hindous, de bons chrétiens, de bons musulmans.

Une religion semble faire le lien entre l’Hindouisme et l’Islam, c’est le druzisme (ou unitarisme druze), qui est une doctrine philosophique fondée sur l’initiation à la partie ésotérique de la religion musulmane. Leur interprétation des textes qu’ils considèrent comme sacrés est secrète et n’est révélée aux fidèles qu’après divers degrés d’initiation. Elle s’appuie sur une croyance en la réincarnation directement inspirée des philosophies grecques antiques et indiennes et de certains versets du Coran qui sont interprétés comme allant dans le sens de la métempsycose. Par exemple, Sourate 2:28 (Al-Baqara) : « Comment pouvez-vous renier Allah alors qu’Il vous a donné la vie, quand vous en étiez privés ? Puis Il vous fera mourir ; puis Il vous fera revivre et enfin c’est à Lui que vous retournerez.  ». [druzisme]

L’Islam est aussi présent en Chine. Il complète l’offre spirituelle aux côtés du Bouddhisme et des philosophies Chinoises que sont le Taoïsme et le Confucianisme. Les Chinois prétendent que pour leur part, ce sont eux qui créent leurs dieux.


Jésus Christ

Les miracles de Jésus Christ sont largement cités dans le Coran et correspondent en tout point à leur description par les Chrétiens. La distinction principale de l’Islam par rapport au christianisme est le fait que Jésus Christ n’est pas Dieu sur terre, comme cela a été décidé au concile de Nicée en 325. Cette décision qui a été prise par les humains est fortement niée dans le Coran et explique l’arrivée du Messager Mohammed. L’Islam reconnaît l’immaculée conception et Marie, la mère de Jésus, est au moins autant respectée dans l’Islam que dans le Christianisme. Par contre Jésus Christ n’est pas celui qui doit revenir sur terre dans le Judaïsme,

Les Juifs disent : ‹Uzayr est fils d’Allah› et les Chrétiens disent : ‹Le Christ est fils d’Allah›. (Sourate 9, verset 30)

Les Juifs et les Chrétiens font tous la même erreur de déclarer que des messagers sont Dieu sur terre.

O gens du Livre (Chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager d’Allah, Sa parole qu’Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas « Trois ». Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur.(Sourate 4, verset 171)

Ce sont certes des mécréants, ceux qui disent : « En vérité, Allah est le troisième de trois. » Alors qu’il n’y a de divinité qu’Une Divinité Unique ! Et s’ils ne cessent de le dire, certes, un châtiment douloureux touchera les mécréants d’entre eux.(Sourate 5, verset 13)

Le Messie, fils de Marie, n’était qu’un Messager. Des messagers sont passés avant lui. Et sa mère était une véridique. Et tous deux consommaient de la nourriture. Vois comme Nous leur expliquons les preuves et puis vois comme ils se détournent.(Sourate 5, verset 75)

Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux.(Sourate 5, verset 46)

Certes sont mécréants ceux qui disent : « Allah, c’est le Messie, fils de Marie ! » - Dis : « Qui donc détient quelque chose d’Allah (pour L’empêcher), s’Il voulait faire périr le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère et tous ceux qui sont sur la terre ?... A Allah seul appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux ». Il crée ce qu’Il veut. Et Allah est Omnipotent. (Sourate 5, verset 17)

On peut donc dire que ces versets évitent aux musulmans de faire le grand écart entre le Dieu unique et la Trinité comme le font les Chrétiens depuis le concile de Nicée.

et à cause de leur parole : « Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d’Allah »... Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié ; mais ce n’était qu’un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l’incertitude : ils n’en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l’ont certainement pas tué, mais Allah l’a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage. (Sourate 4, verset 157-158)

De même Jésus Christ n’a pas été crucifié mais Allah l’a élevé vers Lui, ce qui libère les Musulmans du péché d’avoir crucifié Jésus Christ (Eisa)

Enfin, les trois religions Abrahamiques affirment toutes que Jésus Christ (Eisa) va venir sur terre le jour du Jugement Dernier pour dire les dernières paroles. Si le Judaïsme ne reconnaît pas celui qui est déjà venu, le Christianisme annonce qu’on l’a crucifié alors que l’Islam dit que Dieu l’a fait monter aux cieux et que ce n’était qu’un faux semblant. En tout cas, la Juifs, Chrétiens et Musulman attendent tous la même personne qui viendra tout clarifier. Au lieu de se disputer à son sujet, ils devraient tous se préparer à sa venue dans la paix et la fraternité. Les croyants seront jugés sur la façon dont ils l’attendent…


La pratique de l’Islam

La plupart des sourates commencent par « au nom d’Allah, clément et miséricordieux » qui se décline suivant les verset suivants prônant l’espoir du rachat et l’humilité dans les comportements.

Si vous évitez les grands péchés qui vous sont interdits, Nous effacerons vos méfaits de votre compte, et Nous vous ferons entrer dans un endroit honorable (le Paradis).(Sourate 4, verset 31)

ceux qui évitent les plus grands péchés ainsi que les turpitudes et [qui ne commettent] que des fautes légères. Certes, le pardon de Ton Seigneur est immense. C’est Lui qui vous connaît le mieux quand Il vous a produits de terre, et aussi quand vous étiez des embryons dans les ventres de vos mères. Ne vantez pas vous-mêmes votre pureté ; c’est Lui qui connaît mieux ceux qui [Le] craignent. (Sourate 53, verset 32)

N’obéissez pas à l’ordre des outranciers, qui sèment le désordre sur la terre et n’améliorent rien ».(Sourate 26, verset 151-152)

Un domaine important de l’Islam est l’opposition entre le Halal (permis) et le Haram (interdit) qui règle le comportement des Musulman.

Ils t’interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : « Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens ; mais dans les deux, le péché est plus grand que l’utilité ». Et ils t’interrogent : « Que doit-on dépenser (en charité) ? » Dis : « L’excédent de vos biens. » Ainsi, Allah vous explique Ses versets afin que vous méditiez. (Sourate 2, verset 219)

On peut noter que l’alcool n’est pas interdit dans l’Islam, mais blâmable, selon le verset suivant :

O les croyants ! N’approchez pas de la Salât alors que vous êtes ivres jusqu’à ce que vous compreniez ce que vous dites, et aussi quand vous êtes en état d’impureté [pollués] - à moins que vous ne soyez en voyage - jusqu’à ce que vous ayez pris un bain rituel. Si vous êtes malades ou en voyage, ou si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins, ou si vous avez touché à des femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à une terre pure, et passez-vous-en sur vos visages et sur vos mains. Allah, en vérité, est Indulgent et Pardonneur.(Sourate 4, verset 43)

Certes, Il vous interdit la chair d’une bête morte, le sang, la viande de porc et ce sur quoi on a invoqué un autre qu’Allah. Il n’y a pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser ni transgresser, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.(Sourate 2, verset 174)

De même, si la nourriture Haram est interdite, comme le porc notamment, il n’y a pas de péché à en consommer en cas de nécessité. On peut s’interroger sur le sens de nécessité, est-ce lorsqu’il s’agit d’une question de vie ou de mort, ou bien les circonstances qui l’imposent, par exemple la politesse faite à la maîtresse de maison et la bienséance lorsque le Musulman est invité à une table où l’on consomme du porc ? A chacun sa réponse.

Les lieux de culte dans l’Islam sont exempt de statues, selon la prescription de la Bible « tu n’adoreras pas les statues ». Le nombre de prières est de cinq par jour selon le commandement d’Allah lors du voyage nocturne du Prophète qui est monté aux cieux.

La différence, outre la prosternation des fidèles alors que les Chrétiens prient assis ou debout, est que le prêtre dans le Christianisme accueille la prière, face aux fidèles, alors que l’Imam guide la prière en s’orientant vers la Mecque. Il faut souligner qu’il n’y a pas de clergé dans l’Islam, le croyant est directement responsable devant son créateur.

Le rachat des mauvaises actions et des péchés se fait par a confession dans le Christianisme alors que dans l’Islam, on se rachète par les bonnes actions. Cela a conduit dans le Christianisme aux «  indulgences  » qui consistaient à payer les prêtres afin qu’ils pardonnent les mauvaises actions. Il faut souligner le caractère comptable dans l’Islam des bonnes actions et des prières lors de moments sacré (mois sacrés, Ramadan) ou les lieux (les trois mosquée saintes d’Al Aksa de Jérusalem, de Médine et la Kaaba de La Mecque) ainsi que le jeûne, l’aumône (zakat) et à l’époque, l’affranchissement d’esclaves.

6 :159. Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux- là tu n’es responsable en rien : leur sort ne dépend que d’Allah. Puis Il les informera de ce qu’ils faisaient.

Ce verset peut être interprété comme la perversion du message divin par les humains qui aboutit du fait des luttes de pouvoir aux schismes religieux comme celui qui a divisé les Chrétiens entre catholique et orthodoxes, puis l’avènement du protestantisme, voir de l’Église anglicane pour justifier le remariage du Roi d’Angleterre. Les musulmans ont aussi leurs divisions puisque l’Islam s’est scindé entre les Sunnites et Chiites suite à une dispute sur le successeur du Prophète après sa mort, qui a mené les Sunnites à décapiter Hussein pendant son inclinaison dans la prière.

9 :34. Ô vous qui croyez ! Beaucoup de rabbins et de moines dévorent, les biens des gens illégalement et [leur] obstruent le sentier d’Allah. A ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le sentier d’Allah, annonce un châtiment douloureux,


26  :151. N’obéissez pas à l’ordre des outranciers,
152. qui sèment le désordre sur la terre et n’améliorent rien›.

Ici, on parle d’abus de pouvoir des religieux que l’on observe notamment dans l’Église catholique qui couvre les perversions pédophiles de prêtres et même parfois la prostitution des nonnes, ou bien chez les musulmans, certains responsables religieux qui poussent les croyants à la violence ou abusent de leur pouvoir. Il ne s’agit pas de généraliser mais de faire la part des choses entre les croyants sincères qui suivent la voie de leur religion et les hypocrites qui commettent des abominations au nom de la religion, comme certains gourous de sectes qui utilisent leur emprise à des fins malhonnêtes.


La justice

La justice (sharia) dans l’Islam est basée, comme les autre religions Abrahamiques sur la loi du Talion :

Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes.

5 :44. Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. … 45. Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, oeil pour oeil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes.

A chaque fois, le Coran propose la patience et le pardon pour atténuer la sentence comme Jésus Christ l’a fait en disant lors d’une lapidation « que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre ! ».


Mariage, divorce et héritage

L’Islam est une religion patriarcale, les homme peuvent avoir jusqu’à quatre femmes. Ceci est dû au fait qu’à l’époque, il y avait beaucoup de guerres et donc beaucoup de femmes sans compagnon. Cette pratique de polygamie est très contreversé dans les sociétés occidentales, parfois avec une certaine hypocrisie puisque dans ces mêmes sociétés l’adultère est courant.

Voici un des seuls verset qui exprime une violence par rapport aux femmes. Il est largement cité par les opposants à l’Islam qui présentent cette religion comme une oppression des femmes. Les sociétés matriarcales d’Indonésie ont pourtant choisi cette religion pour la place qu’elle donne à la femme : 4:34 Les hommes ont autorité sur les femmes ... Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !

La justice et la loi règlent les comportements et l’organisation de la société comme le mariage, le divorce, l’héritage, le butin des conquêtes et le partage des ressources par l’aumône.

Le divorce est autorisé et codifié dans les versets 2:226-237. Dans certaine interprétations, l’avortement est toléré jusqu’à 120 jours :

« La conception de chacun d’entre vous, dans le ventre de sa mère, s’accomplit en quarante jours ; d’abord sous la forme d’une semence (notfa), puis sous celle de « ‘alaqa » (adhérence) pour une même période, puis sous celle de « modgha » (morceau de chair mâché) pour une même période. Enfin, un Ange lui est envoyé, il y insuffle l’âme et reçoit l’ordre d’inscrire quatre choses à savoir : ce qui lui est imparti comme biens, délai de sa vie, actes et condition heureuse ou malheureuse. […] » Boukhari et Mouslim

L’héritage est codifié dans les versets 4 :8-13 & 176.


6 :152. Et ne vous approchez des biens de l’orphelin que de la plus belle manière, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité. Et donnez la juste mesure et le bon poids, en toute justice. Nous n’imposons à une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s’il s’agit d’un proche parent. Et remplissez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu’Il vous enjoint. Peut-être vous rappellerez-vous.


La manipulation

On peut donc considérer que le Jihadisme guerrier est une déformation des principes de l’Islam et une manipulation qui suit différentes étapes :

  1. racontez une histoire
  2. faite douter le spectateur
  3. donnez la preuve qu’il a raison de croire
  4. Offrez lui la solution
  5. donnez lui l’illusion du choix
  6. répétez votre discours Ce matraquage aboutit à un lavage de cerveau à des fins politiques, alors que les deux Jihads sont en vérité de faire prévaloir en soi les valeurs de l’Islam d’une part, et d’autre part d’amener les autres vers l’Islam par l’exemple de ses bonnes actions, c’est à dire de travailler pour le Bien commun.

Plus fondamentalement, il serait à notre sens beaucoup plus adéquat, en lieu et place des formules ou slogans islamisation de la radicalité versus radicalisation de l’islam, d’avancer l’idée suivante, qui est aussi la proposition d’une nouvelle définition de la violence au nom de l’islam : il y a des discours et des mobilisations au nom de l’islam, qui réfèrent à des interprétations données, souvent d’époque ou de facture médiévale, des textes religieux considérés parfois comme tout ou partie sacrés ou quasi sacrés par les musulmans, pouvant ensuite, en certaines circonstances sociales, politiques, culturelles et économiques, donner lieu, soit à des dispositions cognitives à la violence qui, elles, transcendent le donné simplement temporel, soit à des passages à l’acte efficients, à l’instar des faits de terrorisme, qui, eux, en revanche, sont davantage nourris de la conjoncture. D’où l’importance redoublée de ne pas systématiquement coupler violence physique et imaginaire violent, et postuler, à tort, qu’il y aurait un long et lent continuum entre les textes de l’islam et la violence dans une causalité douteuse. L’imaginaire, fût-il empreint de violence, n’induit pas nécessairement la violence matérielle ou physique. C’est la raison pour laquelle, à notre sens, l’expression islamisation de la radicalité est par trop généraliste pour être fonctionnelle tout le temps, quels que soient les cas.[2016Seniguer]

Il faut ici souligner l’impossibilité de comprendre le texte dans l’absolu puisque selon le verset 3:7, le Coran contient deux types de versets :

1. Des versets clairs, qui sont la base du livre. Ce sont principalement les versets qui énoncent la Loi de Dieu. Ce sont tous les versets qui contiennent les rites et pratiques de la religion, ainsi que les interdits.

2. Des versets qui peuvent être interprétés de plusieurs manières, ainsi que d’autres versets qui sont allégoriques.

D’autre part, pour les non arabophones la traduction dans une autre langue n’est qu’une interprétation du texte. Donc il existe plusieurs interprétations du Coran dans une langue donnée et il faut reconnaître que celles qui sont faites, en français notamment, sont souvent peu immédiates. Les traductions en Anglais ont le mérite d’être à notre sens plus explicites. Notre préférence va à la traduction en Espéranto puisque cette langue artificielle est plus simple dans son expression et présente l’avantage de s’appuyer sur le sens plutôt que sur le style. L’étude comparative des interprétation dans les différentes langues montre qu’elles présentent des différences significatives, et même les arabophones peuvent être déroutés par le sens caché ou archaïque de l’Arabe classique. Tout cela donne une certaine flexibilité dans la compréhension du texte sacré qui associé au choix des Hadith (faits et gestes du prophète) forts (ceux qui sont certains) ou faibles (venant de sources secondaires) peuvent mener à l’instrumentalisation du Coran et des Hadith pour égarer les disciples vers un Islam politique. C’est le rôle de herméneutique d’interroger et d’interpréter les textes sacrés.


L’outil

Cette section traite de l’influence de la technologie sur les mouvements Jihadistes.

Settoul insiste sur l’influence des réseaux sociaux qui décuplent les capacités de communication des djihadistes à destination des potentiels candidats occidentaux. [2019Settoul]

L’évolution de la technologie est un fait marquant depuis le début du XXe siècle avec le développement des transports ferroviaires, aériens et automobiles, mais surtout l’apparition de l’informatique et la numérisation de l’information avec l’Internet qui a réduit le monde à un village virtuel. Déjà les télévisions par satellite portent ces divergences de point de vue de l’information en fonction des pays, notamment en période de conflits, mais l’Internet permet à tout un chacun de proposer des sites ou des programmes d’information à partir d’un simple ordinateur.

La révolution numérique peut être comparée à la (re)découverte de l’imprimerie au XVeme siècle par l’impact qu’elle a sur le support et la transmission du savoir. Le livre en tant qu’outil reproductible et facilement transportable a permis de construire un savoir partagé qui, conjointement avec le développement des transports terrestres et maritimes, favorisa l’émergence de nouvelles théories et idéologies, allant jusqu’à des schismes religieux. La révolution copernicienne, la Renaissance, le Protestantisme, voire la révolution française auraient-ils pu voir le jour sans la diffusion massive de l’écrit ? Le livre a induit le passage d’une culture orale réservée aux initiés ou de privilégiés qui avaient accès aux manuscrits, à une diffusion vers un large public sans discrimination.

Le XXeme siècle fut témoin de l’émergence de l’audiovisuel qui est venu concurrencer l’écrit et a instauré le quatrième pouvoir des médias face aux pouvoirs des Etats et aux frontières nationales, grâce aux capacités de diffusion massives et instantanées de l’information qui remplace peu à peu la connaissance.

A partir de la moitié du XXeme siècle, les photocopieuses, enregistreurs audio et vidéo, puis les radios et télévisions libres ont ouvert le pouvoir de diffusion aux citoyens, remettant en cause le contrôle des maisons d’édition et des organismes audio visuels qui étaient jusqu’alors les garants d’une information institutionnelle validée.

La fin du XXeme siècle marque le début d’une révolution numérique grâce au développement exponentiel de la puissance des ordinateurs et leur mise en réseau. Les effets de cette ère post-moderne sont imprévisibles du fait de la rapidité des innovations. Le savoir est remanié dans sa structure en se faisant phagocyter par les thèmes associés à la technologie numérique (algorithmique, statistiques, modélisation). La production industrielle se prépare à l’impression 3D tandis que le commerce électronique explose. Les relations sociales, même les liaisons amoureuses, sont médiatisées à travers les réseaux sociaux. Une nouvelle délinquance se greffe sur le pouvoir sans limite de la cybernétique : voyeurisme, usurpation d’identité, chantage, négationnisme, surveillance, atteinte à la vie privée par les « hackers » ou les collecteurs de données transmises aux moteurs de recherche et au « cloud ». On assiste même à l’émergence de nouvelles pathologies que sont l’addiction au numérique d’une part, et à une sorte de dyslexie numérique qui signe un retard scolaire voire mental d’autre part.

Le darknet, partie cachée de l’Internet permet maintenant aux délinquants de vendre et acheter des données personnelles, de la drogue et des armes en toute impunité.

Pour revenir à la philosophie, intéressons nous au message de Chuang Zi, penseur chinois du IVe siècle av. J.-C. à qui l’on attribue la paternité d’un texte essentiel du taoïsme :

« Celui qui utilise des machines fait tout son travail comme une machine . Celui qui fait son travail comme une machine développe un cœur comme une machine , et celui qui porte un cœur comme une machine perd sa simplicité . Celui qui a perdu sa simplicité devient incertain dans l’aspiration de son âme . Ce n’est pas que je ne sais rien de ces choses, j’ai seulement honte de les utiliser. »

On pourrait rapprocher cet enseignement de l’exemple des civilisation précolombiennes avancées d’Amérique qui n’ont jamais utilisé la roue, voire plus récemment le message des philosophes occidentaux comme Nietzsche ou Heidegger.

Cette position de philosophes de tout temps et toute origine nous conforte dans l’idée que l’outil est absent de la pensée philosophique, probablement parce que la dialectique de la raison humaine avec le savoir, les autres en société ou les valeurs est interactive, alors que l’outil prescrit le geste. Et même si l’ordinateur nous donne l’illusion d’une adaptabilité, voire de s’approcher d’un humanoïde, ce n’est qu’une machine de type Von Neumann à états finis qui traite les instructions et les données dans un langage impératif.

Si l’on considère que la période de l’Allemagne nazie représente l’effondrement des valeurs humaines en Europe et dans le monde, la domination de la technologie dans nos société modernes et l’asservissement de l’Homme à la machine est la négation même de l’humanité puisque les prescription de la machine sont fondés sur des algorithmes. Les récents scandales sur la maltraitance des personnes âgées dans les EHPAD sont exemplaires de ce travers par une administration de ces établissements marchands basée sur des algorithmes qui ne prennent en compte que la rentabilité calculée au détriment de l’humain.

Lorsque l’on considère le pouvoir qu’Hitler a développé avec une simple radio, on peut imaginer ce qu’il aurait pu faire avec les moyens modernes de communication. C’est pourquoi l’État Islamique a investi les réseaux sociaux en maîtrisant les codes de communication occidentale. Il propose des sites de qualité professionnelle où les vidéos de propagande s’inspirent des films américains et des jeux vidéos. et ce n’est pas par hasard si le salaire d’un communicants de l’EI est sept fois plus élevé que celui d’un fantassin.


La personne

Nous abordons maintenant la déconstruction de la radicalisation sous l’angle de la personne, c’est à dire la sociologie et de l’histoire, qui est l’approche la plus courante dans l’étude de ce phénomène.

La sociologie et l’ Histoire sont intimement liés puisque la sociologie à un moment donné est en grande partie le résultat de l’Histoire. Dans le cas des relations de la France avec la religion, cela concerne les croisades dues à la concurrence entre l’Islam et Chrétienté en Palestine, mais aussi les guerres de religion qui ont endeuillé la société après l’émergence du protestantisme, puis la sécularisation de la société française après la révolution qui a mené à la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat. La laïcité s’est ensuite imposée par le biais de l’école

Selon le site gouvernemental français [2022gouvernement.fr], la laïcité garantit la liberté de conscience. De celle-ci découle la liberté de manifester ses croyances ou convictions dans les limites du respect de l’ordre public. La laïcité implique la neutralité de l’Etat et impose l’égalité de tous devant la loi sans distinction de religion ou conviction.

