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Analyse de parcours et trajet professionnel (Bernard Couapel) octobre 2011

vendredi 15 juin 2018, par bc

Analyse de parcours et trajet professionnel Bernard Couapel (octobre 2011)

- On me demande de prendre une posture réflexive sur mon parcours de vie afin de définir quel type d’apprenant et quel enseignant/formateur je suis...

D’où viens-je ?

- Comment définir mon trajet ? Si je commence à énumérer mes longues études universitaires dont les fleurons sont une thèse en stéréovision par ordinateur, quatre Master en informatique, sciences humaines, « religious studies » et administration des entreprises, sans parler de mon diplôme de kinésithérapie, je m’embarque dans une énumération qui m’encombre et me fais parfois presque honte. C’est indécent.... l’éternel étudiant de cinquante sept ans qui prépare sa certification de RDF (responsable de dispositif de formation) avec encore en tête la licence de maths qu’il s’est promis de passer lorsqu’il était enseignant chercheur. Déjà quand j’ai intégré le cursus scientifique institutionnel en utilisant mon DEUG de LEA (langues étrangères appliquées) pour entrer directement en licence informatique à 30 ans, mes collègues étudiants m’appelaient « papy » en cachette... C’est d’ailleurs la question que se posent beaucoup de gens quand ils me voient avec ma fille de onze ans, magnifique cadeau que la Vie m’a offert à presque 46 ans. J’ai aussi ressenti ce décalage dans les dortoirs des backpackers d’Australie l’année dernière pendant un voyage entre Bangkok et Sydney avec mon sac, après avoir réglé la formalité de ma VAE (validation des acquis de l’expérience) et en attente du passage devant le jury pour qu’on me donne le titre. C’était presque trop facile, un autre diplôme allait s’ajouter à ma collection qui ne deviendrait d’ailleurs qu’un tas de papier en cas d’accident vasculaire cérébral... Avec quel auxiliaire doit-on vivre sa vie, avec le verbe être ou bien le verbe avoir ? Après tout, ceux qui courent après l’argent risquent aussi de tout perdre au moindre crash boursier... Mais non ! Le jury décide de ne pas me donner ce nouveau timbre ! Cela me rappelle la fois où j’ai passé les épreuves de DEUG LEA Anglais / Espagnol après quinze jours de cours à l’université de Barcelone. Je n’avais que les modules d’espagnol à passer puisque j’avais déjà fait Anglais / Allemand. Je baragwinais (pan y vino) à peine cette langue, et pourtant, je n’ai raté le diplôme qu’à cause de la note éliminatoire en thème.

- J’étudie comme je voyage... en m’orientant au juger, au feeling, en essayant de vivre l’instant, sans savoir forcément où je vais, même si la destination finale est souvent connue. Un aller simple pour Le Caire, dans quatre mois je dois être au Cap, un aller pour Bangkok et retour par Sydney dans trois mois et demi... un aller simple pour Santiago du Chili, je vais vers l’ouest jusqu’à New Delhi où j’achète une vieille moto Royal Enfield pour rentrer... je connais tous les mécanos entre New Delhi et Istanbul. Tiens, ils proposent un stage d’acupuncture en espéranto à Pékin, j’y vais, je ne connais pas encore la Chine.... J’aimerais faire du FLE (français langue étrangère) à l’UHB (Université de Haute Bretagne), à quoi vais je l’associer... qu’est ce que cela veut dire « sciences du langage » ?... allons voir... Si je continue en maîtrise, je peux aller étudier la méthode communicative à Oxford... je fonce. Il a du mal à enseigner le français aux collégiens britanniques, le petit Bernard… tant pis, je rebondis sur les sciences humaines. Quelques années plus tard, je suis en plein divorce et dois squatter chez mon père ou ma soeur, j’embarque le tas de livres religieux que j’ai ramené de mes voyages dans le coffre de ma voiture et vais étudier les religions en Angleterre, cela m’aidera à passer le cap en diffractant le sacré par le prisme de la théorie de la médiation. Là bas, je partage un appartement avec des étudiants en MBA (master in business administration) qui s’intéressent à ce que j’étudie et me parlent de leurs études... j’ai droit à une année de formation après mon licenciement économique de mon poste de formateur, allons voir à l’IGR (institut de gestion de Rennes), ils commencent justement une filière MAE (administration des entreprises) parcours non-marchand. J’ai laissé tomber mes études de médecine pour la danseuse que j’ai rencontrée pendant mon service militaire mais elle m’a largué, je suis coincé dans mon costar trois pièces avec mon rôle de kiné, au point que les filles m’appellent l’homme objet... je reprends les études en langues et remets mes jeans, cela me rappellera mon année en Allemagne comme ouvrier en usine pour retrouver un de mes premiers amours. Tiens, je pourrais partir faire mon stage de DEA informatique dans une université allemande, allons-y... Aïe aïe aïe, qu’est ce qu’il me raconte ce gars avec ses équations différentielles, en plus il a un accent d’Unterfranken à couper au couteau, je ne comprends rien à ce qu’il dit... quelque part, ça me rassure... ouf, j’ai le programme en Fortran, je n’ai qu’à le traduire en Modula2 avant de passer à sa parallélisation.... une publication ?... merci cela me fait plaisir.... Merde, je n’ai pas trouvé de poste de thésard après le DEA... tant pis, je vais faire de l’humanitaire, la kiné, c’est comme le vélo, cela ne s’oublie pas. Drôle d’ambiance ici, le panneau « bienvenu au Liban » est criblé de balles, derrière la rangée de militaires qui nous encadrent.... « mister Bernardo » qu’il disent les mecs en treillis, c’est pour moi vous êtes sûr ? J’ai encore la gueule de bois de ma soirée mémorable à Larnaka, cela m’a aidé à surmonter ma trouille.... pas tellement de la guerre mais plutôt d’enseigner....

