Cyberlog.eu
Pour une Bretagne libre...

Accueil > Accueil Cyberlog > Dossier de presse > Evolution du marché du Libre > Evolution du marché du Libre

Evolution du marché du Libre

mardi 15 mai 2007, par bc

Le logiciel libre dans le marché du logiciel

Le logiciel libre s’impose de plus en plus comme une solution de remplacement moins coûteuse (du strict point de vue de "l’acquisition") de logiciels propriétaires. Il devient également un produit de plus en plus mis en avant par des revendeurs, soit pour sa fiabilité (cas de fournisseurs de serveurs), soit pour son coût de licence nul, permettant au client d’investir la différence dans des services associés.

2002
Chiffre d’affaires du logiciel libre (Millions d’€) 60 100 140 250 430 700
Part de marché du LL
(dans l’industrie du logiciel)
0,2 % 0,4 % 0,5 % 0,9 % 1,4 % 2,1 %
Croissance du marché du LL 67 % 40 % 79 % 72 % 63 %
Croissance du reste du marché -4,2 % 3,8 % 6,3 % 6,6 % 7,1 %

Rapport PAC 2005, cité par Computer Reseller News, no 192, 18 janvier 2007, p 18

Du côté des administrations, on peut citer le gouvernement brésilien et les gouvernements d’Andalousie et de d’Estrémadure en Espagne, qui ont officiellement affiché leur orientation vers le logiciel libre. En France, on peut noter, après la gendarmerie nationale, le passage de l’ensemble de l’administration centrale à OpenOffice.org. Ce serait la plus grande migration de ce type (selon le Figaro en 2006).

COMMUNIQUE DE PRESSE

http://www.pac-online.com/pictures/France/CP/OSS%2006_PAC.pdf

Le marché du logiciel libre en France : 450 Meuros en 2006

La France reste l’un des pays phares pour le logiciel libre dans le monde, avec
une croissance toujours aussi impressionnante de 80% en 2006 (contre
+ 79% en 2005) selon l’étude PAC Open Source France 2007.

Paris, Janvier 2007

2006 comme 2007 sont des années charnières pour le marché du logiciel libre, en
France, mais aussi en Europe et dans le monde. Le logiciel libre est devenu une vague
technologique majeure qui fait partie intégrante de la stratégie de l’immense majorité
des acteurs du marché, qu’ils soient utilisateurs, prestataires de services ou
éditeurs.

Le logiciel est l’un des principaux facteurs de changement dans l’industrie du
logiciel : banalisation des technologies, standardisation, mise en danger des rentes
de situation, essor des approches collaboratives …

Le logiciel libre en France

La France est l’un des pays les plus « intensifs » en logiciel libre, tant au niveau des
communautés, que des projets ou des compétences présents sur le territoire national.

Maintenant c’est fait, le logiciel libre à largement pris pied dans le monde de l’entreprise et constitue désormais une offre globale relativement complète et crédible.

Quelles sont les tendances en France ?

Au niveau du logiciel libre aussi, la France garde ses « exceptions », même si elle
est l’un des pays phares du logiciel libre.

Le marché est influencé par la dépense publique et où l’aspect « idéologique » reste
fort. C’est de moins en moins le cas au fur et à mesure que le secteur privé prend un
poids dominant dans les investissements en logiciel libre.
Le marché du logiciel libre reste très largement orienté « services » et fortement stimulé
par l’informatique scientifique, technique, industrielle et embarquée (STIE).
C’est potentiellement une chance car ce sont là deux points forts de l’informatique
française.

L’un des principaux handicaps du logiciel libre, qui est le même que pour le reste de
l’édition logicielle française, c’est l’insuffisance du capital-risque. C’est dommage car
le marché regorge de jeunes pousses mondialement reconnues, mais qui peinent à
financer leur croissance. Le logiciel libre est une opportunité importante pour
l’industrie logicielle française.

Voici une liste non exhaustive des principaux leviers de croissance sur 2007 :
- Le poste client, en particulier les projets autour d’Open Office
- Les portails et la gestion de contenu
- La sécurité
- L’informatique STIE
- …

Les moteurs de croissance sont-ils similaires à travers l’Europe ?

Le niveau de maturité des différents pays d’Europe de l’Ouest en matière de logiciel
libre n’est certes pas identique partout, mais il n’y a pas de différences criantes avec
le marché du logiciel « traditionnel » et avec le marché du logiciel libre français.
L’Europe reste le principal contributeur des communautés avec 45% des contributions,
ce qui lui donne une influence prépondérante dans les communautés.

Marché du logiciel libre

http://www.guideinformatique.com/fiche-marche_du_logiciel_libre-472.html

Microsoft n’est pas la cible

La fièvre anti-Microsoft a fortement baissé dans le monde du libre et Linux ne lui fait pas une concurrence directe.
La plate-forme .Net séduit les techniciens, des compatibilités et des collaborations s’instaurent peu à peu. Dans le même temps, Microsoft, qui avait négligé l’université, comme le monde du libre, accepte, librement ou sous la contrainte, des voisinages autrefois prohibés.
Toutefois, la vague du libre, après avoir nettoyé les "petits OS", mouillera probablement le numéro 1. D’autant que Microsoft à pris deux risques majeurs :

  • en n’investissant pas suffisamment les milieux scientifiques et universitaires, il a réduit l’arrivée de jeunes informaticiens formés aux systèmes Microsoft. Paradoxalement, il est aujourd’hui plus facile de recruter un jeune spécialiste Linux que Windows,
  • avec la "software assurance", qui impose aux sociétés un abonnement logiciel bureautique assez coûteux, alors qu’elles estimaient souvent pouvoir faire une pause dans ce type d’investissement, les évolutions étant depuis quelques années sans grand intérêt pour la production. Nul doute que la réflexion qui s’est engagée (notamment dans l’administration), conduira à des vagues de migration au détriment de Microsoft.

Un besoin de standards

Chaque acteur important, c’est le cas de Microsoft, a intérêt à imposer sa technologie propriétaire.
Le principal apport du libre, ce ne sera donc probablement pas, paradoxalement, l’apparition de nouveaux systèmes d’exploitation et de nouveaux logiciels. Même s’ils devaient être moins chers, plus sûres, plus performants..., ce qui n’est pas certain, à terme. Presqu’à coup sûr, il va se constituer un patrimoine de normes et de standards ouverts, efficaces et généralisés.
C’est déjà le cas avec les standards du Web. Microsoft n’a pas réussit à imposer son format de texte pivot (RTF) face à SGML/XML/HTML, ni ses instructions spécifiques dans Internet Explorer (ce ne sont que des exemples).
Or, l’industrie informatique a besoin de normes pour se développer. L’apparition d’une base normative cohérente et dynamique devrait être une condition de développement technologique et commercial appréciable.

Réorganisation

L’hégémonie, inquiétante pour certains, des standards Microsoft n’est probablement que temporaire. Elle succède à celle d’IBM, qui n’avait pu maintenir sa domination technologique, pourtant alors également écrasante. Les empires sont fragiles.
Tout porte à croire que l’avenir est aux consortiums, à forte teneur commerciale, qui réuniront les différents acteurs (éditeurs, associations normatives...), dans divers pôles d’intéret.

SPIP | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
Habillage visuel © freelayouts sous Licence Creative Commons Attribution 2.5 License
{id_article}