La laïcité garantit aux croyants et aux non-croyants le même droit à la liberté d’expression de leurs croyances ou convictions. Elle assure aussi bien le droit d’avoir ou de ne pas avoir de religion, d’en changer ou de ne plus en avoir. Elle garantit le libre exercice des cultes et la liberté de religion, mais aussi la liberté vis-à-vis de la religion : personne ne peut être contraint au respect de dogmes ou prescriptions religieuses.

La laïcité implique la séparation de l’Etat et des organisations religieuses. L’ordre politique est fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens, et l’Etat —qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte— ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses. De cette séparation se déduit la neutralité de l’Etat, des collectivités territoriales et des services publics, non de ses usagers. La République laïque impose ainsi l’égalité des citoyens face à l’administration et au service public, quelles que soient leurs convictions ou croyances.

La laïcité n’est pas une opinion parmi d’autres mais la liberté d’en avoir une. Elle n’est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l’ordre public.

Mais cette laïcité magnifiée basée sur les principes égalitaires et fraternels de la république française est mise à mal par l’ Histoire coloniale de la France, avec ses injustices et la domination de la culture et l’identité des populations immigrées depuis les années soixante, avec le drame encore présent dans les consciences de la guerre d’Algérie. Cet épisode de l’Histoire met en avant le côté sombre de la France et l’écart entre la présentation institutionnelle romancée et la réalité des faits qui se précise au fil des documentaires historiques. Ceci pose des problème dans les classes où les enseignants ne peuvent délivrer leur message devant la résistance des petit enfants des populations maltraitées. D’autant que ces population ont été regroupées dans des cités qui sont maintenant coupées de la société.

Dans les espaces urbains enclavés et confinés – certains espaces des « banlieues » – la distance sociale se creuse de manière désormais infranchissable entre les jeunes de la deuxième et encore plus, de la troisième génération par rapport à la société globale.[2019Khosrokhavar]

Par conséquent, l’étude de la radicalisation ne peut se contenter de porter sur le phénomène religieux, comme le souligne le discours public, il faut aussi l’aborder par les injustices et brimades que subissent les populations immigrée par la société des Droits de l’Homme.

Selon Seniguer [2016Seniguer] : Nous nous sommes au contraire efforcé d’interroger les angles morts de la réflexion sur la radicalisation, dont les emplois ne nous paraissent pas satisfaisants. Ceux-ci semblent confondre par trop, et par conséquent mettre sur la sellette sécuritaire, des attitudes religieuses dissemblables, confondant rigorisme moral et ritualisme, avec désirs de violence et de mise en cause de l’intégrité physique et psychologique d’autrui. Les confusions produites par le discours public, notamment politique, contribuent sur cette question comme sur bien d’autres à agrandir le fossé avec les musulmans, y compris loyalistes ou légalistes. Le sentiment d’humiliation d’une partie d’entre ceux-là risque de crisper davantage les relations sociales horizontales et verticales, donnant, au fur et à mesure, du grain à moudre supplémentaire aux discours de rejet et de violence d’organisations, à l’image de l’État islamique, qui base précisément sa propagande sur les crispations et tensions de la société française.

Il faut aussi souligner l’influence de l’imprimerie qui a permis la diffusion du savoir, et le siècle des lumières qui a inauguré le fantastique développement de la science. Cela a aussi contribué à une remise en cause de l’existence du divin et donc des religions.

Ainsi la France, plus que les autres pays est de nouveau confronté au phénomène religieux qu’elle a nié et qui revient en force, face au discours caricatural et athée qui se cache derrière une soit-disant laïcité, ce qui prédispose les individus fragiles ou influençables à la radicalisation.

Pour Settoul [2019Settoul] : Ces parcours ont comme dénominateur commun d’être ceux d’individus en situation de plus ou moins grande fragilité sociale et psychologique, voire psychiatrique. Le partage d’un sentiment de stigmatisation et d’isolement paraît également être une constante de ces itinéraires sociaux.

Nous observons que les problème principaux viennent du rejet mutuel de sociétés d’identités différentes dans un même espace d’une part, et d’autre part le non-reconnaissance de préjudices historiques d’autre part.


Le vouloir

Après l’analyse de l’influence de l’outil et de la société sur l’individu, qui correspondent d’une certaine manière au SURMOI de Freud, nous abordons l’aspect psychologique de la radicalisation qui dans la théorie de la médiation correspond le plan axiologique et dirige le vouloir de l’individu.

Selon le site [2020Jepense.org] : Ça, moi et surmoi sont des concepts fondateurs de la théorie psychanalytique de Freud (1856-1939), par lesquels le célèbre penseur a tenté d’approcher « l’appareil de l’âme« . Ces trois termes désignent des trois instances psychiques présentes en tout être humain, et qui déterminent en grande partie nos pensées et notre comportement.

Le « ça » est le point de départ de la vie psychique : c’est le réservoir primaire de l’énergie mentale. Lieu de chaos, « marmite bouillonnante », le ça désigne les instincts, les pulsions, les envies, les désirs et de manière générale toutes les forces qui tendent à satisfaire les besoins physiques et psychiques irrépressibles de l’individu. Le « ça » cherche la satisfaction et le plaisir.

Le « surmoi » désigne la prise en compte de ce qui a été intériorisé à travers l’éducation reçue. Il s’agit d’un ensemble de valeurs apprises, notamment dans le cercle familial, qui correspondent à la morale, au bien, et à ce qui permet d’être reconnu et aimé au niveau de la société. Le surmoi se forme tout au long de la première partie de la vie par l’intériorisation et l’acceptation des règles et des interdits. A l’âge adulte, le surmoi constitue la loi intérieure qui fonde l’individu. C’est le « gendarme intérieur ».

Le « moi » est l’instance qui fait le lien entre le ça et le surmoi, et aussi avec la réalité. En effet, le moi a pour fonction de s’adapter au réel (le monde extérieur, les situations et les contraintes qui vont à l’encontre des besoins du ça), tout en gérant les instincts (le ça) et la loi intérieure (le surmoi). Le moi tend vers l’utile, ou du moins vers la moins mauvaise solution. Il oeuvre pour l’auto-conservation, cherchant à limiter les dégâts, dans l’intérêt de l’individu pris dans son ensemble.

Ce plan est essentiel pour la compréhension des phénomènes de radicalisation puisqu’il détermine le passage ou non à l’acte de violence. Le travail de déradicalisation consiste pour Maria Mourani [2021Mourani] en des programmes de prévention en bas âge (dès l’âge de 9 ans) d’éducation à l’esprit critique, à la non violence. Dans les prisons, où l’on observe des effets positifs et négatifs de l’incarcération, la question est : Que fait on pour diminuer la colère dans les murs ?

Car il s’agit bien de colère, de sentiments d’injustice ou d’humiliation qui résultent du choc moral initiateur du processus de radicalisation, ce qui correspond au ça qui avec le surmoi donne le moi, expression observable de l’individu. Ce choc peut provenir d’évènements géopolitiques (signes de la guerre, charniers) ou personnels (violence physique ou psychiques, trauma, père absent, décédé, méprisé) qui associés à un terrain fragile et un environnement social dégradé voire marginalisé (délinquance, prison) déclenchent chez l’individu des sentiments de colère et de haine qu’il réinvestit dans une cause radicale. Le Jihad représente une intensité, de adrénaline par rapport à la vie qu’il mène, c’est plus une affirmation d’une identité bafouée. On tient donc trop compte de la religion dans le facteur de risque. Il faut apaiser la personne. C’est pourquoi Maria Mourani préconise de travailler sur les affects au lieu d’entrer dans le contre discours, et d’organiser un programme du désengagement dans les murs des prisons. La personne suit des ateliers pour prouver qu’elle se désengage du groupe auquel elle est affiliée.


Le voile dans le Coran

Nous abordons la question du voile dans une section spéciale du fait de l’importance qui est apportée à cette question par la société française au point d’en faire un enjeu politique.

La question du voile est évoquée dans quatre versets du Coran :

  • 24:31 Dis aux croyantes de baisser leurs regards,d’être chastes,de ne montrer que l’extérieur de leurs atours,de rabattre leurs voiles sur leurs poitrines,
  • 24:60 Il n’y a pas de faute à reprocher aux femmes qui ne peuvent plus enfanter et qui ne peuvent plus se marier,de déposer leurs voiles,à condition de ne pas se montrer dans tous leurs atours ;mais il est préférables pour elles de s’en abstenir.
  • 33:53 Quand vous demandez quelque objet aux épouses du Prophète, faites-les derrière un voile. Cela est plus pur pour vos cœurs et pour leurs cœurs.
  • 33:59 Ô Prophète !Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de se couvrir de leurs voiles : c’est pour elles le meilleur moyen de se faire connaître
  • On le lit, le Coran ne donne pas l’ordre clair et direct aux croyantes, les femmes musulmanes, de revêtir un voile sur leur tête. L’institution du voile comme commandement religieux est tirée de l’interprétation des versets cités ci-dessus. Au regard de la diversité du vocabulaire employé (hijab, khumur, jallabib), et de l’incapacité dans laquelle on se trouve à dire de quel vêtement il est question, il est possible que le souci principal n’ait pas été d’ordonner aux croyantes de revêtir un voile sur leur tête, comme pratique obligatoire et indiscutable à suivre pour la musulmane (comme l’est, par exemple, la prière pour tous les musulmans), mais d’établir des principes de bienséance, de préserver la pudicité au sein de la communauté des croyants, de protéger la chasteté des croyantes nubiles ou mariées et de répondre à certaines questions pratiques.[voile]

Cette charge ne repose pas entièrement sur le épaules des croyantes. Les hommes aussi doivent respecter l’exigence de pudeur, comme en atteste le verset 30 de la sourate 24 (La Lumière) : Dis aux croyants de baisser leurs regards et d’être chastes, cela est mieux pour eux. Allah est informé de tout ce qu’ils font.[voile]

Si on compare le Christianisme à l’Islam sur ce point, on constate que les musulmanes ne portaient pas le voile dans les années 1950 alors que les Chrétiennes portaient un foulard qu’elle ont quitté à la fin des années 1960 sous l’influence du concile de Vatican II en 1962 et la libération sexuelle de 1968. On peut considérer que cette libéralisation des mœurs à contribué à l’apparition des mouvements radicaux dans le monde musulman (frères musulmans, wahhabisme). La révolution iranienne a été largement favorisée par l’attitude des occidentaux qui travaillaient dans l’industrie pétrolière iranienne.

D’autre part, on observe de nombreuses différences dans les style de voiles selon les régions du monde. Depuis le voile unicolore et sobre des maghrébines à la bourkha des Afghanes en passant par les voile multicolores de Kurdes ou des africaines et le
Hidjab ou Niqab des saoudiennes, on constate que ces différentes tenues ont souvent un caractère traditionnel.

C’est surtout le voile intégral (Niqab) qui pose problème, puisqu’il constitue en France un atteinte au principe de voir le visage de la personne. De même que l’on ne peut se promener nu dans l’espace public en France contrairement à l’Inde (Sadhous), on ne peut pas non plus se couvrir complètement et se cacher le visage (sauf en cas de coronavirus :-).

On peut faire une analogie entre les musulmanes voilées et les nonnes chrétiennes car c’est le même effort pour plaire à Dieu en exagérant les commandements divins, comme la vie monastique et le célibat qui n’ont pas été prescrit par les religions. Le voile Islamique n’est donc pas un signe de soumission des femmes musulmanes mais plutôt un acte de foi lorsqu’il est consenti. Les musulmanes des sociétés matriarcales d’Indonésie portent le voile et La femme la plus adulées dans le Christianisme et l’Islam ne se représente que portant un voile, c’est la Vierge Marie.


Conclusion

Dans ce chapitre nous avons pu déconstruire le radicalisme et distribuer les paradigmes explicatifs selon les plans de la théorie de la médiation :

Le paradigme religieux appartient au plan du savoir de la glossologie ou linguistique, les paradigmes socio générationnel et politique sont guidés par la sociologie de l’être, alors que les paradigmes de l’emprise mentale et hybrides (imbrication entre délinquance et terrorisme) sont plutôt de l’ordre psychologique du vouloir. Il reste l’influence omniprésente de l’outil dans cette période post moderne.

Dans son article de l’IRSEM intitulé « L’ISLAM ET LA RADICALISATION AU SEIN DES ARMÉES OCCIDENTALES », Settoul [2019Settoul] présente des recommandation pour lutteur contre la radicalisation et le djihadisme :

Recommandations

• Développer la concertation entre les différents acteurs (psychologues, aumôniers, commandement) susceptibles de déceler des signes de radicalisation à différentes étapes du processus d’engagement (tests de sélection, vie régimentaire, etc.).

• Approfondir la connaissance de l’islam et la réflexion sur la cohabitation interreligieuse au sein des forces de sécurité en identifiant les zones de tension susceptibles de fragmenter la cohésion interne.

• Identifier l’impact des discriminations sur les phénomènes de radicalisation. Mettre en place un outil de veille et d’évaluation sur les questions de discrimination.

• Créer un groupe de travail pour valoriser les bonnes pratiques en lien avec les traditions culturelles militaires (benchmarking).

Nous nous inspirons de ces recommandations pour proposer des axes de réflexion :

  • Approfondir la connaissance de l’islam et la réflexion sur la cohabitation interreligieuse afin d’évacuer l’interprétation erronée de la religion et développer l’esprit critique et le discernement.
  • Alerter sur les influences néfastes des outils de propagande, accentuer le contrôle de l’origine de l’information sur Internet et tenter de contrôler le darknet. Éduquer les internautes au discernement et tenter de limiter l’effet caisse de résonance des réseaux sociaux par une éducation aux bon usages (netiquette) de l’Internet.
  • Faire un travail de mémoire et de reconnaissance du passé colonialiste et des attitudes racistes et humiliantes de la France et l’Occident en général. Il faut noter l’excellent travail de la chaîne de télévision franco-allemande ARTE dans ce domaine (thema, apocalypse, exterminons toutes ces brutes, la guerre d’Algérie, du Vietnam et du Rwanda, « retour à Kigali, une affaire française (15 ans après) » la colonisation, l’esclavage, les génocides, l’antisémitisme). Il faut revisiter l’Histoire entre populations de souche et immigrée afin de construire un passé commun sur lequel construire un futur commun. Lutter contre les inégalités sociales.
  • Privilégier les activités valorisantes pour les individus, notamment à l’école et les amener à se réaliser par une orientation adaptée à leurs aspiration. Accompagner et protéger les individus fragiles ou en difficulté. Un travail herméneutique juridique et biblique permettrait de comparer les sources et principes de justice de la société républicaine, de la Bible et du Coran afin de lever les incompréhensions entre espaces culturels différents. On peut proposer un sujet d’étude qui ferait le bilan des différences et similitudes entre les mise en œuvre d’une justice humaine qui est à la base fondée sur la loi du Talion (œil pour œil, dent pour dent). Une étude comparative des formalisations de la loi coranique dans la sharia permettrait de faire le bilan sur les différentes visions de la justice dans la laicité d’une part et le monde religieux d’autre part. Les différentes visions de la sharia dans le monde musulman seraient ensuite confrontées au Coran afin de définir une sharia de référence que l’on pourrait ensuite comparer au système judiciaire français.

Un sujet d’étude ou de recherche pourrait se décliner ainsi :

  • La sharia et la loi Coranique
  • Comparaison des sharia et confrontation avec le Coran
  • Le Coran et la laicité
  • Synthèse d’une loi Coranique validée par le Coran et confrontation à la loi républicaine
  • Analyse des écarts et différences
  • Comparaison avec d’autres lois religieuses
  • Principes éthiques dans la vie sociale, synthèse des devoirs citoyens religieux et coutumiers.
  • Application dans la vie civile, coopération entre responsables politiques et religieux Pour reprendre l’idée de Maria Mourani [2021Mourani] qui suit des jeunes radicalisés au Québec, où les personnes radicalisées suivent des ateliers pour prouver qu’elles se désengagent du groupe auquel elles sont affiliées, une autre activité pourrait consister à interpréter et classer un ensemble de versets du Corans dans différentes catégories, ce qui amènerait les radicalisés à se nourrir des versets qui prônent la patience, le pardon et le bien commun dans la société. Au fil de 36 lectures du Coran, nous avons sélectionné environ 500 versets qui nous semblent intéressants à proposer afin de prendre du recul par rapport à une lecture immédiate du texte. La section « extraits du Coran » représente un corpus de versets classifiés selon plusieurs catégories pour servir de base à nos réflexions sur le Livre. Cela ne remplace pas la lecture complète de ce texte sacré dont il faut s’inspirer tout au long de la vie.

Relations de cause à effet

Après le constat et l’analyse de la radicalisation, il peut être intéressant de s’interroger sur les raisons qui ont mené à ce phénomène, c’est à dire de traiter ce choc émotionnel qui a conduit à une colère et une indignation.

Jerome Ferret [2016Ferret] considère que sur les questions de terrorisme, on peut sans trop de justification estimer que l’État joue un rôle central, si ce n’est exclusif. Et il est normal de penser que dans une démocratie digne de ce nom, il devrait être naturel d’analyser et d’évaluer l’action publique menée au nom de la lutte contre le terrorisme pour en mesurer, de manière pragmatique, l’efficacité, mais également les possibles effets pervers.

Il considère que la sociologie peut dire, mesurer objectivement – contrairement à des experts privés, des hauts fonctionnaires, des partis politiques – ce qu’il en est, ce que fait l’État, ce qu’il ne fait pas, ce qu’il fait mal...

Depuis l’affaire Mohamed Merah en 2012 : avons-nous appris du passé de la lutte antiterroriste, avons-nous la capacité de prévenir et de lutter contre ces violences nouvelles, disposons-nous des bons outils d’analyse, d’action ?

On sait, par exemple, qu’arrimer toutes les politiques notamment éducatives à la sécurité radicalisent des publics qui ne l’étaient pas jusqu’à lors. Nombre de résultats de grandes enquêtes menées au Canada, notamment, montrent une augmentation des perceptions de la discrimination, une altérité qui devient un facteur de fragilisation et de détresse sociologique, cette adversité causant massivement un repli identitaire chez certains jeunes. Ne doit-on pas mobiliser les chercheurs pour mesurer d’ores et déjà ces effets et les anticiper dans les écoles, les universités, les quartiers ? Plus largement, ne doit-on pas au-delà chercher à comprendre la pluralité des pratiques religieuses (à partir de quel moment est-on « radicalisé » ?) et au-delà les nouvelles subjectivités des jeunes largement incompréhensibles pour la plupart des adultes, sans les caricaturer et les enfermer dans les seuls discours d’une jeunesse à risques ?[2016Ferret]

A la question La France est-elle une cible privilégiée, et si oui pourquoi ? François Burgat répond [2016Burgat] :

Peut-être bien. Certainement pas, comme nous le répète en chœur la classe politique tout entière, pour “ce qu’elle est”. Mais bien plus vraisemblablement pour ce qu’elle fait ! Il existe sans doute, historiquement, une altérité ethnique ou confessionnelle “à la française”, plus clivante que son homologue anglo-saxonne. Elle est héritée directement de cette propension de nos “Lumières” à n’éclairer qu’un seul des deux côtés de la longue route coloniale, c’est-à-dire des modalités de notre “assimilation” (à deux vitesses dans le meilleur des cas, jalonnée souvent d’épouvantables massacres) des colonisés puis, dans l’Hexagone, avec les limites du vivre ensemble que l’on sait de leurs descendants. Elle est héritée ensuite d’une conception très ethnocentrique de la laïcité. Notre propension à “ethniciser l’universel”, c’est-à-dire à confondre les frontières de l’universel avec celles de notre culture – est sans doute assez spécifiquement française. Cela explique peut-être le fait que les Anglo-Saxons, qui sont, à tort ou à raison, réputés s’être moins engagés que les Français sur le terrain de l’assimilation culturelle, prennent moins systématiquement la fuite aujourd’hui devant un Sikh enturbanné ou une musulmane voilée.

Ensuite, mais sans doute aurait-il fallu commencer par cela, nous avons fait montre d’une propension particulière – sur le modèle, il est vrai, des Américains et de leurs Pinochet – à soutenir, de Ben Ali à Sissi, les pires dictatures arabes contre leurs opposants islamistes même les plus modérés. Dans le droit fil de nos engagements coloniaux, nos aventures guerrières récentes (en Afghanistan, au Mali, en Syrie et en Irak), dont on attend jusqu’à ce jour une évaluation réaliste, ont bien évidemment parachevé ce profil.[2016Burgat]

Selon Xavier Crettiez [2011Crettiez] : Quelque soit le terrain analysé, il ne semble pas que ressorte clairement un profil type de l’activiste universellement applicable.

Dans l’étude de l’évolution processuelle des engagements radicaux, il définit trois temps de l’activisme qui relèvent de trois éléments différents mais cumulatifs :
- les facteurs (compris comme les éléments objectifs et mesurables qui déterminent partiellement les raisons de l’engagement),
- les
mécanismes (principalement cognitifs qui offrent aux acteurs une vision du monde et de leur propre rôle activiste)
- et les
processus (plus socio-politiques qui confrontent l’acteur à un environnement mouvant et participent de son évolution vers la radicalisation).

Des facteurs comme le niveau d’éducation, le niveau de chômage ou l’insertion professionnelle alimentent selon certains auteurs une frustration propice à l’engagement armé. La marginalisation économique d’un groupe social, religieux ou ethnique favorisera évidemment l’action collective protestataire violente comme c’est le cas au Sri Lanka pour les Tamouls ou en Ulster pour les catholiques. Mais cette logique de la frustration est excessivement généralisante pour comprendre les ressorts de l’engagement individuel : pourquoi certains seulement passent à l’action quand tant d’autres en situation similaire ne le font pas ?

Les critères évoqués - le genre, le niveau d’instruction ou l’insertion économique - peuvent avoir de l’importance pour comprendre les logiques de l’engagement mais ils ne peuvent être lus de façon universaliste tant ils prennent sens au sein de cultures locales qui leur donnent sens. Ici le fait d’être femme peut encourager l’engagement violent quand cela le découragera ailleurs. Là, la pauvreté et la marginalité seront des éléments clefs pour comprendre l’activisme mais ils ne le seront pas partout (les terroristes du 11 septembre étaient loin d’être des damnés de la terre) et surtout ne fonctionneront pas de façon automatique. Les déterminismes sociologiques lourds comptent mais ne suffisent pas.[2011Crettiez]

Ainsi nous pouvons conclure qu’il est impossible de caractériser la radicalisation d’un point de vue religieux, social ou personnel, mais que cette radicalisation islamiste est le reflet d’une radicalisation générale des individus et de la société sous l’influence des inégalités, de l’Histoire et de la technologie.

Si on prend l’exemple de la lutte contre le COVID-19, nous pouvons observer la radicalisation de la réponse à cette pandémie par l’attitude des occidentaux à vouloir la traiter par le vaccin, contrairement à la Chine, certains pays d’Amérique du sud et l’Afrique qui ont donné une chance à leur médecine ou pratique traditionnelle pour lutter contre le virus. Cela est dû à la foi des occidentaux en leur médecine qu’ils qualifient et traitent comme une science alors que contrairement à la biologie, la mathématique, la physique-chimie et l’informatique, cette discipline est une pratique, un exercice, voire une prestation de service. L’État, sous l’influence d’un conseil scientifique soi-disant indépendant a laissé la place à la toute puissance des laboratoires marchands pour vacciner la population à coup de propagande puis de coercition sous le prétexte sans cesse repoussé d’une victoire contre le virus. Les chinois et africains ne se sont pas précipités vers cette solution mais ont testé les remèdes que leur offre leur médecine traditionnelle. Nous assistons maintenant à une autre radicalisation en réaction à la première, celle des non vaccinés ou de ceux qui abandonnent et ne prennent pas les rappels. C’est bien cette prétention de l’homme et de son savoir qui est soulignée par ce verset du Coran : [Coran 22:73] 
O hommes ! Une parabole vous est proposée, écoutez-la : « Ceux que vous invoquez en dehors d’Allah ne sauraient même pas créer une mouche, quand même ils s’uniraient pour cela. Et si la mouche les dépouillait de quelque chose, ils ne sauraient le lui reprendre. Le solliciteur et le sollicité sont [également] faibles ! »

Cette situation montre à quel point la société française traditionnelle est arc-boutée sur des représentations, comme le rôle positif de la colonisation et le statut supérieur de la civilisation européenne. Le refus d’examen de conscience de notre société et la fuite en avant de notre idéologie matérialiste entretiennent la radicalité. C’est ce que relatent les militaires qui combattaient en Afghanistan en disant que lorsqu’ils tuaient un Taliban, il en créaient dix. Si l’on ne corrige pas la cause d’un phénomène, on ne peut l’éradiquer, mais seulement repousser son effet qui surgira dès que le contexte le permettra. Il s’agit ici de la société traditionnelle des français de souche qui n’est plus représentative de la société en général puisque celle-ci comprend maintenant les composantes migratoires de trois ou quatre générations qu’il faudra bien considérer, outre le statut administratif, comme des français à part entière. Cela rappelle la difficulté d’une partie de la société américaine à considérer les noirs comme des hommes libres et égaux en droits au blancs, du fait de l’empreinte inaltérable de l’esclavage. Seul Cuba semble libéré de ses démons racistes depuis sa révolution puisque les blancs ont intérêt à se tenir tranquilles et à faire profil bas, même s’ils se rattrapent sur le plan économique.

C’est bien cet héritage si bien résumé dans la conclusion d’un documentaire sur la décolonisation : « le regard du blanc » qui se révèle à l’occasion des crises successives et bientôt permanentes du capitalisme occidental, mais aussi dans la revendication des identités bafouées au sein même des sociétés.

A titre d’exemple nous proposons en annexe deux textes engagés : Bro Goz ma zadou (hymne breton) et « Quand l’agneau devient loup » (retour d’une mission humanitaire au Liban en 1988-89) à destination du lecteur avec cette question : s’agit-il de radicalisme ou bien l’expression d’une saine colère face à des injustice non réparées ? La troisième annexe est un témoignage de l’expérience religieuse d’un pélérinage à la Mecque qui constitue à notre sens un exemple de conversion réussie.

Conclusion

Les différentes sections de ce document ont montré a difficulté de caractériser le radicalisme religieux et sa population. Ce phénomène répond à plusieurs déterminismes :

- l’Histoire européenne qui a utilisé la théorie de l’évolution comme prétexte pour classifier et hiérarchiser les différents type humains et cultures afin de les asservir.

- la modernité qui est basée sur la domination et la technologie.

- le clivage social créé par les politiques des années 60

Mais cette radicalisation est plus générale et accompagne les crises climatique, politique, sociale et économique de cette fin de l’Age de fer, dans le cycle de 5000 ans qui précédera l’Age d’Or selon les Hindous, et bien sûr l’Apocalypse qui précède l’arrivée de Jésus Christ (Eisa) pour le Jugement dernier.

Nous vivons donc une période troublée, où après avoir applaudi les soignants au début de la crise sanitaire, nous avons abandonné sans indemnités les récalcitrants à se faire vacciner, laissant ainsi les laboratoires libres de tester leurs traitements sur les populations occidentales comme auparavant ils le faisaient en Afrique par le chantage sur les jeunes mamans de ne pas soigner leur enfant. Après tout, la loi du capitalisme consiste à se nourrir de la misère où qu’elle soit, tant que cela rapporte aux marchés et aux boursicoteurs. Le résultat sur le système de santé français est que maintenant les hôpitaux manquent cruellement de soignants à cause des politiques qui ont organisé une pénurie en pensant faire des économies d’une part, et d’autre part l’absentéisme des soignants vaccinés qui sont arrêtés pour cause de COVID (???!!!) et d’autres qui, dégoûtés par l’attitude de leurs compatriotes à leur égard vont exercer au Québec qui les accueille à bras ouverts.

Pendant ce temps, le communisme lave l’humiliation qui a suivi la chute du mur de Berlin, et la Russie, alliée à la Chine, se venge par l’Intermédiaire de Ukraine sur l’Occident qui, persuadé de la victoire, avait renié sa promesse de laisser entre la Russie et l’Otan des Etats tampons, avant que cette alliance ne vole en éclats sous la pression de la Chine qui voit déjà son empire reconstitué jusqu’à Irkoutsk en Sibérie et Taïwan dans leur mer de Chine. De son côté l’État d’Israël accueille les Juifs d’Ukraine, futur prétexte à une nouvelle appropriation de la Palestine qui doit mener à la constitution du grand Israël entre le Nil et l’Euphrate symbolisés par les deux bandes bleues de son drapeau, vidé de ses habitants par les guerres orchestrées sur les populations Irakienne et Syrienne qui s’entassent maintenant dans les camps de réfugiés ou bien font la manche aux feux rouges des carrefours de nos métropoles. Dans cette frénésie de pouvoir des dirigeants des grandes puissances qui présage le cataclysme nucléaire, l’humanité est en route pour le grand soir collectif où chacun se révélera dans la guerre, suivi du petit matin, lorsque le soleil se lèvera à l’Ouest au son des trompettes, pour le jour du Jugement dernier (17:9-15) et l’avènement de la balance des actions individuelles que les Egyptiens sculptaient déjà il y a très longtemps sur leurs bas reliefs.

Les ressemblances troublantes du récit de l’apocalypse (révélation) avec les désastres naturels, les épidémies et la guerre amèneront ceux qui ont la foi vers la prière tandis que d’autres suivront l’exemple des nazis du bunker d’Hitler pour une ultime orgie, entraînant avec eux les égarés.

C’est le message et l’avertissement du Coran :

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. (1)
Louange à Allah, Seigneur de l’univers. (2)
Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, (3)
Maître du Jour de la rétribution. (4)
C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours. (5)
Guide-nous dans le droit chemin, (6)
le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. (7)

Bibliographie

Extraits du Coran

Dans cette section, nous avons rassemblé et organisé des versets selon plusieurs catégories à destination des lecteurs qui souhaiteraient vérifier et approfondir les éléments que nous avons cités lors de la déconstruction du radicalisme. Ces éléments pourraient servir de base à une réflexion ou d’un atelier à destination des radicalisés afin de leur montrer les contradictions de leur engagement avec des éléments précis tirés du Coran .

Source : http://islam.faq.free.fr/livres/coran

Note : ces versets ont été choisis à partir de la version du Coran en esperanto et leur interprétation en français, anglais, espagnol ou allemand par exemple montre des différences notables. Il serait utile qu’un groupe d’arabophone corrige les écarts avec le texte original afin que l’on puisse élaborer une version commune du texte, même si cela semble impossible du fait de la vision du monde (Weltanchauung) associée à chaque langue, à moins que l’on s’accorde sur la version en esperanto. D’autre part les numéros des versets diffèrent selon que l’on compte ou pas le début de presque toutes les sourates «  au nom d’Allah clément et miséricordieux  » comme un verset.


Les trois religions Abrahamiques

Le Coran est la prolongation de la Torah et du Nouveau Testament, il ne renie aucune de ces écritures mais la précise.

Ainsi, (verset 2:41) : Oh fils d’Israël ! Souvenez vous de la faveur que Je vous ai faite. Tenez la promesse que vous m’avez faite, et Je tiendrai la promesse que je vous ai faite. Ne respectez que Moi, et (verset 2:48) Ho fils d’Israël ! Souvenez vous de la faveur que je vous ai faite et que Je vous ai placé au dessus de toutes les nations.

2:64 Vraiment, pour le Chrétiens, et pour les Juifs, et pour les Sabéens, donc pour tous ceux qui croient en Allah et au Jour du Jugement Dernier, et qui agissent bien, ils auront la récompense de leur Seigneur et pour eux, il n’y aura plus de peur ni de peine.

3 :67 Les Juifs et les Chrétiens ne seront jamais d’accord avec vous sauf si vous suivez leur foi. Dites : « En vérité, la voie d’Allah est unique » (verset 2:121). Dites est-ce que vous vous disputez avec nous à propos d’Allah ? Il est votre Seigneur et aussi notre Seigneur. (verset 2:140). Est-ce que vous diriez que Abraham et Ismaël, et Isaak et Jakob, et leurs fils étaient Juifs ou Chrétiens ? Dites : « Est-ce que vous savez mieux qu’Allah ? Qui est plus pêcheur que celui qui cache les preuves reçues d’Allah ? Allah sait ce que vous faites ! (verset 2:141).
Abraham n’était ni Juif ni Chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (Musulman). Et il n’était point du nombre des Associateurs.


5 :12. Et Allah certes prit l’engagement des enfants d’Israël. Nous nommâmes douze chefs d’entre eux. Et Allah dit : ‹Je suis avec vous, pourvu que vous accomplissiez la Salat, acquittiez la Zakat, croyiez en Mes messagers, les aidiez et fassiez à Allah un bon prêt. Alors, certes, J’effacerai vos méfaits, et vous ferai entrer aux Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux. Et quiconque parmi vous, après cela, mécroît, s’égare certes du droit chemin› !

Versets 5:12-19 les gens du Livre

Versets 5:27-31 les fils d’Adam


5 :51. Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.


5 :82. Tu trouveras certainement que les Juifs et les associateurs sont les ennemis les plus acharnés des croyants. Et tu trouveras certes que les plus disposés à aimer les croyants sont ceux qui disent : ‹Nous sommes chrétiens.› C’est qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et qu’ils ne s’enflent pas d’orgueil.
83. Et quand ils entendent ce qui a été descendu sur le Messager [Muhammad], tu vois leurs yeux déborder de larmes, parce qu’ils ont reconnu la vérité. Ils disent : ‹Ô notre Seigneur ! Nous croyons : inscris-nous donc parmi ceux qui témoignent (de la véracité du Coran).


22 :67. A chaque communauté, Nous avons assigné un culte à suivre. Qu’ils ne disputent donc point avec toi l’ordre reçu ! Et appelle à ton Seigneur. Tu es certes sur une voie droite.
68. Et s’ils discutent avec toi, alors dis : ‹C’est Allah qui connaît mieux ce que vous faites.
69. Allah jugera entre vous, au Jour de la Résurrection, ce en quoi vous divergez›.


29 :46. Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Et dites : ‹Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c’est à Lui que nous nous soumettons›.

37:100-117 Abraham

37:139 -148 Jonas avalé par le poisson

38:73-88 Iblis refuse de se prosterner devant Adam


39 :34. Ils auront tout ce qu’ils désireront auprès de leur Seigneur ; voilà la récompense des bienfaisants,
35. afin qu’Allah leur efface les pires de leurs actions et les récompense selon ce qu’ils auront fait de meilleur.


39 :53. Dis : ‹Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux›.
54. Et revenez repentant à votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui, avant que ne vous vienne le châtiment et vous ne recevez alors aucun secours.
55. Et suivez la meilleure révélation qui vous est descendue de la part de votre Seigneur, avant que le châtiment ne vous vienne soudain, sans que vous ne [le] pressentiez ;
56. avant qu’une âme ne dise : ‹Malheur à moi pour mes manquements envers Allah. Car j’ai été certes, parmi les railleurs› ;
57. ou qu’elle ne dise : ‹Si Allah m’avait guidée, j’aurais été certes, parmi les pieux› ;
58. ou bien qu’elle ne dise en voyant le châtiment : ‹Ah ! S’il y avait pour moi un retour ! Je serais alors parmi les bienfaisants›.
59. ‹Oh que si ! Mes versets te son venus et tu les as traités de mensonge, tu t’es enflé d’orgueil et tu étais parmi les mécréants›.
60. Et au Jour de la Résurrection, tu verras les visages de ceux qui mentaient sur Allah, assombris. N’est-ce pas dans l’Enfer qu’il y aura une demeure pour les orgueilleux ?
61. Et Allah sauvera ceux qui ont été pieux en leur faisant gagner [leur place au Paradis]. Nul mal ne les touchera et ils ne seront point affligés.


40 :40. Quiconque fait une mauvaise action ne sera rétribué que par son pareil ; et quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne action tout en étant croyant, alors ceux-là entreront au Paradis pour y recevoir leur subsistance sans compter.


40 :53. En effet, Nous avons guidé à Moïse, et fait hériter aux Enfants d’Israël, le Livre,


45 :16. Nous avons effectivement apporté aux Enfants d’Israël le Livre, la sagesse, la prophétie, et leur avons attribué de bonnes choses, et les préférâmes aux autres humains [leurs contemporains] ;
17. Et Nous leur avons apporté des preuves évidentes de l’Ordre. Ils ne divergèrent qu’après que la science leur fut venue, par agressivité entre eux. Ton Seigneur décidera parmi eux, au Jour de la Résurrection, sur ce en quoi ils divergeaient.
18. Puis Nous t’avons mis sur la voie de l’Ordre [une religion claire et parfaite]. Suis-la donc et ne suis pas les passions de ceux qui ne savent pas.
19. Il ne te seront d’aucune utilité vis-à-vis d’Allah. Les injustes sont vraiment alliés les uns des autres ; tandis qu’Allah est le Protecteur des pieux.
20. Ceci [le Coran] constitue pour les hommes une source de clarté, un guide et une miséricorde pour les gens qui croient avec certitude.
21. Ceux qui commettent des mauvaises actions comptent-ils que Nous allons les traiter comme ceux qui croient et accomplissent les bonnes oeuvres, dans leur vie et dans leur mort ? Comme ils jugent mal !
22. Et Allah a créé les cieux et la terre en toute vérité et afin que chaque âme soit rétribuée selon ce qu’elle a acquis. Ils ne seront cependant pas lésés.
23. Vois-tu celui qui prend sa passion pour sa propre divinité ? Et Allah l’égare sciemment et scelle son ouïe et son coeur et étend un voile sur sa vue. Qui donc peut le guider après Allah ? Ne vous rappelez-vous donc pas ?
24. Et ils dirent : ‹Il n’y a pour nous que la vie d’ici-bas : nous mourons et nous vivons et seul le temps nous fait périr›. Ils n’ont de cela aucune connaissance : ils ne font qu’émettre des conjectures.
25. Et quand on leur récite Nos versets bien clairs, leur seul argument est de dire : ‹Faites revenir nos ancêtres si vous êtes véridiques›.
26. Dis : ‹Allah vous donne la vie puis Il vous donne la mort. Ensuite Il vous réunira le Jour de la Résurrection, il n’y a pas de doute à ce sujet, mais la plupart des gens ne savent pas.
27. A Allah appartient le royaume des cieux et de la terre. Et le jour où l’Heure arrivera, ce jour-là, les imposteurs seront perdus.
28. Et tu verras chaque communauté agenouillée. Chaque communauté sera appelée vers son livre. On vous rétribuera aujourd’hui selon ce que vous oeuvriez.
29. Voilà Notre Livre. Il parle de vous en toute vérité car Nous enregistrions [tout] ce que vous faisiez›.
30. Ceux qui ont cru et fait de bonnes oeuvres, leur Seigneur les fera entrer dans sa miséricorde. Voilà le succès évident.
31. Et quant à ceux qui ont mécru [il sera dit] : ‹Mes versets ne vous étaient-ils pas récités ? Mais vous vous enfliez d’orgueil et vous étiez des gens criminels›.
32. Et quand on disait : ‹la promesse d’Allah est vérité ; et l’Heure n’est pas l’objet d’un doute›, vous disiez : ‹Nous ne savons pas ce que c’est que l’Heure ; et nous ne faisions à son sujet que de simples conjectures et nous ne sommes pas convaincus [qu’elle arrivera].
33. Et leur apparaîtra [la laideur] de leurs mauvaises actions. Et ce dont ils se moquaient les cernera.
34. Et on leur dira : ‹Aujourd’hui Nous vous oublions comme vous avez oublié la rencontre de votre jour que voici. Votre refuge est le Feu ; et vous n’aurez point de secoureurs.
35. Cela parce que vous preniez en raillerie les versets d’Allah et que la vie d’ici- bas vous trompait›. Ce jour-là on ne les en fera pas sortir et on ne les excusera pas non plus.


45 :9. Dis : ‹Je ne suis pas une innovation parmi les messagers ; et je ne sais pas ce que l’on fera de moi, ni de vous. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé ; et je ne suis qu’un avertisseur clair›.


46 :15. Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers ses père et mère : sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché ; et sa gestation et sevrage durant trente mois ; puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit : ‹Ô Seigneur ! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m’as comblé ainsi qu’à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne oeuvre que Tu agrées. Et fais que ma postérité soit de moralité saine, Je me repens à Toi et je suis du nombre des Soumis›.


47 :15. Voici la description du Paradis qui a été promis aux pieux : il y aura là des ruisseaux d’une eau jamais malodorante, et des ruisseaux d’un lait au goût inaltérable, et des ruisseaux d’un vin délicieux à boire, ainsi que des ruisseaux d’un miel purifié. Et il y a là, pour eux, des fruits de toutes sortes, ainsi qu’un pardon de la part de leur Seigneur. [Ceux-là] seront-ils pareils à ceux qui s’éternisent dans le Feu et qui sont abreuvés d’une eau bouillante qui leur déchire les entrailles ?


62 :5. Ceux qui ont été chargés de la Thora mais qui ne l’ont pas appliquée sont pareils à l’âne qui porte des livres. Quel mauvais exemple que celui de ceux qui traitent de mensonges les versets d’Allah et Allah ne guide pas les gens injustes.
6. Dis : ‹Ô vous qui pratiquez le judaïsme ! Si vous prétendez être les bien aimés d’Allah à l’exclusion des autres, souhaitez donc la mort, si vous êtes véridiques›.
7. Or, ils ne la souhaiteront jamais, à cause de ce que leurs mains ont préparé. Allah cependant connaît bien les injustes.
8. Dis : ‹La mort que vous fuyez va certes vous rencontrer. Ensuite vous serez ramenés à Celui qui connaît parfaitement le monde Invisible et le monde visible et qui vous informera alors de ce que vous faisiez›.
9. Ô vous qui avez cru ! Quand on appelle à la Salat du jour du Vendredi, accourez à l’invocation d’Allah et laissez tout négoce. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez !
10. Puis quand la Salat est achevée, dispersez-vous sur la terre, et recherchez [quelque effet] de la grâce d’Allah, et invoquez beaucoup Allah afin que vous réussissiez.
11. Quand ils entrevoient quelque commerce ou quelque divertissement, ils s’y dispersent et te laissent debout. Dis : ‹Ce qui est auprès d’Allah est bien meilleur que le divertissement et le commerce, et Allah est le Meilleur des pourvoyeurs›.


Le Coran


3 :7 C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s’y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d’autres versets qui peuvent prêter à d’interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au cœur une inclination vers l’égarement, mettent l’accent sur les versets à équivoque cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n’en connaît l’interprétation, à part Allah. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! » Mais, seuls les doués d’intelligence s’en rappellent.

2:79 Parmi eux, il y a les illettrés qui ne connaissent le Livre que par on-dit. Ils ne font que des conjectures.

3:78 Et il y a parmi eux certains qui détournent le sens du Livre par leur langue pour vous faire croire que cela provient du Livre, alors que ce n’est pas du Livre ; et ils disent : « Ceci vient d’Allah, alors que cela ne vient point d’Allah. Ils disent sciemment des mensonges contre Allah.


38 :65. Dis : ‹Je ne suis qu’un avertisseur. Point de divinité à part Allah, l’Unique, le Dominateur Suprême,
66. Seigneur des cieux et de la terre et de ce qui existe entre eux, le Puissant, le Grand Pardonneur›.
67. Dis : ‹Ceci (le Coran) est une grande nouvelle,
68. mais vous vous en détournez.
69. Je n’avais aucune connaissance de la cohorte sublime au moment où elle disputait.
70. Il m’est seulement révélé que je suis un avertisseur clair›.


Le sens de la pratique de l’Islam

4:31 Si vous évitez les grands péchés qui vous sont interdits, Nous effacerons vos méfaits de votre compte, et Nous vous ferons entrer dans un endroit honorable (le Paradis).

4 :57 Et quant à ceux qui ont cru et fait de bonnes oeuvres, bientôt Nous les ferons entrer aux Jardins sous lesquels coulent des ruisseaux. Ils y demeureront éternellement. Il y aura là pour eux des épouses purifiées. Et Nous les ferons entrer sous un ombrage épais.

4 :79 Tout bien qui t’atteint vient d’Allah, et tout mal qui t’atteint vient de toi- même. Et Nous t’avons envoyé aux gens comme Messager. Et Allah suffit comme témoin.


6 :50. Dis-[leur] : ‹Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah, ni que je connais l’Inconnaissable, et je ne vous dis pas que je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé.› Dis : ‹Est-ce que sont égaux l’aveugle et celui qui voit ? Ne réfléchissez-vous donc pas ?›


6 :108. N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance. De même, Nous avons enjolivé (aux yeux) de chaque communauté sa propre action. Ensuite, c’est vers leur Seigneur que sera leur retour ; et Il les informera de ce qu’ils oeuvraient.


6 :114. Chercherai-je un autre juge qu’Allah, alors que c’est Lui qui a fait descendre vers vous ce Livre bien exposé ? Ceux auxquels Nous avons donné le Livre savent qu’il est descendu avec la vérité venant de ton Seigneur. Ne sois donc point du nombre de ceux qui doutent.


6 :159. Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux- là tu n’es responsable en rien : leur sort ne dépend que d’Allah. Puis Il les informera de ce qu’ils faisaient.
160. Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice.
161. Dis : ‹Moi, mon Seigneur m’a guidé vers un chemin droit, une religion droite, la religion d’Abraham, le soumis exclusivement à Allah et qui n’était point parmi les associateurs.
162. Dis : ‹En vérité, ma Salat, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers.
163. A Lui nul associé ! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre.›
164. Dis : ‹Chercherais-je un autre Seigneur qu’Allah, alors qu’Il est le Seigneur de toute chose ? Chacun n’acquiert [le mal] qu’à son détriment : personne ne portera le fardeau (responsabilité) d’autrui. Puis vers votre Seigneur sera votre retour et Il vous informera de ce en quoi vous divergez.


7 :51. Ceux-ci prenaient leur religion comme distraction et jeu, et la vie d’ici-bas les trompait. Aujourd’hui, Nous les oublierons comme ils ont oublié la rencontre de leur jour que voici, et parce qu’ils reniaient Nos enseignements.


7 :153. Ceux qui ont fait de mauvaises actions et qui ensuite se sont repentis et ont cru... ton Seigneur, après cela est sûrement Pardonneur et Miséricordieux.


7 :175. Et raconte-leur l’histoire de celui à qui Nous avions donné Nos signes et qui s’en écarta. Le Diable, donc, l’entraîna dans sa suite et il devint ainsi du nombre des égarés.
176. Et si Nous avions voulu, Nous l’aurions élevé par ces mêmes enseignements, mais il s’inclina vers la terre et suivit sa propre passion. Il est semblable à un chien qui halète si tu l’attaques, et qui halète aussi si tu le caresses. Tel est l’exemple des gens qui traitent de mensonges Nos signes. Eh bien, raconte le récit. Peut-être réfléchiront-ils !


9 :13. Ne combattrez-vous pas des gens qui ont violé leurs serments, qui ont voulu bannir le Messager et alors que ce sont eux qui vous ont attaqués les premiers ? Les redoutiez-vous ? C’est Allah qui est plus digne de votre crainte si vous êtes croyants !
14. Combattez-les. Allah, par vos mains, les châtiera, les couvrira d’ignominie, vous donnera la victoire sur eux et guérira les poitrines d’un peuple croyant.


16 :97. Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne oeuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions.


28 :84. Quiconque viendra avec le bien, aura meilleur que cela encore ; et quiconque viendra avec le mal, (qu’il sache que) ceux qui commettront des méfaits ne seront rétribués que selon ce qu’ils ont commis.


29 :7. Et quant à ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, Nous leur effacerons leurs méfaits, et Nous le rétribuerons de la meilleure récompense pour ce qu’ils auront accompli.
8. Et Nous avons enjoint à l’homme de bien traiter ses père et mère, et ‹si ceux-ci te forcent à M’associer, ce dont tu n’as aucun savoir, alors ne leur obéis pas›. Vers Moi est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez.
9. Et quant à ceux qui croient et font de bonnes oeuvres, Nous les ferons certainement entrer parmi les gens de bien.


29 :12. Et ceux qui ne croient pas disent à ceux qui croient ; ‹Suivez notre sentier, et que nous supportions vos fautes›. Mais ils ne supporteront rien de leurs fautes. En vérité ce sont des menteurs.
13. Et très certainement, ils porteront leurs fardeaux et d’autres fardeaux en plus de leurs propres fardeaux. et ils seront interrogés, le Jour de la Résurrection, sur ce qu’ils inventaient.


31 :18. Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance : car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole.
19. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la plus détestée des voix, c’est bien la voix des ânes›.


34 :50. Dis : ‹Si je m’égare, je ne m’égare qu’à mes dépens ; tandis que si je me guide, alors c’est grâce à ce que Mon Seigneur m’a révèle, car Il est Audient et Proche›.


35 :18. Or, personne ne portera le fardeau de l’autrui. Et si une âme surchargée [de péchés] appelle à l’aide, rien de sa charge ne sera supporté par une autre même si c’est un proche parent. Tu n’avertis en fait, que ceux qui craignent leur Seigneur bien qu’ils ne Le voient pas, et qui accomplissent la Salat. Et quiconque se purifie, ne se purifie que pour lui-même, et vers Allah est la destination.


41 :33. Et qui profère les plus belles paroles que celui qui appelle à Allah, fait bonne oeuvre et dit : ‹Je suis du nombre des Musulmans ?›
34. La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux.


41 :46. Quiconque fait une bonne oeuvre, c’est pour son bien. Et quiconque fait le mal, il le fait à ses dépens. Ton Seigneur, cependant, n’est point injuste envers les serviteurs.


44 :15. Appelle donc (les gens) à cela ; reste droit comme il t’a été commandé ; ne suis pas leurs passions ; et dis : ‹Je crois en tout ce qu’Allah a fait descendre comme Livre, et il m’a été commandé d’être équitable entre vous. Allah est notre Seigneur et votre Seigneur. A nous nos oeuvres et à vous vos oeuvres. Aucun argument [ne peut trancher] entre nous et vous. Allah nous regroupera tous. Et vers Lui est la destination›.
16. Et ceux qui discutent au sujet d’Allah, après qu’il a été répondu à [Son appel], leur argumentation est auprès d’Allah sans valeur. Une colère tombera sur eux et ils auront un dur châtiment.


44 :36. Tout ce qui vous a été donné [comme bien] n’est que jouissance de la vie présente ; mais ce qui est auprès d’Allah est meilleur et plus durable pour ceux qui ont cru et qui placent leur confiance en leur Seigneur,
37. qui évitent [de commettre] des péchés les plus graves ainsi que les turpitudes, et qui pardonnent après s’être mis en colère,
38. qui répondent à l’appel de leur Seigneur, accomplissent la Salat, se consultent entre eux à propos de leurs affaires, dépensent de ce que Nous leur attribuons,
39. et qui, atteints par l’injustice, ripostent.
40. La sanction d’une mauvaise action est une mauvaise action [une peine] identique. Mais quiconque pardonne et réforme, son salaire incombe à Allah. Il n’aime point les injustes !
41. Quant à ceux qui ripostent après avoir été lésés,...ceux-là pas de voie (recours légal) contre eux ;
42. Il n’y a de voie [de recours] que contre ceux qui lèsent les gens et commettent des abus, contrairement au droit, sur la terre : ceux-là auront un châtiment douloureux.
43. Et celui qui endure et pardonne, cela en vérité, fait partie des bonnes dispositions et de la résolution dans les affaires.


49 :9. Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il se conforme à l’ordre d’Allah. Puis, s’il s’y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables.
10. Les croyants ne sont que des frères. Etablissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu’on vous fasse miséricorde.
11. Ô vous qui avez cru ! Qu’un groupe ne se raille pas d’un autre groupe : ceux-ci sont peut-être meilleurs qu’eux. Et que des femmes ne se raillent pas d’autres femmes : celles-ci sont peut-être meilleures qu’elles. Ne vous dénigrez pas et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux). Quel vilain mot que ‹perversion› lorsqu’on a déjà la foi. Et quiconque ne se repent pas... Ceux-là sont les injustes.
12. Ô vous qui avez cru ! Evitez de trop conjecturer [sur autrui] car une partie des conjectures est péché. Et n’espionnez pas ; et ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? (Non !) vous en aurez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux.
13. Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand- Connaisseur.


49 :17. Ils te rappellent leur conversion à l’Islam comme si c’était une faveur de leur part. Dis : ‹Ne me rappelez pas votre conversion à l’Islam comme une faveur. C’est tout au contraire une faveur dont Allah vous a comblés en vous dirigeant vers la foi, si toutefois vous êtes véridiques›.

50:16. Nous avons effectivement créé l’homme et Nous savons ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire
17. quand les deux recueillants, assis à droite et à gauche, recueillent.
18. Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire.
19. L’agonie de la mort fait apparaître la vérité : ‹Voilà ce dont tu t’écartais›.
20. Et l’on soufflera dans la Trompe : Voilà le jour de la Menace.
21. Alors chaque âme viendra accompagnée d’un conducteur et d’un témoin.
22. ‹Tu restais indifférent à cela. Et bien, Nous ôtons ton voile ; ta vue est perçante aujourd’hui.
23. Et son compagnon dira : ‹Voilà ce qui est avec moi, tout prêt›..
24. ‹Vous deux, jetez dans l’Enfer tout mécréant endurci et rebelle,
25. acharné à empêcher le bien, transgresseur, douteur,
26. celui qui plaçait à còté d’Allah une autre divinité. Jetez-le donc dans le dur châtiment›.
27. Son camarade (le Diable) dira : ‹Seigneur, ce n’est pas moi qui l’ai fait transgresser ; mais il était déjà dans un profond égarement›.
28. Alors [Allah] dira : ‹Ne vous disputez pas devant moi ! Alors que Je vous ai déjà fait part de la menace.
29. Chez moi, la parole ne change pas ; et Je n’opprime nullement les serviteurs›.
30. Le jour où Nous dirons à l’Enfer ; ‹Es-tu rempli ?› Il dira : ‹Y en a-t-il encore› ?
31. Le Paradis sera rapproché à proximité des pieux.
32. ‹Voilà ce qui vous a été promis, [ainsi qu’] à tout homme plein de repentir et respectueux [des prescriptions divines]
33. qui redoute le Tout Miséricordieux bien qu’il ne Le voit pas, et qui vient [vers Lui] avec un coeur porté à l’obéissance.
34. Entrez-y en toute sécurité›. Voilà le jour de l’éternité !
35. Il y aura là pour eux tout ce qu’ils voudront. Et auprès de Nous il y a davantage encore.


53 :32. ceux qui évitent les plus grands péchés ainsi que les turpitudes et [qui ne commettent] que des fautes légères. Certes, le pardon de Ton Seigneur est immense. C’est Lui qui vous connaît le mieux quand Il vous a produits de terre, et aussi quand vous étiez des embryons dans les ventres de vos mères. Ne vantez pas vous-mêmes votre pureté ; c’est Lui qui connaît mieux ceux qui [Le] craignent.


55 :17. Seigneur des deux Levants et Seigneur des deux Couchants !


Adam et Eve

7 :11. Nous vous avons créés, puis Nous vous avons donné une forme, ensuite Nous avons dit aux Anges : ‹Prosternez-vous devant Adam.› Ils se prosternèrent, à l’exception d’Iblis qui ne fut point de ceux qui se prosternèrent.
12. [Allah] dit : ‹Qu’est-ce qui t’empêche de te prosterner quand Je te l’ai commandé ?› Il répondit : ‹Je suis meilleur que lui : Tu m’as créé de feu, alors que Tu l’as créé d’argile›.
13. [Allah] dit : ‹Descends d’ici, Tu n’as pas à t’enfler d’orgueil ici. Sors, te voilà parmi les méprisés.›
14. ‹Accorde-moi un délai, dit (Satan) jusqu’au jour où ils seront ressuscités.›
15. [Allah] dit : ‹Tu es de ceux à qui délai est accordé.›
16. ‹Puisque Tu m’as mis en erreur, dit [Satan], je m’assoirai pour eux sur Ton droit chemin,
17. puis je les assaillirai de devant, de derrière, de leur droite et de leur gauche. Et, pour la plupart, Tu ne les trouveras pas reconnaissants.›
18. ‹Sors de là›, dit (Allah) banni et rejeté. ‹Quiconque te suit parmi eux... de vous tous, J’emplirai l’Enfer›.
19. ‹Ô Adam, habite le Paradis, toi et ton épouse ; et ne mangez en vous deux, à votre guise ; et n’approchez pas l’arbre que voici ; sinon, vous seriez du nombre des injustes.›
20. Puis le Diable, afin de leur rendre visible ce qui leur était caché - leurs nudités - leur chuchota, disant : ‹Votre Seigneur ne vous a interdit cet arbre que pour vous empêcher de devenir des Anges ou d’être immortels !›.
21. Et il leur jura : ‹Vraiment, je suis pour vous deux un bon conseiller›.
22. Alors il les fit tomber par tromperie. Puis, lorsqu’ils eurent goûté de l’arbre, leurs nudités leur devinrent visibles ; et ils commencèrent tous deux à y attacher des feuilles du Paradis. Et leur Seigneur les appela : ‹Ne vous avais-Je pas interdit cet arbre ? Et ne vous avais-Je pas dit que le Diable était pour vous un ennemi déclaré ?›


7 :27. Ô enfants d’Adam ! Que le Diable ne vous tente point, comme il a fait sortir du Paradis vos père et mère, leur arrachant leur vêtement pour leur rendre visibles leurs nudités. Il vous voit, lui et ses suppôts, d’où vous ne les voyez pas. Nous avons désigné les diables pour alliés à ceux qui ne croient point,
28. et quand ceux-ci commettent une turpitude, ils disent : ‹C’est une coutume léguée par nos ancêtres et prescrite par Allah.› Dis : ‹[Non,] Allah ne commande point la turpitude. Direz-vous contre Allah ce que vous ne savez pas ?›


Jésus Christ


2:253 Parmi ces messagers, Nous avons favorisé certains par rapport à d’autres. Il en est à qui Allah a parlé ; et Il en a élevé d’autres en grade. A Jésus fils de Marie Nous avons apporté les preuves, et l’avons fortifié par le Saint-Esprit. Et si Allah avait voulu, les gens qui vinrent après eux ne se seraient pas entretués, après que les preuves leur furent venues ; mais ils se sont opposés : les uns restèrent croyants, les autres furent infidèles. Si Allah avait voulu, ils ne se seraient pas entretués ; mais Allah fait ce qu’Il veut.

Pour Allah, Jésus est comme Adam qu’Il créa de poussière, puis Il lui dit : « Sois » : et il fut.(verset 3 :58)


4 :157. et à cause leur parole : ‹Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d’Allah›... Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié ; mais ce n’était qu’un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l’incertitude : ils n’en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l’ont certainement pas tué. 158. mais Allah l’a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage.159. Il n’y aura personne, parmi les gens du Livre, qui n’aura pas foi en lui avant sa mort. Et au Jour de la Résurrection, il sera témoin contre eux.


4 :171. Ô gens du Livre (Chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager d’Allah, Sa parole qu’Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas ‹Trois›. Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur.


5 :73. Ce sont certes des mécréants, ceux qui disent : ‹En vérité, Allah est le troisième de trois.› Alors qu’il n’y a de divinité qu’Une Divinité Unique ! Et s’ils ne cessent de le dire, certes, un châtiment douloureux touchera les mécréants d’entre eux.


5 :110. Et quand Allah dira : ‹Ô Jésus, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. Je t’enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l’évangile ! Tu fabriquais de l’argile comme une forme d’oiseau par Ma permission ; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l’aveugle- né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts. Je te protégeais contre les Enfants d’Israël pendant que tu leur apportais les preuves. Mais ceux d’entre eux qui ne croyaient pas dirent : ‹Ceci n’est que de la magie évidente›.
111. Et quand J’ai révélé aux Apòtres ceci : ‹Croyez en Moi et Mon messager (Jésus)›. Ils dirent : ‹Nous croyons ; et atteste que nous sommes entièrement soumis›.
112. (Rappelle-toi le moment) où les Apòtres dirent : ‹Ô Jésus, fils de Marie, se peut-il que ton Seigneur fasse descendre sur nous du ciel une table servie ?› Il leur dit : ‹Craignez plutòt Allah, si vous êtes croyants›.
113. Ils dirent : ‹Nous voulons en manger, rassurer ainsi nos coeurs, savoir que tu nous as réellement dit la vérité et en être parmi les témoins›.
114. ‹Ô Allah, notre Seigneur, dit Jésus, fils de Marie, fais descendre du ciel sur nous une table servie qui soit une fête pour nous, pour le premier d’entre nous, comme pour le dernier, ainsi qu’un signe de Ta part. Nourris-nous : Tu es le meilleur des nourrisseurs.›
115. ‹Oui, dit Allah, Je la ferai descendre sur vous. Mais ensuite, quiconque d’entre vous refuse de croire, Je le châtierai d’un châtiment dont Je ne châtierai personne d’autre dans l’univers.›
116. (Rappelle-leur) le moment où Allah dira : ‹Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux gens : ‹Prenez-moi, ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d’Allah ?› Il dira : ‹Gloire et pureté à Toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire ! Si je l’avais dit, Tu l’aurais su, certes. Tu sais ce qu’il y a en moi, et je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu.
117. Je ne leur ai dit que ce Tu m’avais commandé, (à savoir) : ‹Adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur›. Et je fus témoin contre eux aussi longtemps que je fus parmi eux. Puis quand Tu m’as rappelé, c’est Toi qui fus leur observateur attentif. Et Tu es témoin de toute chose.


10 :68. Ils disent : ‹Allah S’est donné un enfant› Gloire et Pureté à Lui ! Il est le Riche par excellence. A Lui appartient tout ce qui est aux cieux et sur la terre ; - vous n’avez pour cela aucune preuve. Allez-vous dire contre Allah ce que vous ne savez pas ?


61 :6. Et quand Jésus fils de Marie dit : ‹Ô Enfants d’Israël, je suis vraiment le Messager d’Allah [envoyé] à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera ‹Ahmad›. Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : ‹C’est là une magie manifeste›.


61 :14. Ô vous qui avez cru ! Soyez les alliés d’Allah, à l’instar de ce que Jésus fils de Marie a dit aux apòtres : ‹Qui sont mes alliés (pour la cause) d’Allah ?› - Les apòtres dirent : ‹Nous sommes les alliés d’Allah›. Un groupe des Enfants d’Israël crut, tandis qu’un groupe nia. nous aidâmes donc ceux qui crurent contre leur ennemi, et ils triomphèrent.


Les incroyants

Dans le Livre, il vous a déjà révélé ceci : lorsque vous entendez qu’on renie les versets (le Coran) d’Allah et qu’on s’en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu’à ce qu’ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. Allah rassemblera, certes, les hypocrites et les mécréants, tout, dan l’Enfer. (verset 4:140)


9 :29. Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humilies.
30. Les Juifs disent : ‹Uzayr est fils d’Allah› et les Chrétiens disent : ‹Le Christ est fils d’Allah›. Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils (de la vérité) ?
31. Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent.
32. Ils veulent éteindre avec leurs bouches la lumière d’Allah, alors qu’Allah ne veut que parachever Sa lumière, quelque répulsion qu’en aient les mécréants.
33. C’est Lui qui a envoyé Son messager avec la bonne direction et la religion de la vérité, afin qu’elle triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu’en aient les associateurs.
34. Ô vous qui croyez ! Beaucoup de rabbins et de moines dévorent, les biens des gens illégalement et [leur] obstruent le sentier d’Allah. A ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le sentier d’Allah, annonce un châtiment douloureux,


9 :97. Les Bédouins sont plus endurcis dans leur impiété et dans leur hypocrisie, et les plus enclins à méconnaître les préceptes qu’Allah a révélés à Son messager. Et Allah est Omniscient et Sage.
98. Parmi les Bédouins, certains prennent leur dépense (en aumòne ou à la guerre) comme une charge onéreuse, et attendent pour vous un revers de fortune. Que le malheur retombe sur eux ! Allah est Audient et Omniscient.
99. (Tel autre,) parmi les Bédouins, croit en Allah et au Jour dernier et prend ce qu’il dépense comme moyen de se rapprocher d’Allah et afin de bénéficier des invocations du Messager. C’est vraiment pour eux (un moyen) de se rapprocher (d’Allah) et Allah les admettra en Sa miséricorde. Car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.


9 :107. Ceux qui ont édifié une mosquée pour en faire [un mobile] de rivalité, d’impiété et de division entre les croyants, qui la préparent pour celui qui auparavant avait combattu Allah et Son Envoyé et jurent en disant : ‹Nous ne voulions que le bien !› [Ceux-là], Allah atteste qu’ils mentent.
108. Ne te tient jamais dans (cette mosquée). Car une Mosquée fondée dès le premier jour, sur la piété, est plus digne que tu t’y tiennes debout. [pour y prier] On y trouve des gens qui aiment bien se purifier, et Allah aime ceux qui se purifient.
109. Lequel est plus méritant ? Est-ce celui qui a fondé son édifice sur la piété et l’agrément d’Allah, ou bien celui qui a placé les assises de sa construction sur le bord d’une falaise croulante et qui croula avec lui dans le feu de l’Enfer ? Et Allah ne guide pas les gens injustes.
110. La construction qu’ils ont édifiée sera toujours une source de doute dans leurs coeurs, jusqu’à ce que leurs coeurs se déchirent. Et Allah est Omniscient et Sage.
111. Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent, et ils se font tuer. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l’Evangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu’Allah à son engagement ? Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait : Et c’est là le très grand succès.
112. Ils sont ceux qui se repentent, qui adorent, qui louent, qui parcourent la terre (ou qui jeûnent), qui s’inclinent, qui se prosternent, qui commandent le convenable et interdisent le blâmable et qui observent les lois d’Allah... et fais bonne annonce aux croyants.
113. Il n’appartient pas au Prophète et aux croyants d’implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils des parents alors qu’il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l’Enfer.


10 :40. Certains d’entre eux y croient, et d’autres n’y croient pas. Et ton Seigneur connaît le mieux les fauteurs de désordre.
41. Et s’ils te traitent de menteur, dis alors : ‹A moi mon oeuvre, et à vous la vòtre. Vous êtes irresponsables de ce que je fais et je suis irresponsable de ce que vous faites›.


15 :2. [Le Jour du Jugement Dernier] les mécréants voudraient avoir été Musulmans [soumis].
3. Laisse-les manger, jouir (un temps), et être distraits par l’espoir ; car bientôt ils sauront !
4. Or Nous ne détruisons aucune cité sans qu’elle n’ait eu [un terme fixé en] une Ecriture connue.
5. Nulle communauté ne devance son terme, ni ne le retarde.


109 :1. Dis : ‹Ô vous les infidèles !
2. Je n’adore pas ce que vous adorez.
3. Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore.
4. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez.
5. Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore.
6. A vous votre religion, et à moi ma religion›.


114 :1. Dis : ‹Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes.
2. Le Souverain des hommes,
3. Dieu des hommes,
4. contre le mal du mauvais conseiller, furtif,
5. qui souffle le mal dans les poitrines des hommes,
6. qu’il (le conseiller) soit un djinn, ou un être humain›.


Jour de la résurrection


56 :4. Quand la terre sera secouée violemment,
5. et les montagnes seront réduites en miettes,
6. et qu’elles deviendront poussière éparpillée
7. alors vous serez trois catégories :
8. les gens de la droite - que sont les gens de la droite ?
9. Et les gens de la gauche - que sont les gens de la gauche ?
10. Les premiers (à suivre les ordres d’Allah sur la terre) ce sont eux qui seront les premiers (dans l’au-delà)
11. Ce sont ceux-là les plus rapprochés d’Allah
12. dans les Jardins des délices,
13. une multitude d’élus parmi les premières [générations],
14. et un petit nombre parmi les dernières [générations],
15. sur des lits ornés [d’or et de pierreries],
16. s’y accoudant et se faisant face.
17. Parmi eux circuleront des garçons éternellement jeunes,
18. avec des coupes, des aiguières et un verre [rempli] : d’une liqueur de source
19. qui ne leur provoquera ni maux de tête ni étourdissement ;
20. et des fruits de leur choix,
21. et toute chair d’oiseau qu’ils désireront.
22. Et ils auront des houris aux yeux, grands et beaux,
23. pareilles à des perles en coquille.
24. en récompense pour ce qu’ils faisaient.
25. Ils n’y entendront ni futilité ni blasphème ;
26. mais seulement les propos : ‹Salam ! Salam !›... [Paix ! paix !]
27. Et les gens de la droite ; que sont les gens de la droite ?
28. [Ils seront parmi] : des jujubiers sans épines,
29. et parmi des bananiers aux régimes bien fournis,
30. dans une ombre étendue
31. [près] d’une eau coulant continuellement,
32. et des fruits abondants
33. ni interrompus ni défendus,
34. sur des lits surélevés,
35. C’est Nous qui les avons créées à la perfection,
36. et Nous les avons faites vierges,
37. gracieuses, toutes de même âge,
38. pour les gens de la droite,
39. une multitude d’élus parmi les premières [générations],
40. et une multitude d’élus parmi les dernières [générations],
41. Et les gens de la gauche ; que sont les gens de la gauche ?
42. ils seront au milieu d’un souffle brûlant et d’une eau bouillante,
43. à l’ombre d’une fumée noire
44. ni fraîche, ni douce.
45. Ils vivaient auparavant dans le luxe.
46. Ils persistaient dans le grand péché [le polythéisme]
47. et disaient : ‹Quand nous mourrons et serons poussière et ossements, serons-nous ressuscités ?
48. ainsi que nos anciens ancêtres ?...›
49. Dis : ‹En vérité les premiers et les derniers
50. seront réunis pour le rendez-vous d’un jour connu›.
51. Et puis, vous, les égarés, qui traitiez (la Résurrection) de mensonge,
52. vous mangerez certainement d’un arbre de Zaqqoum.
53. Vous vous en remplirez le ventre,
54. puis vous boirez par-dessus cela de l’eau bouillante,
55. vous en boirez comme boivent les chameaux assoiffés.
56. Voilà le repas d’accueil qui leur sera servi, au jour de la Rétribution.
57. C’est Nous qui vous avons créés. Pourquoi ne croiriez-vous donc pas [à la résurrection] ?

57:20. Sachez que la vie présente n’est que jeu, amusement, vaine parure, une course à l’orgueil entre vous et une rivalité dans l’acquisition des richesses et des enfants. Elle est en cela pareille à une pluie : la végétation qui en vient émerveille les cultivateurs, puis elle se fane et tu la vois donc jaunie ; ensuite elle devient des débris. Et dans l’au- delà, il y a un dur châtiment, et aussi pardon et agrément d’Allah. Et la vie présente n’est que jouissance trompeuse.
21. Hâtez-vous vers un pardon de votre Seigneur ainsi qu’un Paradis aussi large que le ciel et la terre, préparé pour ceux qui ont cru en Allah et en Ses Messagers. Telle est la grâce d’Allah qu’Il donne à qui Il veut. Et Allah est le Détenteur de l’énorme grâce.
22. Nul malheur n’atteint la terre ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un Livre avant que Nous ne l’ayons créé ; et cela est certes facile à Allah,
23. afin que vous ne vous tourmentiez pas au sujet de ce qui vous a échappé, ni n’exultiez pour ce qu’Il vous a donné. Et Allah n’aime point tout présomptueux plein de gloriole.
24. Ceux qui sont avares et ordonnent aux gens l’avarice. et quiconque se détourne... Allah Se suffit alors à Lui-même et Il est Digne de louange.
25. Nous avons effectivement envoyé Nos Messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux le Livre et la balance, afin que les gens établissent la justice. Et Nous avons fait descendre le fer, dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens, et pour qu’Allah reconnaisse qui, dans l’Invisible, défendra Sa cause et celle de Ses Messagers. Certes, Allah est Fort et Puissant.


57 :29. Cela afin que les gens du Livre sachent qu’ils ne peuvent en rien disposer de la grâce d’Allah et que la grâce est dans la main d’Allah ; Il la donne à qui Il veut, et Allah est le Détenteur de la grâce immense.


La prière (ablutions)


5 :6. Ô les croyants ! Lorsque vous vous levez pour la Salat, lavez vos visages et vos mains jusqu’aux coudes ; passez les mains mouillées sur vos têtes ; et lavez-vous les pieds jusqu’aux chevilles. Et si vous êtes pollués ‹junub›, alors purifiez-vous (par un bain) ; mais si vous êtes malades, ou en voyage, ou si l’un de vous revient du lieu ou’ il a fait ses besoins ou si vous avez touché aux femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à la terre pure, passez-en sur vos visages et vos mains. Allah ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait. Peut-être serez-vous reconnaissants.



L’aumône


9 :60. Les Sadaqats ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les coeurs sont à gagner (à l’Islam), l’affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d’Allah, et pour le voyageur (en détresse). C’est un décret d’Allah ! Et Allah est Omniscient et Sage.


La nourriture


2:174 Certes, Il vous interdit la chair d’une bête morte, le sang, la viande de porc et ce sur quoi on a invoqué un autre qu’Allah. Il n’y a pas de péché sur celui qui est contraint sans toutefois abuser ni transgresser, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.


5 :4. Ils t’interrogent sur ce qui leur permis. Dis : ‹Vous sont permises les bonnes nourritures, ainsi que ce que capturent les carnassiers que vous avez dressés, en leur apprenant ce qu’Allah vous a appris. Mangez donc de ce qu’elles capturent pour vous et prononcez dessus le nom d’Allah. Et craignez Allah. Car Allah est, certes, prompt dans les comptes.


6 :
145. Dis : ‹Dans ce qui m’a été révélé, je ne trouve d’interdit, à aucun mangeur d’en manger, que la bête (trouvée) morte, ou le sang qu’on a fait couler, ou la chair de porc - car c’est une souillure - ou ce qui, par perversité, a été sacrifié à autre qu’Allah.› Quiconque est contraint, sans toutefois abuser ou transgresser, ton Seigneur est certes Pardonneur et Miséricordieux. 146. Aux Juifs, Nous avons interdit toute bête à ongle unique. Des bovins et des ovins, Nous leurs avons interdit les graisses, sauf ce que portent leur dos, leurs entrailles, ou ce qui est mêlé à l’os. Ainsi les avons-Nous punis pour leur rébellion. Et Nous sommes bien véridiques.


16 :114. Mangez donc de ce qu’Allah vous a attribué de licite et de bon. Et soyez reconnaissants pour les bienfaits d’Allah, si c’est Lui que vous adorez.
115. Il vous a, en effet, interdit (la chair) de la bête morte, le sang, la chair de porc, et la bête sur laquelle un autre nom que celui d’Allah a été invoque. Mais quiconque en mange sous contrainte, et n’est ni rebelle ni transgresseur, alors Allah est Pardonneur et Miséricordieux.


L’alcool

Ils t’interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis : « Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens ; mais dans les deux, le péché est plus grand que l’utilité ». (verset 2:219)

4:43 Ô les croyants ! N’approchez pas de la Salat alors que vous êtes ivres, attendez jusqu’à ce que vous compreniez ce que vous dites, et aussi quand vous êtes en état d’impureté [pollués] - à moins que vous ne soyez en voyage - jusqu’à ce que vous ayez pris un bain rituel. Si vous êtes malades ou en voyage, ou si l’un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins, ou si vous avez touché à des femmes et vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez à une terre pure, et passez-vous-en sur vos visages et sur vos mains. Allah, en vérité est Indulgent et Pardonneur.


5 :90. Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination, oeuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez.
5 :91. Le Diable ne veut que jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, l’inimité et la haine, et vous détourner d’invoquer Allah et de la Salat. Allez-vous donc y mettre fin ?


La justice

4 :92 Il n’appartient pas à un croyant de tuer un autre croyant, si ce n’est par erreur. Quiconque tue par erreur un croyant, qu’il affranchisse alors un esclave croyant et remette à sa famille le prix du sang, à moins que celle-ci n’y renonce par charité. Mais si [le tué] appartenait à un peuple ennemi à vous et qu’il soit croyant, qu’on affranchisse alors un esclave croyant. S’il appartenait à un peuple auquel vous êtes liés par un pacte, qu’on verse alors à sa famille le prix du sang et qu’on affranchisse un esclave croyant. Celui qui n’en trouve pas les moyens, qu’il jeûne deux mois d’affilée pour être pardonné par Allah. Allah est Omniscient et Sage. 4 :93 Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l’a frappé de Sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment.


5 :32. C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre.


5 :38. Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d’Allah. Allah est Puissant et Sage.
5 :39. Mais quiconque se repent après son tort et se réforme, Allah accepte son repentir. Car, Allah est, certes, Pardonneur et Miséricordieux.
5 :40. Ne sais-tu pas qu’à Allah appartient la royauté des cieux et de la terre ? Il châtie qui Il veut et pardonne à qui Il veut. Et Allah est Omnipotent.


5 :44. Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants.
45. Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, oeil pour oeil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes.
46. Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux.
47. Que les gens de l’Evangile jugent d’après ce qu’Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers.
48. Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui. Juge donc parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t’est venue. A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre. Si Allah avait voulu, certes Il aurait fait de vous tous une seule communauté. Mais Il veut vous éprouver en ce qu’Il vous donne. Concurrencez donc dans les bonnes oeuvres. C’est vers Allah qu’est votre retour à tous ; alors Il vous informera de ce en quoi vous divergiez.
49. Juge alors parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu’ils ne tentent de t’éloigner d’une partie de ce qu’Allah t’a révélé. Et puis, s’ils refusent (le jugement révélé) sache qu’Allah veut les affliger [ici-bas] pour une partie de leurs péchés. Beaucoup de gens, certes, sont des pervers.
50. Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent ? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ?


6 :152. Et ne vous approchez des biens de l’orphelin que de la plus belle manière, jusqu’à ce qu’il ait atteint sa majorité. Et donnez la juste mesure et le bon poids, en toute justice. Nous n’imposons à une âme que selon sa capacité. Et quand vous parlez, soyez équitables même s’il s’agit d’un proche parent. Et remplissez votre engagement envers Allah. Voilà ce qu’Il vous enjoint. Peut-être vous rappellerez-vous.


16 :119. Puis ton Seigneur envers ceux qui ont commis le mal par ignorance, et se sont par la suite repentis et ont amélioré leur conduite, ton Seigneur, après cela est certes Pardonneur et Miséricordieux.


16 :126. Et si vous punissez, infligez [à l’agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez... cela est certes meilleur pour les endurants.


17 :9. Certes, ce Coran guide vers ce qu’il y a de plus droit, et il annonce aux croyants qui font de bonnes oeuvres qu’ils auront une grande récompense,
10. et à ceux qui ne croient pas en l’au-delà, que Nous leur avons préparé un châtiment douloureux.
11. L’homme appelle le mal comme il appelle le bien, car l’homme est très hâtif.
12. Nous avons fait de la nuit et du jour deux signes, et Nous avons effacé le signe de la nuit, tandis que Nous avons rendu visible le signe du jour, pour que vous recherchiez des grâces de votre Seigneur, et que vous sachiez le nombre des années et le calcul du temps. Et Nous avons expliqué toute chose d’une manière détaillée.
13. Et au cou de chaque homme, Nous avons attaché son oeuvre. Et au Jour de la Résurrection, Nous lui sortirons un écrit qu’il trouvera déroulé :
14. ‹Lis ton écrit. Aujourd’hui, tu te suffis d’être ton propre comptable›.
15. Quiconque prend le droit chemin ne le prend que pour lui-même ; et quiconque s’égare, ne s’égare qu’à son propre détriment. Et nul ne portera le fardeau d’autrui. Et Nous n’avons jamais puni [un peuple] avant de [lui] avoir envoyé un Messager.


17 :31. Et ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté ; c’est Nous qui attribuons leur subsistance ; tout comme à vous. Les tuer, c’est vraiment, un énorme pêché.
32. Et n’approchez point la fornication. En vérité, c’est une turpitude et quel mauvais chemin !
33. Et ; sauf en droit, ne tuez point la vie qu’Allah a rendu sacrée. Quiconque est tué injustement, alors Nous avons donné pouvoir à son proche [parent] . Que celui-ci ne commette pas d’excès dans le meurtre, car il est déjà assisté (par la loi).
34. Et n’approchez les biens de l’orphelin que de la façon la meilleure, jusqu’à ce qu’il atteigne sa majorité. Et remplissez l’engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements
35. Et donnez la pleine mesure quand vous mesurez ; et pesez avec une balance exacte. C’est mieux [pour vous] et le résultat en sera meilleur.


22 :38. Allah prend la défense de ceux qui croient. Allah n’aime aucun traître ingrat.
39. Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) - parce que vraiment ils sont lésés ; et Allah est certes Capable de les secourir -
40. ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, - contre toute justice, simplement parce qu’ils disaient : ‹Allah est notre Seigneur›. - Si Allah ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom d’Allah est beaucoup invoqué. Allah soutient, certes, ceux qui soutiennent (Sa Religion). Allah est assurément Fort et Puissant,
41. ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la Salat, acquittent la Zakat, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l’issue finale de toute chose appartient à Allah.


24 :2. La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah - si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition.
3. Le fornicateur n’épousera qu’une fornicatrice ou une associatrice. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un associateur ; et cela a été interdit aux croyants.
4. Et ceux qui lancent des accusations contre des femmes chastes sans produire par la suite quatre témoins, fouettez-les de quatre-vingts coups de fouet, et n’acceptez plus jamais leur témoignage. Et ceux-là sont les pervers,
5. à l’exception de ceux qui, après cela, se repentent et se réforment, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.
6. Et quant à ceux qui lancent des accusations contre leurs propres épouses, sans avoir d’autres témoins qu’eux mêmes, le témoignage de l’un d’eux doit être une quadruple attestation par Allah qu’il est du nombre des véridiques,
7. et la cinquième [attestation] est ‹que la malédiction d’Allah tombe sur lui s’il est du nombre des menteurs›.
8. Et on ne lui infligera pas le châtiment [de la lapidation] si elle atteste quatre fois par Allah qu’il [son mari] est certainement du nombre des menteurs,
9. et la cinquième [attestation] est que la colère d’Allah soit sur elle, s’il était du nombre des véridiques.
10. Et, n’étaient la grâce d’Allah sur vous et Sa miséricorde...! Allah est Grand, Accueillant au repentir et Sage !
11. Ceux qui sont venus avec la calomnies sont un groupe d’entre vous. Ne pensez pas que c’est un mal pour vous, mais plutòt, c’est un bien pour vous. A chacun d’eux ce qu’il s’est acquis comme pêché. Celui d’entre eux qui s’est chargé de la plus grande part aura un énorme châtiment.


Le mariage


4 :19. Ô les croyants ! Il ne vous est pas licite d’hériter des femmes contre leur gré. Ne les empêchez pas de se remarier dans le but de leur ravir une partie de ce que vous aviez donné, à moins qu’elles ne viennent à commettre un péché prouvé. Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien.
20. Si vous voulez substituer une épouse à une autre, et que vous ayez donné à l’une un quintar, n’en reprenez rien. Quoi ! Le reprendriez-vous par injustice et péché manifeste ?
21. Comment oseriez-vous le reprendre, après que l’union la plus intime vous ait associés l’un à l’autre et qu’elles aient obtenu de vous un engagement solennel ?
22. Et n’épousez pas les femmes que vos pères ont épousées, exception faite pour le passé. C’est une turpitude, une abomination, et quelle mauvaise conduite !
23. Vous sont interdites vos mères, filles, soeurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d’un frère et filles d’une soeur, mères qui vous ont allaités, soeurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage ; si le mariage n’a pas été consommé, ceci n’est pas un péché de votre part ; les femmes de vos fils nés de vos reins ; de même que deux soeurs réunies - exception faite pour le passé. Car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux ;
24. et parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. Prescription d’Allah sur vous ! A part cela, il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos bien et en concluant mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d’elles, donnez-leur leur mahr, comme une chose due. Il n’y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation du mahr. Car Allah est, certes, Omniscient et Sage.
25. Et quiconque parmi vous n’a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Allah connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l’autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur un mahr convenable ; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins. Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l’adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d’entre vous qui craint la débauche ; mais ce serait mieux pour vous d’être endurant. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux.


4:34 Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand !


24 :30. Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C’est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu’ils font.
31. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines ; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès.

33:49-55


33 :59. Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.


Le divorce


2 :226. Pour ceux qui font le serment de se priver de leur femmes, il y a un délai d’attente de quatre mois. Et s’ils reviennent (de leur serment) celui-ci sera annulé, car Allah est certes Pardonneur et Miséricordieux !
227. Mais s’ils se décident au divorce, (celui-ci devient exécutoire) car Allah est certes Audient et Omniscient.
228. Et les femmes divorcées doivent observer un délai d’attente de trois menstrues ; et il ne leur est pas permis de taire ce qu’Allah a créé dans leurs ventres, si elles croient en Allah et au Jour dernier. Et leurs époux seront plus en droit de les reprendre pendant cette période, s’ils veulent la réconciliation. Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles. Et Allah est Puissant et Sage.
229. Le divorce est permis pour seulement deux fois. Alors, c’est soit la reprise conformément à la bienséance, ou la libération avec gentillesse. Et il ne vous est pas permis de reprendre quoi que ce soit de ce que vous leur aviez donné, - à moins que tous deux ne craignent de ne point pouvoir se conformer aux ordres imposés par Allah. Si donc vous craignez que tous deux ne puissent se conformer aux ordres d’Allah, alors ils ne commettent aucun péché si la femme se rachète avec quelque bien. Voilà les ordres d’Allah. Ne les transgressez donc pas. Et ceux qui transgressent les ordres d’Allah ceux-là sont les injustes.
230. S’il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu’elle n’aura pas épousé un autre. Et si ce (dernier) la répudie alors les deux ne commettent aucun péché en reprenant la vie commune, pourvu qu’ils pensent pouvoir tous deux se conformer aux ordres d’Allah. Voilà les ordres d’Allah, qu’Il expose aux gens qui comprennent.
231. Et quand vous divorcez d’avec vos épouses, et que leur délai expire, alors, reprenez-les conformément à la bienséance, ou libérez-les conformément à la bienséance. Mais ne les retenez pas pour leur faire du tort : vous transgresseriez alors et quiconque agit ainsi se fait du tort à lui-même. Ne prenez pas en moquerie les versets d’Allah. Et rappelez-vous le bienfait d’Allah envers vous, ainsi que le Livre et la Sagesse qu’Il vous a fait descendre, par lesquels Il vous exhorte. Et craignez Allah, et sachez qu’Allah est Omniscient.
232. Et quand vous divorcez d’avec vos épouses, et que leur délai expire, alors ne les empêchez pas de renouer avec leurs époux, s’ils s’agréent l’un l’autre, et conformément à la bienséance. Voilà à quoi est exhorté celui d’entre vous qui croit en Allah et au Jour dernier. Ceci est plus décent et plus pur pour vous. Et Allah sait, alors que vous ne savez pas.
233. Et les mères, qui veulent donner un allaitement complet, allaiteront leurs bébés deux ans complets. Au père de l’enfant de les nourrir et vêtir de manière convenable. Nul ne doit supporter plus que ses moyens. La mère n’a pas à subir de dommage à cause de son enfant, ni le père, à cause de son enfant. Même obligation pour l’héritier. Et si, après s’être consultés, tous deux tombent d’accord pour décider le sevrage, nul grief a leur faire. Et si vous voulez mettre vos enfants en nourrice, nul grief à vous faire non plus, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue, conformément à l’usage. Et craignez Allah, et sachez qu’Allah observe ce que vous faites.
234. Ceux des vòtres que la mort frappe et qui laissent des épouses : celles-ci doivent observer une période d’attente de quatre mois et dix jours. Passé ce délai, on ne vous reprochera pas la façon dont elles disposeront d’elles mêmes d’une manière convenable. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.
235. Et on ne vous reprochera pas de faire, aux femmes, allusion à une proposition de mariage, ou d’en garder secrète l’intention. Allah sait que vous allez songer à ces femmes. Mais ne leur promettez rien secrètement sauf à leur dire des paroles convenables. Et ne vous décidez au contrat de mariage qu’à l’expiration du délai prescrit. Et sachez qu’Allah sait ce qu’il y a dans vos âmes. Prenez donc garde à Lui, et sachez aussi qu’Allah est Pardonneur et Plein de mansuétude.
236. Vous ne faites point de péché en divorçant d’avec des épouses que vous n’avez pas touchées, et à qui vous n’avez pas fixé leur mahr. Donnez-leur toutefois - l’homme aisé selon sa capacité, l’indigent selon sa capacité - quelque bien convenable dont elles puissent jouir. C’est un devoir pour les bienfaisants.
237. Et si vous divorcez d’avec elles sans les avoir touchées, mais après fixation de leur mahr, versez-leur alors la moitié de ce que vous avez fixé, à moins qu’elles ne s’en désistent, ou que ne se désiste celui entre les mains de qui est la conclusion du mariage. Le désistement est plus proche de la piété. Et n’oubliez pas votre faveur mutuelle. Car Allah voit parfaitement ce que vous faites.


58 :1. Allah a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de son époux et se plaignait à Allah. Et Allah entendait votre conversation, car Allah est Audient et Clairvoyant.
2. Ceux d’entre vous qui répudient leurs femme, en déclarant qu’elles sont pour eux comme le dos de leur mères... alors qu’elles ne sont nullement leur mères, car ils n’ont pour mères que celles qui les ont enfantés. Ils prononcent certes une parole blâmable et mensongère. Allah cependant est Indulgent et Pardonneur.
3. Ceux qui comparent leurs femmes au dos de leurs mères, puis reviennent sur ce qu’ils ont dit, doivent affranchir un esclave avant d’avoir aucun contact [conjugal] avec leur femme. C’est ce dont on vous exhorte. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.
4. Mais celui qui n’en trouve pas les moyens doit jeûner alors deux mois consécutifs avant d’avoir aucun contact [conjugal] avec sa femme. Mais s’il ne peut le faire non plus, alors qu’il nourrisse soixante pauvres. Cela, pour que vous croyiez en Allah et en Son messager. Voilà les limites imposées par Allah. Et les mécréants auront un châtiment douloureux.


65 :1. Ô Prophète ! Quand vous répudier les femmes, répudiez-les conformément à leur période d’attente prescrite ; et comptez la période ; et craignez Allah votre Seigneur. Ne les faîtes pas sortir de leurs maisons, et qu’elles n’en sortent pas, à moins qu’elles n’aient commis une turpitude prouvée. Telles sont les lois d’Allah. Quiconque cependant transgresse les lois d’Allah, se fait du tort à lui-même. Tu ne sais pas si d’ici là Allah ne suscitera pas quelque chose de nouveau !
2. Puis quand elles atteignent le terme prescrit, retenez-les de façon convenable, ou séparez-vous d’elles de façon convenable ; et prenez deux hommes intègres parmi vous comme témoins. Et acquittez-vous du témoignage envers Allah. Voilà ce à quoi est exhorté celui qui croit en Allah et au Jour dernier. Et quiconque craint Allah, il lui donnera une issue favorable,
3. et lui accordera Ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas. Et quiconque place sa confiance en Allah, Il [Allah] lui suffit. Allah atteint ce qu’Il Se propose, et Allah a assigné une mesure à chaque chose.
4. Si vous avez des doutes à propos (de la période d’attente) de vos femmes qui n’espèrent plus avoir de règles, leur délai est de trois mois. De même pour celles qui n’ont pas encore de règles. Et quant à celles qui sont enceintes, leur période d’attente se terminera à leur accouchement. Quiconque craint Allah cependant, Il lui facilite les choses.
5. Tel est le commandement d’Allah qu’Il a fait descendre vers vous. Quiconque craint Allah cependant, il lui efface ses fautes et lui accorde une grosse récompense.
6. Et faites que ces femmes habitent où vous habitez, et suivant vos moyens. Et ne cherchez pas à leur nuire en les contraignant à vivre à l’étroit. Et si elle sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’à ce qu’elles aient accouché. Puis, si elles allaitent [l’enfant né] de vous, donnez-leur leurs salaires. Et concertez-vous [à ce sujet] de façon convenable. Et si vous rencontrez des difficultés réciproques, alors, une autre allaitera pour lui.


L’héritage

(versets 4 : 8-13)


4 :176. Ils te demandent ce qui a été décrété. Dis : ‹Au sujet du défunt qui n’a pas de père ni de mère ni d’enfant, Allah vous donne Son décret : si quelqu’un meurt sans enfant, mais a une soeur, à celle-ci revient la moitié de ce qu’il laisse. Et lui, il héritera d’elle en totalité si elle n’a pas d’enfant. Mais s’il a deux soeurs (ou plus), à elles alors les deux tiers de ce qu’il laisse ; et s’il a des frères et des soeurs, à un frère alors revient une portion égale à celle de deux soeurs. Allah vous donne des explications pour que vous ne vous égariez pas. Et Allah est Omniscient.


La science humaine


22 :73. Ô hommes ! Une parabole vous est proposée, écoutez-la : ‹Ceux que vous invoquez en dehors d’Allah ne sauraient même pas créer une mouche, quand même ils s’uniraient pour cela. Et si la mouche les dépouillait de quelque chose, ils ne sauraient le lui reprendre. Le solliciteur et le sollicité sont [également] faibles !›


23 :12. Nous avons certes créé l’homme d’un extrait d’argile,
13. puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide.
14. Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence ; et de l’adhérence Nous avons créé un embryon ; puis, de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l’avons transformé en une tout autre création. Gloire à Allah le Meilleur des créateurs !
15. Et puis, après cela vous mourrez.
16. Et puis au Jour de la Résurrection vous serez ressuscités.


30 :22. Et parmi Ses signes la création des cieux et de la terre et la variété de vos idiomes et de vos couleurs. Il y a en cela des preuves pour les savants.


40 :67. C’est Lui qui vous a créés de terre, puis d’une goutte sperme, puis d’une adhérence puis Il vous fait sortir petit enfant pour qu’ensuite vous atteigniez votre maturité et qu’ensuite vous deveniez vieux, - certains parmi vous meurent plus tòt, - et pour que vous atteigniez un terme fixé, afin que vous raisonniez.
68. C’est Lui qui donne la vie et donne la mort. Puis quand Il décide une affaire, Il n’a qu’à dire : ‹Sois›, et elle est.

Annexes


Bro goz ma zadou.

( A l’Est de Vitré, au Sud de Nantes, tous des frogs ).

Rosbif, Boche, Rital, Crouille, Bougnoul, Hidalgo, Portos, peut-on dire que la France soit un voisin amical ?

Même le sens de mots comme Arabe et Belge ont été modifiés sous la pression des préjugés de la culture qui se prétend la plus riche d’Europe. Par contre, la Suisse est relativement épargnée puisqu’elle y planque son fric, et Ricain est l’expression d’une indépendance respectueuse vis-à-vis du grand frère occidental...

Etre né sous le signe de l’Hexagone, cher pays de mon enfance, Frankreich Frankreich t’es pas dans le coup !

Mais que t’a-t-elle donc fait la Bretagne que tu as épousée en premières noces en 1532 avec on ne sait quelles promesses qui ont vu leur aboutissement dans l’annexion de cette région pendant ta révolution ?

Qu’est-ce qui te pousse à exterminer l’âme bretonne depuis ta dernière table rase ?

La Bretagne ne s’est-elle pas battue à tes côtés, délaissant ses propres intérêts pour défendre ton idéal ?

Ta culture n’est-elle pas assez présente dans une région qui compte le premier de tes départements pour les diplômes d’études supérieures, et ta langue n’est-elle pas défendue par la qualité reconnue du Français en Bretagne ?

Tu marchandes l’enseignement du Breton à l’université et à l’école à coup de budget dérisoire. Que ferais-tu si on faisait de même avec le Français ?

La civilisation celtique qui compte parmi les plus anciennes du monde ne représente qu’une quantité négligeable que tu penses pouvoir rayer d’un coup de crayon sur un programme d’enseignement, comme tu as défiguré, voire détruit certains des monuments symboles de notre culture.

Mais alors que tu minimises les blessures que tu as infligées à la Bretagne, pourrais-tu quantifier la valeur de ton patrimoine ? A combien par exemple évaluerais-tu ton château de Versailles ?

A l’aube de l’Europe nouvelle, comment peux-tu encore nier l’existence de l’identité bretonne, alors que les autres nations européennes sont déjà formées de régions dont les différences culturelles sont reconnues.

Si tu t’entêtes à étrangler la Bretagne, la sagesse celte plurimillénaire qui a supporté tes injustices et ta dictature depuis ta trahison de 1789 pourrait bien se révolter. L’armée bretonne qui est peut-être la seule armée de libération au monde qui n’ait jamais versé de sang, a prouvé la loyauté de ses combattants et la noblesse de son idéal.

Attends-tu l’accident qui te permettrait, fort de ton bon droit, de tuer dans l’oeuf ce groupe de militants que tu appelles déjà terroristes, et qui luttent toujours contre ce regard ironique dans les yeux de certains délégués de Paris, qui écoutent d’un air narquois les revendications légitimes des représentants bretons comme du temps des colonies ?

Attention que le slogan ’Algérie-Bretagne même combat’ ne fasse école, et que accompagné par l’élan des autre régions qui demandent le respect de leur identité, tu ne te retrouves les quatre fers en l’air !

Mais si malgré tout, tu arrives à tes fins de standardisation au nom de ton soi-disant idéal des droits de l’Homme que tu ne respectes même pas toi-même, toi qui déjà à l’intérieur du marché commun, mais aussi hors de ses frontières, as la réputation d’être le pays le plus fasciste d’Europe, ne t’avise plus jamais de montrer du doigt l’Allemagne car tu risquerais d’apercevoir ta main tendue !

Et de toute façon, si tu tires une certaine puissance de la force militaire qui fait de toi le troisième vendeur de larmes du monde, les mots de liberté, égalité, fraternité que tu essaies de crier plus fort que les autres ne pourront rien contre l’Amour que portent à la culture celte tous les Bretons de coeur qui parsèment le monde entier et même t’infiltrent.

Par contre, si tu desserres ton étreinte, ne redoute pas que l’on vienne te cracher Breton à la figure, car l’amitié loyale de la Bretagne qui n’a jamais trahi t’est acquise.

Et Toi, Bretagne, quels pouvoirs caches-tu derrière les gros cigares de ton conseil régional ?

Te satisfais-tu de ton ancien parlement castré et de ta vie politique sous tutelle ?

Quand remplaceras-tu les hermines de ton drapeau par une pelle et un râteau, symboles de ton avilissement à nettoyer les marées noires bissextiles avant d’être mensuelles et bientôt permanentes pour faire gagner quelques heures de voyage aux pétroliers ?

Tes enfants sont-ils d’Anne ou de Bécassine pour accepter la prétention de ces Parisiens dont certains vivent dans les odeurs de merde de leur trou des halles pendant que d’autres en surface baragwinent l’Anglais pour alimenter leur commerce de l’amour et qu’en banlieue on est à quelques heures de bouchon et plusieurs milliers de Francs (ou centaines de Deutsch Mark) de la culture ?

Quand vas-tu te décider enfin à relever la tête ? Est-ce par la modestie facile de ne pas vouloir être la première ?

Rassure-toi, car tu es déjà devancée depuis longtemps par l’Irlande qui est maintenant un pays à part entière dans l’Europe unie et se libère peu à peu du ’protectorat’ anglais.

Tu n’as de toute façon pas le choix puisque la révolution pacifique européenne est en marche.

Mais quelle sera ta part dans la nouvelle donne européenne ? Vas-tu recouvrer la géographie que t’a léguée l’Histoire ? La préfecture de Loire atlantique va-t-elle enfin reconnaître les hermines de la cathédrale qui lui fait face ?

Si les habitants des territoires amputés par le dernier remembrement des technokrates en cure forcée à Vichy désirent réintégrer la vieille terre de leurs ancêtres, que cent voix s’élèvent du coeur de Nantes pour porter au sommet des vestiges de l’administration napoléonienne ce message ’Naoned e Breizh’ !

Le renouveau celte pourra alors apporter à l’Europe la grandeur de sa culture qui prend ses sources au-delà de la fin de la terre bretonne, dans le mystère de l’Atlantide dont la ville frontière d’Ys canalise les flots et le vent d’ouest, équilibre naturel de la sagesse orientale.

Mais si le bilinguisme et l’indépendance politique sont les premières étapes de la renaissance bretonne, les épreuves de son Histoire moderne lui imposent la recherche d’une nouvelle société à laquelle elle a eu le loisir de réfléchir avant que ne se présente la chance d’une union européenne fédérale.

A l’heure de la découverte ou l’ignorance, les Bretons sont- ils français ou bien pa fwanse ?

Au delà de la devise inspirée de Saint Malo ’Breton d’abord, Européen ensuite, Français s’il en reste...’, le mariage réussi de la Bretagne et de la France doit persister.

Car la Bretagne appartient à cette France historique tri- continentale qui va de Narvik à Tamanrasset et d’Ottawa à Moscou, et dont les splendeurs de ses capitales Alger, Paris et Quebec, symbolisent le rayonnement tricolore qui, s’il est imparfait, participe à la lumière de l’Humanité par la générosité dont est imprégnée sa culture.

Mais à l’heure où elle semble ne pas pouvoir se passer du nez de l’Europe, quelle unité réelle la France cache-t-elle derrière les palabres sur son espace francophone ?

Que dire de l’absence de l’Afrique dans les émissions télévisées de son satellite ?

Continue-t-elle à considérer cet immense espace nord-africain comme un réservoir de main-d’oeuvre bon marché corvéable à volonté après l’avoir pillé de ses richesses naturelles et tenté de tuer sa culture et sa religion ? Ou bien ne sait-elle faire la paix que lorsqu’elle est dans le camp des vainqueurs ?

Ce peuple admirable a su fournir les soldats sachant jeûner un mois qui ont surpris Hitler et complété aux premiers rangs les ressources de l’Afrique noire, la métropole et la Bretagne exsangue d’après la première guerre mondiale.

Ceux-ci chantaient certainement aussi bien la Marseillaise que les observateurs de l’arrière pendant les affrontements contre les Allemands !

Ils ont pourtant ensuite payé de quelques dizaines de milliers de vies humaines la demande que la France tienne sa promesse de leur rendre l’indépendance après cent trente ans de servage, alors que l’Europe s’indignait devant les passeports allemands barrés d’un J majuscule et qu’ils étaient déclarés Français musulmans d’Algérie...

Ils auraient pourtant dû se méfier de cette France, qui avait débarqué en 1830 pour les punir du geste d’humeur d’un responsable Algérien devant le consul de France qui refusait de payer les dettes de son pays. La modernisation apportée par la colonisation a souvent signifié l’accaparement des meilleures terres par les nouveaux arrivants, même si des pieds-noirs ont été en 1962 les malheureuses victimes des excès de certains de leurs compatriotes. Pourtant, un Français visitant ce pays est touché par la constance des marques d’amitié à son égard et un Breton, lorsqu’il rencontre de l’autre côté de la méditerranée une culture si différente mais si proche à la fois par le pont du français populaire que l’on parle là-bas, ne peut que s’écrier ’Vive l’Algérie française’ !

Cependant, si la culture française est un complément appréciable pour les nord africains, elle ressemble plus à la botte administrative et policière pour les Bretons...

La patience algérienne a enduré les sévices des colons et militaires français dont les exactions émaillent la culture moderne par le souvenir et les charniers découverts au cours de la construction de l’Algérie libre. Elle n’a d’égale que la rapidité avec laquelle la métropole renvoie les travailleurs immigrés après le boum économique des années soixante.

Quel courage pour l’Algérie moderne de retrouver son identité perdue en puisant dans son passé et les relations avec ses voisins qui sont peut-être le ferment d’un futur bloc de l’Afrique du nord, et mettre ainsi sa jeunesse sur les rails d’un avenir digne. Quelle fidélité pour que, malgré les mains tendues par l’Allemagne et l’Italie, elle continue à apprendre le Français et oublie peu à peu la douleur du passé !

France, comme la réalité des faits est parfois loin de tes livres d’histoires !

Algérie, Toi dont le nom fait monter les larmes aux yeux de tous ceux qui t’ont connue, quel témoin gênant Tu fais dans la dislocation des restes de l’Empire français, mais quelle spectatrice Tu serais de l’édification d’une France moderne à la hauteur des principes qui font son unité !

Bretagne, quel exemple tu deviendrais pour la libération pacifique des peuples opprimés dont chaque victoire grandit l’Humanité toute entière !

Feras-Tu partie des premières cultures hybrides qui concourront à unifier le monde ?

Cette tâche ambitieuse de la construction de l’avenir ne t’es pas impossible, car qu’on te le dise à la manière d’un appel du Général de Gaulle ou façon Rock du groupe Trust, Tu n’es pas seule ! Tu as pour alliés tous les Juifs, Palestiniens, Arméniens, Tziganes, Indiens d’Amérique s’il en reste, et autre peuples opprimés qui luttent à tes côtés pour un monde où ils auront leur place.

Tes atouts sont maîtres pour construire le nouveau carré magique fait de recherche, d’équipement, d’écologie et de recyclage afin de répondre aux principes de Liberté, Egalité, Solidarité qui doivent guider le troisième millénaire.

Quant à la fraternité, où s’exprime-t-elle plus que dans le festival interceltique de Lorient qui réunit les peuples frères dans un même Fest-Noz ? Qui la matérialise plus que ces marins d’un soir ou de toujours qui s’unissent pour chanter et dont les notes résonnent dans un trou des lices qui sent la bière du pub d’en face ?

Les pistes rennaises sont peut être plus humides que celles du désert, mais on y rencontre les mêmes regards.

Et s’il existe une légende disant qu’il pleut, surtout au nord, l’évadé de la société nationale, où le sourire est une grimace imposée par la loi de la politesse, découvrira, caché derrière un visage apparemment buté, le soleil d’un sourire parfois animé par l’esprit de clocher qui fait tant rire lorsqu’il est bien joué.

Alors les Bretons de sang ou de coeur vont-ils se faire entendre au lieu de chercher des slogans publicitaires inutiles pour une capitale qui porte en son nom sa meilleure définition puisque, c’est évident, Rennes, c’est la ville Reine !

Rennes sud juillet 1988


Quand l’agneau devient loup.

Lorsque les soldats alliés entrèrent en 1945 dans les camps de concentration nazis, ils comprirent le terrible sens de l’avertissement de Goebels à l’arrivée du national socialisme en Allemagne.

Ils découvrirent l’horreur de l’extermination d’un peuple dont les images font partie de la mémoire de l’Humanité.

Que fallait-il faire de tous ces Juifs persécutés qui, n’ayant plus de patrie, attendaient dans leurs nouveaux camps de réfugiés à Chypre ?

Des Allemands prétendent qu’on aurait dû leur donner une de leurs régions comme territoire, mais dans l’Europe antisémite de la seconde guerre mondiale, y avait-il la place pour la reconnaissance d’un nouvel état juif ?

Il fut plus simple d’envoyer ailleurs ces symboles vivants de la barbarie humaine, ce qui correspondait d’ailleurs à la continuité d’un appel lancé près de trente ans auparavant et qui a vu ainsi, la même année que la déclaration universelle des droits de l’Homme, accélérer son aboutissement avec l’injustice inouïe qui a accompagné la création de l’état d’Israël. Pendant plus de quarante ans, les Israéliens ont dépouillé le peuple palestinien dans l’impunité la plus complète grâce à l’épouvantail de l’antisémitisme qu’ils avaient subi en Europe, reportant ainsi la vengeance des sévices subis sur leurs voisins, poussés en cela par leur racisme que l’on peut résumer en cette simple phrase ’le sang arabe ne compte pas’.

La tache d’huile israélienne s’est peu à peu étendue à la surface actuelle, plus les territoires occupés peut-être bientôt annexés, au fil des crises politiciennes où l’armée avance de quelques kilomètres pour reculer ensuite de quelques centaines de mètres sous la pression internationale.

Que peut faire une armée neutre d’observateurs contre un état qui s’ingénie à la ridiculiser par des provocations auxquelles elle n’a pas le droit de répondre, et ne peut que rendre compte des exactions contre une population enfermée dans l’immense camp de concentration de la bande de Gaza ? Les tests de résistance des foetus aux coups de matraque dans le ventre de leur mère, des avant-bras d’enfants, ou des civils enterrés vivants sont-ils de quelque intérêt pour la médecine ?

Peut-être y a-t-il une petite Anne qui tient un journal, futur témoignage de la barbarie Israélienne pendant l’Intifada qui fait parfois penser à la révolte du ghetto de Varsovie...

Il est effarant de constater l’attitude penaude et les diverses déclarations attristées des autorités ouest-allemandes lors de la première visite en 1987 du chef d’état israélien, représentant d’un pays qui a peut-être déjà autant de morts sur la conscience par habitant que chaque Allemand pendant la dernière guerre.

N’est-ce pas dû aux à-coups de l’Histoire qui a perdu provisoirement sa logique après 1945 ?

Car si les soviétiques, qui au poids des morts pèsent plus lourd que les Juifs, ont compensé leurs vingt millions de pertes par les dix-huit millions d’otages est-allemands et les deux millions d’ouest berlinois en liberté surveillée, les Israéliens juifs font racheter le Karma du peuple allemand par leurs voisins arabes, grâce à la lâcheté politique internationale du fait de ce qu’ont subi les déjà grands-parents des militaires Israéliens.

Leur génie est peut-être de se poser en victime pour justifier leurs ’attaques préventives’, prétextes aux diverses chasses à l’homme où ils tuent ’tout’ ce qui se trouve sous leur hélicoptère, ou s’entraînent en bombardant les écoles arabes pour tuer un ou deux Palestiniens et quelques dizaines d’enfants libanais...

Est-ce dans l’interprétation de leur religion qu’ils trouvent l’inspiration d’allumer partout les feux de la haine selon leur principe de ’diviser pour mieux régner’, comme ils l’ont fait au Liban en 1982, lorsque, aidés par leurs alliés qui se déclaraient ouvertement de l’idéologie nazie, il exécutaient aux barrages routiers tous ceux qui n’étaient pas chrétiens, ou que leurs tanks situés entre deux villages druze et chrétien tiraient simultanément sur ceux-ci pour déclencher la guerre ?

Quand on voit les travailleurs palestiniens en Israël munis d’une marque extérieure pour mieux les reconnaître, on ne peut que s’interroger sur le sens de l’attitude de leurs bourreaux. Est-ce une réaction pavlovienne ou un transfert psychologique ? Des religieux maronites ont peut-être la réponse, lorsqu’on leur demande quel est le problème du proche Orient, ’c’est Israël... ils n’aiment personne, ces gens là...’.

Les Israéliens avaient comme excuse à leur paranoïa la terrible expérience du peuple Juif, que même leurs adversaires admettent, mais leur vengeance sur l’Humanité par le biais des Arabes les ramène à un peuple barbare, ce qui prouve bien qu’une communauté qui se place au-dessus des lois de l’Homme ne fait que se rabaisser. Il est temps que les Israéliens sachent qu’ils ne peuvent pas faire tout ce qu’ils veulent au proche Orient. Car déjà des voix murmurent qu’Hitler avait peut-être raison lorsqu’il dénonçait le danger juif. L’injustice ne s’éteint pas avec le temps, mais s’accumule pour éclater au moment opportun comme le montrent les divers mouvements des peuples opprimés lors du remodelage des blocs politiques.

Le jour ou une organisation terroriste ou politique déposera sous New York, Paris ou Tel Aviv une bombe atomique ou chimique, artisanale ou empruntée aux arsenaux officiels, il sera trop tard pour réparer pacifiquement le passé. Les victimes ne seront en aucun cas des martyrs puisqu’appartenant à des démocraties et par là même responsables des actes politiques de leurs représentants élus.

Cette nouvelle flambée de violence sera le début de l’ère du compteur Geiger et du masque à gaz. Elle ne cessera que par la mise en place d’un nouvel ordre mondial ou l’explosion de la planète si l’on en croit les déclarations tonitruantes promettant une riposte cent fois supérieure à l’attaque, pourquoi pas dix mille ?

Quelle ironie que ce soit un membre de la communauté juive qui déclenche l’explosion finale, l’élève n’aurait-il pas alors dépassé le maître ?

Pour le Liban qui représente l’antithèse d’Israël par le mélange de dix-huit communautés religieuses, pays de la tolérance et du bien-être, mais véritable poudrière par les fléaux qui s’entrechoquent sur ce paradis transformé en enfer.

Pour ce pays que l’on nous sert entre deux séries criminelles et quelques publicités avec des images qui se veulent sensationnelles mais ne font que ressembler à celles des autres conflits puisque la mort a partout le même visage.

Cette région stratégique a subi depuis les Phéniciens tant d’invasions qu’elle est un monde en réduction par sa diversité, véritable pont entre l’Orient et l’Occident, le passé et l’avenir, peut-être même entre le ciel et la terre par l’immensité de la Foi de ses habitants.

Ce peuple avec un coeur gros comme ça a su accueillir les réfugiés palestiniens. Il a toléré des années durant le véritable Etat dans l’Etat de cette communauté, et subi les assauts de ses puissants voisins intéressés par son territoire, mais aussi des puissances plus lointaines qui pour des motifs politiques, religieux ou simplement économiques utilisent ce pays pour leurs guerres indirectes et essais d’armes en grandeur réelle. Quand on demande qui gagne aux combattants, lors des nombreux accrochages entre les divers groupes armés, ils répondent avec un sourire désabusé :’les vendeurs d’armes’.

La vraie image du Liban au bout de quatorze ans de guerre, c’est ce soldat blessé sur un lit d’hôpital improvisé, avec posés à ses côtés, pointés dans la même direction, une Kalachnikov soviétique et un fusil M 16 américain.

Mais aussi et surtout ces jeunes qui n’ont connu que la guerre et qui voient passer leurs meilleures années dans un cauchemar, n’ayant souvent pour seule possibilité de gagner leur vie que de s’engager dans les milices qui leur donneront de quoi s’acheter une paire de chaussures par mois avec des Livres Libanaises qui ont perdu en quelques années plusieurs centaines de fois leur valeur.

Ce sont ces albums de famille où l’on a plus vite fait de citer les survivants sur une photo, certaines mères ayant perdu tous leurs fils dans les heures qui suivirent le départ des Israéliens en 1983, des familles entières ayant été exécutées lors des divers massacres dont les récits font douter de la raison humaine.

Le Liban est à bout de force par la multitude et la puissance des tourments qui le rongent, sa population n’ose plus que demander l’espoir que cela s’arrange, délaissée par une France irresponsable qui lui a laissé comme héritage une constitution qui concentre tous les pouvoirs dans les mains d’une minorité chrétienne. Cette même France des droits de l’Homme que l’on soupçonne d’avoir enseigné, sur la terre de Dieu les dix commandements de l’inégalité, pour préserver un contrôle chrétien sur un territoire à majorité musulmane.

Pourquoi n’y a-t-il pas eu de recensement depuis 1932 ? Pourquoi certaines minorités n’avaient-elle même pas droit à une carte d’identité ?

Alors que l’on essaie de montrer les Libanais comme un peuple terroriste, est-on sûr qu’une des raisons principales de l’éclatement du conflit en 1975 ne provient pas de la montée des forces démocratiques dans une région plus portée sur les dictatures qui se voyaient ainsi mises en danger ?

Que penser de l’intolérance religieuse que l’on souligne au point de faire de ce combat constitutionnel une guerre de religions, lorsque l’on assiste en plein Chouf à une messe de minuit maronite, amené à l’église par des religieux Druzes, près d’une école où apprennent ensemble depuis des générations les enfants des deux confessions ?

Les forces internes ou externes qui luttent contre la liberté et ont empêché la tenue d’élections démocratiques depuis 1972 ne pourront cependant rien contre le courage et la fierté d’un peuple qui reprend sa vie normale dès que les bombardements cessent. Tant qu’il y aura des bougies et des voix pour chanter, le Liban vivra. Car ce pays sans Etat est devenu la première anarchie qui fonctionne dans le monde. Son unité ne se résume plus qu’au nom qu’il porte, son code de la route réduit à la conduite à droite, mais il tient, grâce à la solidarité et au respect de l’Homme que la grande majorité de la population observe.

Mais combien de temps encore les Libanais devront-il porter le fardeau des fléaux de la terre qui, exacerbés par leur caractère explosif dévastent la fragile cohabitation des croyances, symbolisée par Beyrouth qui éclate sous le plus beau ciel du monde ?

Le mur des lamentations n’est plus à Jérusalem, il commence à Berlin pour finir sur la ligne verte, en passant par les coeurs déchirés des victimes de l’intolérance.

Mais les conditions ne sont-elle pas réunies pour que le Proche-Orient retrouve la paix ? Les territoires occupés par Israël ne sont-ils pas de façon évidente destinés à former un vrai état palestinien ?

Les Nations Unies vont-elles enfin cesser d’être un spectateur partial ou impuissant ?

A l’heure où la démocratie montre ses imperfections puisqu’elle écrase les minorités, ne peut-on créer une force de proposition pour adapter des constitutions à géométrie variable, distribuant les pouvoirs et responsabilités aux strates ethniques et culturelles d’une population ?

Le redécoupage du Proche-Orient pourrait être l’embryon d’un nouvel équilibre administré par une assemblée de représentants élus.

Tous les soulèvements populaires sont autant d’indices qui prouvent le besoin d’un redécoupage géographique pour préparer l’ordre démocratique mondial sur la base des régions, mieux adaptées à la dimension de l’Homme.

La reconnaissance des frontières et leur garantie par une force militaire mondiale neutre préserveraient la paix dans les régions ’chaudes’ du globe, attisées par la cohabitation de populations ennemies dans un même espace politique.

Une régionalisation de la planète serait un pas déterminant vers la solution des problèmes au proche Orient, mais aussi dans d’autres parties du monde.

Quant à la religion, stimulée par le millénarisme et les échecs de la prétentieuse science humaine, son utilisation politique excessive est en opposition avec les principes de toutes les croyances monothéistes. Les Arabes le savent d’autant mieux que dans la diversité de leur Foi, ils appellent tous Dieu par le même nom :’Allah’.

Les Palestiniens sont-ils sûrs de ne pas avoir aussi une part de responsabilité dans la réalité du verset 83 chapitre 5 du Coran, puisqu’ils avaient juré la destruction d’Israel qui existait déjà il y a deux mille ans, si l’on en croit la Bible qui est par son Ancien Testament à l’origine de leur Livre ?

L’intégrisme religieux de toute origine ne peut qu’être le fait d’individus qui ne suivent pas les principes de leur Foi, et entraînent ceux qui leur obéissent dans l’erreur par l’interprétation orientée des textes afin de pousser les peuples du même Dieu les uns contre les autres.

Il faut se méfier de ceux qui se déclarent eux-mêmes purs (Cf chap.53, vers.33) pour condamner à mort, car il y a toujours le risque que la victime de l’acte volontaire de tuer soit un croyant (Cf chap.4, vers.94). Les voies du Seigneur sont impénétrables, mais s’Il a donné aux hommes différentes manières de l’adorer (Cf chap.22,vers.68), ce n’est certainement pas pour qu’ils s’entre-tuent en Son Nom (Cf chap.49, vers.10), mais pour qu’ils enrichissent leur Foi par l’union de leur pratique modérée (Cf chap.17,vers.111). C’est peut- être cela, l’exercice de la tolérance...

Une religion puise sa force dans la mesure de ses pratiquants (Cf chap.2,vers.191) et l’Islam donne sans doute son message universel dans le verset 152 du chapitre 26 :’Ne obeu la ordonon de la ekscesantoj’.

A l’heure des catastrophes écologiques qui risquent de remettre en cause la vie sur notre planète, l’Humanité peut-elle se permettre le luxe d’une nouvelle guerre mondiale, qu’elle soit de nature politique, économique ou religieuse ?

Les progrès des moyens d’information et l’accumulation des moyens de destruction, forme répartie de l’arme absolue poussent à la mondialisation de la conscience individuelle, et la répétition des erreurs du passé met en cause l’existence même de l’Homme.

Les forces de l’apaisement sauront-elles contrer les démons de la guerre ?

A chacun sa réponse, mais ceux qui se réfugient derrière le spectre de la fin du monde pour justifier leur passivité insouciante ne peuvent qu’être perdants, car s’ils ne croient pas en Dieu, leur sort sera le même que celui des veaux dans notre société de consommation. Les autres sont-ils prêts à comparaître pour le jugement dernier ?

L’Histoire de l’Humanité retiendra la cruauté des peuples barbares dont certains pousseront peut-être le cynisme jusqu’à justifier le suicide collectif par la volonté populaire de la démocratie.

Qu’il est douloureux de critiquer un peuple qui a déjà tant souffert, mais comme il est insupportable de voir les hommes refaire les mêmes erreurs...

Pour qu’Israël revienne sur le chemin de l’avenir par la reconnaissance au peuple palestinien du droit d’exister, pour que les Arabes offrent aux Juifs le droit de vivre en paix sur leur ancienne terre, pour le Liban, pour que l’Histoire ne se répète pas !

Rennes sud, Beyrouth ouest Avril 1989 Z.


Pèlerinage au proche orient

I. Origine du projet

Comment entre-t-on par les portes ouvertes de l’Islam ? Est-ce une volonté personnelle ou bien la vie qui entraîne un individu consentant vers cette religion ? Qui peut répondre à cette question ?

Mon expérience a débuté par la volonté de lire les livres fondamentaux de la civilisation humaine. Après la lecture de la Bible, j’eus envie de lire le Coran. Ce livre resta très longtemps sur une étagère, attendant selon moi que je parte sur une plage déserte pour le lire. Un jour un ami m’a dit ’puisqu’en ce moment tu n’as rien à faire, pourquoi ne pas aller lire ton Coran au Maroc, c’est bientôt le Ramadan, et tu verras ce que c’est que l’Islam’. Je fis donc un voyage en Afrique du nord qui me fit visiter le Maroc, l’Algérie avec son désert jusqu’à Tamanrasset et la Tunisie. Je lus le Coran et fis le Ramadan qui m’apporta les bienfaits du jeûne :

1) Il freine les désirs de l’individu et fortifie sa volonté.

2) C’est une hygiène pour l’organisme en général

3) Il permet aux richement alimentés de sentir le mal de la faim et, de ce fait, de se pencher sur le sort des malheureux, des nécessiteux et des affamés dans le monde.

D’autre part, les discussions avec les musulmans rencontrés pendant mon voyage et de retour en Bretagne, me firent comprendre certains autres aspects de l’Islam et ses cinq piliers :

1) Le témoignage qu’il n’y a de Dieu que Dieu et que Mohammed est son prophète.

2) La prière (Salat)

3) L’aumône (Zakat)

4) Le jeûne (Ramadan)

5) Le pèlerinage aux lieux Saints de l’Islam pour les croyants qui ont la possibilité physique et matérielle de le faire (Hajj)

A partir de ce voyage en 1988, j’ai relu le Coran chaque année, pratiqué le Ramadan et le Zakat. J’ai trouvé dans l’aumône et le jeûne les pendants de la charité et du carême dans le Christianisme, et aussi le sentiment d’une meilleure pratique religieuse chez les Musulmans que les Chrétiens.

En 1992, pour mon cinquième Ramadan, j’ai demandé un congé sans solde pour partir trois mois visiter les lieux Saints du proche Orient et faire le pèlerinage de La Mecque.


II. Conversion et formalités

Les villes de La Mecque et Médine n’étant ouvertes qu’aux Musulmans, je devais me convertir à l’Islam. De toute façon, ma volonté était de pratiquer de mieux en mieux cette religion dont j’avais déjà ressenti les bienfaits physiquement et mentalement. J’ai donc pris contact avec le centre islamique de Rennes pour apprendre à faire la prière et me convertir à l’Islam. L’Imam m’a reçu avec beaucoup de sympathie et m’a enseigné la prière et les fondements de l’Islam. On ne m’a pas demandé de renoncer au Christianisme que j’ai conservé. Le 9 Mars 1992, j’ai récité mon acte de Foi : ’J’atteste qu’il n’y a de Dieu qu’Allah, Un et Unique, sans associé et que Mohammed est son messager’ en langue arabe. Le certificat de conversion devait me permettre d’obtenir le visa pour le Hajj à l’ambassade d’Arabie Saoudite d’Amman en Jordanie.


III. Voyage avant le Hajj

Le 28 Mars 1992, j’ai donc embarqué dans l’avion pour Le Caire en Egypte. Le survol de cette ville à la nuit tombée faisait ressortir la multitude des lumières vertes des mosquées et l’atterrissage dans la fin du Ramadan m’a enseigné la pratique de la prière que je ne connaissais pas encore par coeur à mon arrivée. Mes dix jours au Caire ont consisté en visites de pyramides, musées et quartiers populaires, mais aussi rencontres de musulmans qui m’ont accueilli avec gentillesse et tact. Je partis de cette ville après la fin du Ramadan avec au coeur la sincérité partagée avec mes frères arabes, plus une phrase : ’je remercie d’avoir connu l’Islam avant les musulmans’ prononcée par l’Imam d’une mosquée lorsque j’ai découvert qu’on m’avait ’pris’ mes chaussures pendant la prière.

Un passage en car au dessous du canal de Suez et me voici dans le premier lieu Saint du voyage : le Mont Moïse dans le Sinaï, avec en son sommet la beauté du voisinage d’une chapelle et d’une mosquée. La joie de pouvoir prier dans ce haut lieu de la religion monothéiste et le contraste entre la lourdeur des amas de décorations et richesses des églises avec le dénuement des salles de prière musulmanes. La frayeur de la descente de la montagne à la nuit tombée, puis le jour et le taxi collectif vers la terre de Palestine.

Elat, Beer Sheva, puis Gaza pour visiter les mosquées envahies par les messages de lutte des palestiniens prisonniers dans ce ghetto, Tel Aviv l’occidentale, puis enfin Jérusalem la Sainte.

Un lit dans un sleeping près de la porte de Damas dans la vieille ville, et me voici prêt à me perdre dans les dédales de la capitale du monothéisme. Une visite dans le Dôme du Roc, puis à la Mosquée Sainte Al Aksa, après avoir dû prouver mon appartenance à l’Islam, ensuite c’est le mur des lamentations en contre bas. Pâques à Jérusalem, le voeu de tant de Chrétiens qui se bousculent dans le Saint Sépulcre et tous les lieux de culte de cette ville. Je me rends compte de ma chance de pouvoir réaliser le rêve de tant de croyants. J’entame la lecture de la Bible après le Coran, je visite temples, églises, mosquées et lieux saints des environs de Jérusalem. La Via dolorosa du chemin de croix étant en zone musulmane, j’observe l’ironie avec laquelle ceux-ci regardent les Chrétiens qui dans leur ferveur ardente vont jusqu’à se battre dans le Saint Sépulcre, afin d’éponger avec leur mouchoir quelques gouttes d’eau bénite sur la pierre qui à reçu le Christ crucifié. Par contre, hors des lieux sacrés, les endroits de prière résonnent de la Foi dans toutes les langues du monde et les discussions improvisées avec les représentants des cultes donnent au Chrétien-Musulman l’occasion d’espérer en la tolérance.

Une discussion avec un Imam après la prière, et me voici invité dans un camp de réfugié à Bethlehem pour passer la nuit à la lumière des miradors et patrouilles israéliennes avant d’aller visiter la ville et son église de la Nativité. Puis voici Hebron, le tombeau des Patriarches qui renferme une synagogue et une mosquée. Une nuit chez des amis pour comprendre la tension qui règne ici entre juifs et musulmans, et voir la répression et les tracasseries à l’encontre des palestiniens de la région. De retour à Jérusalem, je fais un voyage qui me mène à Massada, la mer morte où j’expérimente la forte poussée d’Archimède et la douleur des blessures trempées dans cette eau, enfin Jericho où je visite un monastère à flanc de montagne.

Le lendemain, me voici dans un taxi à destination du ’Bridge’, ce petit pont de bois près de Jericho qui est la seule ouverture entre Israël et la Jordanie encore en guerre. Les généreuses taxes versées aux douaniers israéliens précèdent le copieux paiement du voyage jusqu’à Amman, dans une ambiance électrique.

Deux semaines à parcourir Amman en tous sens afin d’obtenir le visa pour l’Arabie Saoudite et un billet de car ou de taxi collectif jusqu’à la Mecque. Après l’intervention de l’ambassade saoudienne de Paris, j’obtiens enfin le visa, mais je suis obligé d’acheter un billet d’avion comme tous les non arabes. Ceci est pour moi l’occasion de visiter la capitale Jordanienne ainsi que son ministère des affaires religieuses et de rencontrer des gens plus ou moins bien intentionnés à mon égard. Mon habitude du marchandage m’est très utile et je peux observer que les saoudiens sont parfois difficiles à comprendre et à convaincre.

Le passeport enfin tamponné et deux semaines avant le départ pour Jeddah, je pars vers le sud visiter Kerak, ex bastion des croisés, puis c’est l’émerveillement de Pétra, ville taillée dans le roc d’une montagne, avant de rejoindre le désert jordanien et Wadi Rum encore hanté par Lawrence d’Arabie, et enfin Aqaba d’où j’aperçois la frontière entre l’Egypte et Israël passée un mois auparavant. Cette région splendide d’un des bras de la mer rouge compte, sur quelques kilomètres de côte, trois frontières séparant quatre états dont le moins qu’on puisse dire, c’est que leurs relations sont difficiles. Lors de mon séjour à Aqaba, j’ai rencontré de nombreux descendants de Palestiniens qui m’ont raconté le ’nettoyage’ du nouvel état d’Israël en 1948. Certains ne songeaient qu’à rejoindre le Hezbollah pour lutter contre Israël.

Après le retour à Amman, j’ai visité Jerash, ancienne ville romaine, puis le Mont Nebo qui surplombe la terre promise que Moïse a pu de cet endroit contempler avant de mourir. Après cette dernière étape, je prépare mes bagages déjà encombrants de deux mois de voyage, et je prends le bus vers l’aéroport d’Amman. J’aperçois les premier Hadjis en tenue d’Ihrâm. L’avion que j’attends a deux jours de retard... mais heureusement un avion de Hadjis arrive de Thaïlande et je peux embarquer pour Jeddah en Arabie Saoudite... ouf !


IV. Description du Hajj

Les explications non référencées de ce chapitre sont tirées de la brochure ’Les cinq piliers de l’Islam’ et de documents fournis par le centre culturel islamique de Rennes, bd du Portugal 35200 Rennes.


A. Le Pèlerinage dans le Coran

Dieu Le Très - Haut a dit :

’Lance parmi les gens un appel pour les inviter au pèlerinage, et ils viendront l’accomplir à pied ou sur toute monture légère, des contrées les plus lointaines, afin qu’ils assistent à des choses pleines de profits (matériels et spirituels) pour eux et qu’ils prononcent le nom de Dieu (en le glorifiant) en des jours bien déterminés, pour leur avoir donné du bétail (à immoler). Mangez-en et donnez-en au malheureux indigent. Puis, abandonnant tout interdit rituel, qu’ils accomplissent leurs voeux et qu’ils fassent les tours rituels (les s ept tours) autou de la maison antique (La Kaaba).’

Chap. 22, Vers.27

Traduction des versets Chap.2 Vers.197-204 et Chap.22 Vers.27-38 de ’La Nobla Korano’ (Serie Oriento - Okcidento, Universala Esperanto-Asocio Kopenhague 1970)

Accomplissez le Pèlerinage et la Oumra pour l’amour de Dieu, mais si cela n’est pas possible, compensez par quelque chose de plus facile ; et ne vous rasez pas la tête avant que l’offrande n’ait atteint sa destination. Que ceux qui sont malades physiquement ou mentalement le remplacent par le jeûne, des aumônes ou des offrandes. Quand vous serez en sécurité, ceux d’entre vous qui désirent accomplir la Oumra en même temps que le pèlérinage, qu’ils fassent une offrande ou bien qu’ils jeûnent trois jours pendant le pèlerinage et sept jours après leur retour, c’est à dire au total dix jours. Ceci est valable pour ceux dont la famille n’habite pas la cité du temple sacré. Respectez Dieu et sachez que Dieu châtie durement.

Chapitre 2, Verset 197

Les mois du pèlerinage sont connus, donc que ceux qui ont décidé d’accomplir le pèlerinage n’approchent pas de femme, s’abstiennent de pécher ou de provoquer le désordre pendant le pèlerinage. Dieu sait le bien que vous faites. Munissez vous de provisions, mais la meilleure des provisions, c’est la justice. Respectez donc Dieu, hommes prudents !

Chap.2, Vers 198

Vous n’encourrez aucun péché à chercher la grâce de Dieu, et lorsque vous reviendrez d’Arafât, vous invoquerez Dieu à Mâs’ar-al-Harâm et vous souviendrez comme Il vous a guidé alors que vous étiez égarés.

Chap.2, Vers 199

Ensuite, revenez d’où les hommes revinrent et cherchez le pardon de Dieu ; vraiment Dieu est pardon et miséricorde.

Chap.2, Vers 200

Lorsque vous aurez accompli les rites de l’adoration, invoquez Dieu comme l’ont fait vos pères, et même avec plus de ferveur. Parmi le hommes, il y a ceux qui disent : ’Seigneur Dieu, donne nous dans cette vie les belles choses de ce monde’. Aucun d’entre eux ne prendra part à l’autre vie.

Chap.2, Vers.201

D’autres disent : ’Seigneur Dieu, donne nous dans cette vie les belles choses de ce monde ainsi que dans l’autre vie, et préserve nous du supplice du feu !’.

Chap.2, Vers.202

Ils recevront selon leurs mérites. Dieu est rapide dans son jugement.

Chap.2, Vers.203

Invoquez Dieu pendant le nombre de jours défini ; ceux qui, abrégeant la durée, partent après deux jours, n’encourront pas de péché ; de même que ceux qui resteront plus longtemps. Ceci est pour les homme justes. Respectez Dieu et sachez que c’est Lui qui vous a rassemblés.

Chap.2, Vers.204

Souvenez vous, quand Nous désignâmes à Abraham le lieu du Temple : ’Ne Me donne aucun rival, et purifie Ma Maison pour ceux qui tournent autour d’Elle, prient et se prosternent.

Chap.22, Vers.27

Lance parmi les gens un appel pour les inviter au pèlerinage, et ils viendront l’accomplir à pied ou sur toute monture légère, des contrées les plus lointaines,

Chap.22, Vers.28

afin qu’ils attestent des bienfaits pour eux-mêmes ; et qu’ils invoquent le nom de Dieu en des jours déterminés, afin de Le remercier de leurs avoir donné du bétail pour se nourrir. Mangez-en donc et donnez-en au pauvre et au miséreux.

Chap.22, Vers.29

Ensuite, qu’ils se purifient et expriment leurs voeux et tournent autour de la Maison antique.

Chap.22, Vers.30

Ainsi soit-il. Pour qui honore les choses sacrées de Dieu, cela vaut mieux pour lui auprès de son Seigneur ; la chair des animaux vous est permise, sauf celle de ceux qui ont été mentionnés. Evitez donc la souillure des idoles et évitez les mensonges.

Chap.22, Vers.31

Vouez votre culte à Dieu seul et ne lui donnez aucun rival. Pour ceux qui donnent des rivaux à Dieu, c’est comme s’ils étaient tombés du ciel, happés par des oiseaux et poussés par le vent vers une terre lointaine.

Chap.22, Vers.32

C’est ainsi. Pour celui qui respecte les rites sacré de Dieu, cela vient de la justice de son coeur.

Chap.22, Vers.33

Ces offrandes vous seront utiles pour une durée déterminée, ensuite leur destination sera le Temple antique.

Chap.22 Vers.34

A chaque peuple, nous avons prescrit un rite pour les offrandes, afin qu’ils vénèrent le nom de Dieu et Le remercient pour les animaux qu’Il leur a donnés en nourriture. Votre Dieu est unique ; soumettez vous à Lui et apportez la bonne nouvelle aux humbles

Chap.22 Vers.35

dont le coeur est rempli de respect lorsque le nom de Dieu est prononcé, et qui supportent avec patience ce qui les atteint, qui font la prière et partagent avec les autres ce que Nous leur avons donné.

Chap.22, Vers.36

Les chameaux conduits au sacrifice sont une institution de Dieu. Invoquez le nom de Dieu sur eux lorsqu’ils sont en rang. puis lorsqu’ils tomberont couchés et morts sur leur flanc, nourrissez-vous de leur chair et nourrissez les pauvres et les mendiants. C’est ainsi que nous les avons mis à votre service pour que vous soyez reconnaissants.

Chap.22, Vers.37

Ni leur chair, ni leur sang n’arrivent jusqu’à Dieu, mais c’est votre respect qui remonte à Lui. C’est ainsi que nous les avons mis à votre service pour que proclamiez la grandeur de Dieu, car Il vous a guidé, et que vous annonciez la bonne nouvelle aux hommes de bien.

Chap.22, Vers.38


B. Conditions du pèlerinage

Le fidèle doit être adulte, sain d’esprit, sain de corps et assez aisé pour subvenir aux frais du voyage et à l’entretien de sa famille durant son absence.


C. Différentes formes de Pèlerinage

Extrait du ’Guide du pèlerin’, imprimé et distribué par la présidence des directions des recherches islamiques, d’IFTA et de prêche et orientations à Riyadh. Royaume d’Arabie Saoudite 1409 H. -1989.

Les rites du Hajj (Grand Pèlerinage) peuvent se pratiquer sous trois formes :

1) Al tamattoue’ : c’est la façon d’effectuer d’abord la ’Oumra’(petit pèlerinage individuel) en portant la tenue d’Ihrâm, c’est à dire se draper des vêtements rituels, et ce durant les mois du Hajj. Sitôt terminée la célébration de la Oumra, le pèlerin se désacralise et jouit de la vie normale licite durant le temps qui s’écoule entre la Oumra et le Hajj.

Ensuite, le jour de la Tarwiyah (le 8° de Zul Hijja) il se drape de nouveau de la tenue d’Ihrâm, soit de la Mecque ou tout près, à Mina par exemple ; et ceci doit être dans la même année suite à la Oumra.

2) Al quirane : c’est la façon d’effectuer la Oumra et le Hajj conjointement, drapé des vêtements rituels, sans aucun laps de temps de désacralisation entre les deux. Le pèlerin ne se désacralise que le jour de l’immolation du sacrifice offert à Allah.

Il peut même débuter par la Oumra (avec la tenue d’Ihrâm) puis y joindre le Hajj, en exprimant la formule nécessaire, avant de procéder à la circumambulation autour de la Kaaba (le 1er rite de la Oumra).

3) Al ifrâd : c’est la façon de procéder au Hajj (sans Oumra) en portant la tenue d’Ihrâm, soit à partir du Miquâte (le lieu géographique qui limite le territoire sacré) ou de la Mecque même si l’on y réside, ou d’un autre lieu avant le Miquâte.

Le pèlerin reste ainsi en tenue d’Ihrâm jusqu’au jour de l’immolation de son offrande s’il possède déjà l’animal à sacrifier. Sinon il est autorisé à interrompre son Hajj et le transformer en Oumra. Il effectue alors la circumambulation autour de la Kaaba et les sept parcours du Saï entre Al Safâ et Al Marwâ, et enfin se coupe les cheveux ou se rase, et se désacralise, applicant ainsi les instructions du Prophète concernant les pèlerins qui n’ont fait le voeu et pratiqué l’Ihrâm pour le Hajj sans posséder un animal à sacrifier en offrande.

Il en est ainsi de même pour le pèlerin effectuant le Hajj par Quirane et qui ne dispose pas d’offrande : il peut interrompre son Hajj par Quirane et accomplir la Oumra, comme précédemment expliqué. Et ensuite, il procède au Grand Pèlerinage (Hajj) avec les pèlerins.

Le meilleur des rites à pratiquer est le Hajj par Tamattoue’ et ce, pour celui qui ne conduit pas avec lui l’animal à immoler en sacrifice, parce que le Prophète l’a recommandé à ses Compagnons, et leur a marqué sa préférence pour cette façon de Pèlerinage.


D. Les rites du Pèlerinage

La pratique du Pèlerinage obligatoire est réglée par des rites. Ces obligations sont les suivantes :

1) Al Ihrâm. C’est le rite de sacralisation. Le Hadji doit faire ses ablutions et invoquer son intention d’entrer dans le Ihrâm : il s’habillera d’un simple tissu non cousu, de préférence en blanc, se chaussera de sandales. Il s’abstiendra durant l’Ihrâm de se raser ou se couper les ongles, mais pas de se nettoyer. Car il lui est recommandé de faire laver son corps autant qu’il le voudrait et qu’il le pourrait. Il se dirigera vers la Mecque tout en répétant les prières suivantes :

’Labaîka Allahouma Labaîka La Charika Laka Labaîka Inna El Hamda Wa Niimata Laka Wa L’Moulka La Charika Laka’

2) Tawâf Al Ifâdah. Les sept tours rituels autour de la Kaaba.

Une fois arrivé à la Mecque, le Hadji doit se diriger vers El Masjid El Haram en vue de faire le Tawaf.

Le Tawaf, c’est le fait de tourner autour de la Kaaba sept fois, et de faire une prière de deux rekaas à la fin.

3) La Sayou entre Assafâ et Al Marwa qui doit être accompli immédiatement après le Tawâf, c’est aller entre Safa et Marwa sept fois.

4) Le woqoûf de arafat, la station d’arafat.

Aller à Arafat la veille de El Adha et visiter Jabal Er-Rahma et se préparer pour les grandes prières de Arafat.

5) Le soir, aller de Arafat à Al Mozdalifat, puis Mina où il est recommandé de passer trois nuits (lapidation de Satan, fin du Ihram et sacrifice du mouton).

6) Le Hadji doit retourner à la Mecque en vue de faire le Tawâf El-Ifada

7) Visite du tombeau du Prophète à Médine : cette visite peut se faire soit avant les jours de pèlerinage, soit après.


E. Interdictions durant le Pèlerinage

Les interdictions durant le Pèlerinage : dès qu’il est sacralisé, le pèlerin doit s’abstenir totalement de :

1) Se couvrir la tête.

2) Couper ou arracher un poil de son corps ou cheveux de sa tête.

3) Couper un ongle de ses mains ou de ses pieds.

4) Porter des habits confectionnés ou des chaussures cousues (les sandales sans coutures sont permises).

5) Tuer la moindre bestiole ou insecte tels la mouche, le moustique, le poux etc... à l’exception de bêtes nuisibles telles le scorpion et les reptiles venimeux pouvant causer des préjudices à l’homme.

6) Tuer un gibier quelconque durant toute la période de l’Ihrâm.

7) Se parfumer, sentir ou porter avec soi tout parfum de quelque nature que ce soit.

8) S’adonner aux relations sexuelles ou à tout ce qui est considéré comme préparation aux relations sexuelles.

9) Contracter le mariage ou faire une demande en mariage.


V. Expérience du Hajj

L’arrivée à Jeddah se fait dans le terminal de l’aéroport spécial pour Hadjis. Les pèlerins sont massés dans une grande pièce en attendant le contrôle de la douane. Depuis une heure avant l’atterrissage, les Hadjis répètent sans fin les invocations à Allah qui rythment le pèlerinage. Ceci crée une ambiance surnaturelle qui ajoute à la tenue de sacralisation d’une partie des passagers. Enfin la douane... Les douaniers saoudiens semblent faire un jeu du contrôle fouillé des bagages. Lorsque c’est mon tour, je ressens à leur regard les prémisses d’une catastrophe. Ils s’activent autour de mes lourds sacs et soudain, une exclamation, l’un d’eux vient de tomber sur une carte d’Israël glissée dans une poche. Ils sont maintenant quatre à défaire tous mes sacs et disséquer mes affaires à la recherche d’une autre pièce à conviction. Ca-y-est, l’un d’entre eux vient de trouver la croix que j’ai achetée à Jérusalem pour ma mère, pendant qu’un autre me demande d’un air narquois ’how do you feel ?’. Heureusement j’ai refusé que la douane israélienne ne tamponne mon passeport, et la photo de Yasser Arafat ainsi que les nombreuses affiches palestiniennes rassurent un peu les douaniers. Je reste deux ou trois heures à languir dans un bureau et enfin je peux m’expliquer avec un responsable qui me dit que la croix me sera restituée à mon départ. Pendant mon attente, j’ai l’occasion d’entendre des cris dans un bureau voisin, où un ’trafiquant’ passe en mauvais quart d’heure. Décidément, ça ne rigole pas ici... Je sors de cette épreuve anéanti et je m’allonge par terre au milieu de la marée de Hadjis qui va et vient dans la chaleur moite de la nuit. J’attends près d’un jour dans le chahut permanent des pèlerins qui se bousculent pour monter dans les cars, avant de donner mon passeport à un chauffeur et devenir ainsi pour toute la durée du Hajj le mouton retenu par la corde invisible de mes papiers disparus.

La montée dans le car est une scène de folie collective où Arabes, Asiatiques et Africains s’insultent et se bousculent pour grimper par tous les moyens et toutes ouvertures. Deux heures d’attente avant le départ dans une nervosité insoutenable et une chaleur étouffante. Mais voici la route pour Médine dans le serpent lumineux d’un train de cars qui rampe dans la nuit.

L’arrivée au petit matin après une nuit sans sommeil est envenimée par le poids de mes bagages. Je dénote des autres pèlerins par le volume de mes sacs et les habitants de Médine me baladent dans le centre de la ville à la recherche d’une hypothétique chambre. A bout de force, je fais le tour des ’chambres d’hôte’ et par chance je trouve un groupe de quatre Pakistanais qui m’acceptent avec eux. Enfin un peu de repos... Quelques heures plus tard, je suis dans la mosquée du Prophète qui semble perpétuellement en travaux. La première prière à Médine dans une ferveur retrouvée parmi l’uniformité des draps blancs surmontés de visages de tous types humains. L’un des occupants de la chambre est un Imam qui donne le rythme des déplacements pour les prières. La première est à 3 heures et demie du matin, mais quelle récompense de pouvoir prier avec plusieurs centaines de milliers de pèlerins dans une des mosquées Saintes ! A l’extérieur de la mosquée, des minibus nous emmènent visiter des champs de batailles et tombeaux, mais aussi d’autres mosquées importantes : la mosquée Qobâ (première mosquée construite à Médine), Masjid Al jomouah (première mosquée où le Prophète a présidé la prière en commun du vendredi), et surtout la Mosquée qiblatayn qui contient deux Qibla, l’une orientée vers Jérusalem et l’autre vers La Mecque, résultant du transfert d’orientation de la prière décidée par le Prophète.

Trois jours après, c’est le grand départ vers la Mecque. Une demi journée d’attente par quarante degrés à l’ombre et c’est le car qui nous emmène... pas très loin, puisque nous arrivons au Miquâte pour faire nos voeux, et pour ceux qui ne l’ont pas encore vêtu, mettre la tenue de sacralisation. L’ambiance en cet endroit et ce moment est très recueillie, et c’est l’occasion pour le pèlerin de faire le point sur sa vie et d’envisager son avenir. Je n’aurais jamais cru pouvoir penser si rapidement et si précisément à tant d’expériences vécues ou de sentiments. Ce moment est peut être semblable à la vision de toute sa vie, un instant avant de mourir. Mais voici que le car se remplit de nouveau et c’est une autre nuit de voyage vers la Mecque.

A l’arrivée, les européens et américains sont regroupés et amenés par des bus spéciaux vers le point de rassemblement réservé pour eux. C’est un genre de hall de gare dans lequel les pèlerins qui n’ont pas de chambre dorment dans le bruit continuel et la lumière des néons. Après quelques informations sur le prix des chambres, je me résous à m’installer ici.

Accompagné par un Erythréen rencontré dans le bus, nous voici dans la rue qui mène à la mosquée Sainte. Entrée contrôlée, appareils photo interdits, n’est-ce pas la Kaaba que j’aperçois entre deux colonnes de marbre ? Mais si ! Enfin j’y suis ! Le Tawaf commence dans la bousculade, je ne m’approche pas de la pierre noire car les gens se battent près de la Kaaba pour l’atteindre. Qu’à cela ne tienne, un signe de la main au passage suffit, il faut suivre les règles du pèlerinage et être courtois avec mes frères musulmans. Une prière, puis c’est la course entre Safa et Marwâ, entouré des Iraniens, Afghans, Philippins ou autres, et dont certains hurlent en transes ’Allahou akbar !’ en regardant la Kaaba. Puis un tour à la source Zem Zem pour boire de l’eau sacrée avant de se recueillir sur les dalles de cette énorme mosquée qui peut contenir jusqu’à un million de fidèles. Une prière collective, le Tawaf s’arrête, et voici le troupeau des pèlerins qui se prosterne en cercle autour de la Kaaba, symbolisant le monde musulman qui tourne autour de cet édifice et se renvoie l’écho de la prière au gré des fuseaux horaires. Cinq jours sans nuit entre les prières dans la mosquée Sainte et mon emplacement délimité par mon tapis de prière sur le sol du hall d’acceuil, farouchement défendu contre les marées humaines qui vont et viennent au gré des cars de pèlerins.

Un matin, départ pour Mina. Les groupes sont formés et montent dans les cars. Une heure d’embouteillage et c’est l’arrivée dans le plus grand camping du monde. Nous prenons place dans des tentes de bédouins juxtaposées et restons deux jours à prier, manger et errer. Mais voici le grand jour de la station d’Arafat. Le désordre ce matin est indescriptible pour monter dans les cars qui sont censés nous amener. La chaleur est torride et la promiscuité entre les hommes et les femmes intolérable en ce moment où ils ne devraient pas se côtoyer. Chacun monte comme il peut dans un car et la route commence... Près d’arafat, c’est l’asphyxie complète. Le chauffeur, on ne sait pourquoi ne veut laisser personne descendre alors que cela fait quatre heures que cela dure. Nous mettons douze heures pour faire cinquante mètres ! L’ambiance est surréaliste, deux hommes commencent à se battre dans le car et les femmes supplient aux fenêtres que les passants leur donnent de l’eau. Dans cette course folle sur place, le prétexte d’aller aux toilettes ne marche même pas auprès du chauffeur qui prend le reste des passagers en otage lorsque l’un d’entre eux sort pour se soulager. Est-ce le chauffeur qui est idiot ou sadique ou bien est-ce une épreuve envoyée par Dieu pour nous purifier ?

Dehors la campement est bondé et les passants nous regardent désabusés. Certains nous ravitaillent en eau. Tout est irréel, j’arrive à sortir pour faire une prière en m’orientant au juger et en pensant à tous ceux qui n’ont même pas pu arriver jusqu’ici, puis je retourne au car retrouver mes compagnons d’infortune. Le jour avance, la nuit tombe. Vers huit heures, le chauffeur semble se détendre, il est vrai que l’on approche de la fin, et le car a pu avancer de cinq fois vingt mètres pendant la dernière heure. J’en profite pour lui dire que je rentre à pied, il accepte... Je finis donc cette station d’Arafat dans les détritus laissés même dans la mosquée et je rejoins Mozdalifa en suivant le flot blanc des Hadjis dans le noir. Quel ciel, quelle journée ! Quelques kilomètres à pied et c’est Mozdalifa, l’endroit où l’on passe la nuit et où l’on ramasse les petits cailloux pour lapider Satan.

Du haut de la colline où je suis monté, je vois le grouillement des taches claires en contre bas tandis que le train des cars de pèlerins s’éternise sur la route qui mène à Mina. Une nuit à la belle étoile et au petit matin, je reprends mon chemin vers Mina. La voie couverte qui mène aux statues de Satan, large d’une vingtaine de mètre, est un canal où s’entassent des millions de Hadji, avancent dans les tourbillons de la foule multiraciale et presque unicolore, vers l’endroit où l’on lapide Satan. C’est ici que l’on risque sa vie sur un simple déséquilibre et où tomber par terre ne laisse que peu de chances de se relever. La fin du parcours est le paroxysme de cette violence, lorsque les pèlerins lancent les cailloux vers les socles représentant Satan, souvent de trop loin, d’où leur atterrissage sur la tête des Hadji de devant, dans une véritable émeute où se mêlent enfants, vieillards et nourrissons aux bras de leurs parents. Dans la ’bagarre’ j’ai même perdu une sandale que j’ai cherchée en vain dans un des nombreux tas où s’amoncellent les épaves rejetées par la tempête. Après cette épreuve qui traumatise même les Hadjis les plus aguerris, il reste à se tondre ou se raser les cheveux dans un gigantesque ’salon de coiffure’ à ciel ouvert et recouvert du tapis des cheveux du monde entier. L’agneau correspondant au bon acheté dans une banque de Médine doit en être à l’heure du sacrifice. J’ai eu l’impression d’être lui, tout à l’heure, parmi le troupeau défilant dans la voie couverte, mais maintenant, je suis bien à ma place. Le cauchemar est presque fini. La plupart des pèlerins rentrent à la Mecque, certains restent encore un jour ou deux à Mina pour lapider Satan de nouveau. Je vois passer des cars remplis de pèlerins aux yeux hagards et je pense à mes compagnons d’hier qui sont restés toute la nuit assis dans notre car... Encore une soirée à quémander une place sous une des dernières tentes, des Egyptiens m’offrent un coin dans la leur. Au petit matin, une dernière lapidation de Satan, le car et les embouteillages vers la Mecque. Le dernier Tawaf, puis le départ vers Djedda que je visite pendant deux jours, épuisé mais heureux d’avoir réalisé un de mes rêves.

Enfin l’aéroport... Après quelque péripéties, je récupère mon passeport et je rencontre un groupe de Français bloqués ici depuis deux jours : on a inversé les paquets de passeports avec un autre car ! L’attente dans la file du départ, à bout de force et toussant ou crachant la pneumopathie de quatre millions de personnes. Avant de sortir, cadeau , un Coran est offert à chaque passager, puis à l’embarquement, on me rend la croix de Jérusalem. Merci ! A bientôt peut-être.

L’avion décolle, arrêt au Caire, je me souviens de mon début de voyage, et ces mosquées qui me disent au revoir... Amsterdam, Paris, TGV vers Rennes, ma famille, mes amis, merci la Vie !


VI. Conclusion

Près de quatre années après cette expérience, je revis certains moments comme si c’était hier. Depuis j’ai connu l’Islam en Asie et côtoyé d’autre religions. A travers les expériences multiples de mon parcours, la nature humaine me paraît de plus en plus unique, sous le vernis des civilisations qui portent les repères nécessaires à la situation de l’individu dans la société. La pratique de l’Islam diffère selon les régions du monde et les voyages font peut être ressortir la substance d’une religion en distillant les bienfaits qu’elle apporte aux différents peuples de la terre.

Le pèlerinage, concentré de cultures et lieu d’échanges entre croyants animés d’une même ferveur, apporte au croyant une vision nouvelle de la religion, après que la brutalité de moments parfois insoutenables s’effacent derrière le sens même de cette événement.

Un palestinien dans l’aéroport avant le décollage m’a dit que l’Islam avait besoin de s’enrichir de la civilisation européenne, ou peut être l’inverse. Mais quel exemple suivre pour réussir un mélange harmonieux ? Paradoxalement, la réponse est sans doute le Liban qui malgré les années de guerre a offert le creuset où se fondent dix-huit communautés religieuses. Quant aux catalyseurs de la paix, ils ont sans doute pour nom Tolérance et Liberté.

Rennes avril 1996

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