- Et voilà, je me retrouve devant des étudiants dans une ancienne chapelle transformée en salle de formation, c’est la première fois... je suis le seul maître à bord, comment faire ?... Partons sur le programme pédagogique et analysons les besoins, comment puis-je être utile ? Tiens, il y du matériel donné par les américains, la population a besoins de soins et les étudiants doivent pratiquer... « Yallah habibi ! », j’organise le centre de rééducation où j’encadrerai les stages sur les patients le matin en alternance interactive avec l’enseignement théorique et pratique l’après midi. Je coordonne les interventions d’enseignants extérieurs et joue la diplomatie vigilante avec les politiques et religieux qui cherchent parfois à s’approprier la mission, tout faisant bonne figure aux barrages des militaires Syriens ou des miliciens. De retour en Bretagne, je fais ma saison estivale dans la cyberlaverie que je tiens depuis 1977 à Damgan, cela me donne un petit coup de pouce financier régulier pour ne pas couler. Septembre, un poste au CELAR ?... je n’ai rien contre l’armée, j’ai même tenu à faire mon service militaire, mais comme deuxième classe, malgré ma première place à l’évaluation des appelés sur la base aérienne. L’adjudant pilote responsable de la chambrée m’avait alors sauvé du peloton de sous-officiers, « laissez Couapel tranquille » leur avait-il dit. Mais là, faire carrière après une mission humanitaire... il faut bien vivre... ouf, ils ne me prennent pas car je refuse de fermer ma laverie qui est incompatible avec une activité au CELAR. Deux semaines plus tard, l’école d’agro de Rennes cherche un thésard en informatique, enseignement recherche, mon rêve et un pied de nez au kiné qui avait abandonné ses études de médecine. Je suis un peu perdu entre la chaire de maths informatique et l’INSA où travaille mon directeur de thèse. Statistiques, géométrie projective, stéréovision par ordinateur… heureusement que j’ai rencontré un enseignant de classe préparatoire retraité qui me met le pied à l’étrier… Quatre ans après, une semaine avant mes 40 ans, c’est la consécration, les félicitations du jury, mais des relations conflictuelles avec certains collègues et aussi le coup de poing dans la figure que j’ai reçu pour m’être interposé entre des petites frappes et des étudiants à la soirée de l’agro... cela fait désordre. J’espère que ce sera oublié après mon post-doc à Pékin... « Pourquoi la Chine ? » me dit-on, tout le monde va aux USA ou au Japon, quel intérêt, la Chine, franchement ?... nous sommes en 1994.... Bon j’arrête, sinon je repars sur ma présentation de type CV même si elle n’était pas chronologique.

- Pour résumer mon parcours je reprends la phrase d’un membre du jury qui m’avait traité d’ « honnête homme » au sens du XVIIe siècle lors d’une séance de simulation recrutement à l’IGR ou plus simplement le terme de « fêlé » qui semble mieux me correspondre... « il est fou Couapel », disaient certains à une époque, mais qu’est ce que le fou, sinon une création pour éliminer l’intrus, celui qui ne se conforme pas aux règles convenues de la « bonne » société ?... un peu comme le con qui n’est pas forcément un imbécile.

Qui suis-je ?

- J’en arrive donc au rapport aux autres, qui a souvent été conflictuel. Il paraît que j’étais charmant les premiers dix-huit mois de ma vie et qu’ensuite j’ai été un enfant difficile. Ce changement est-il dû aux difficultés familiales qui ont mené au divorce de mes parents lorsque j’avais quinze ans ? Franchement cela ne m’intéresse pas de revenir sur ma petite enfance à cinquante sept ans, même si le travail de remontée dans le temps est toujours utile, mais alors que ce soit dans la philosophie Bouddhiste pour épurer son karma en remontant ses vie antérieures. Cela risquerait cependant d’allonger sensiblement le parcours qui m’a amené à suivre cette certification ;-) Je préfère me centrer sur mes valeurs, celles qui me font avancer ou vivre tout simplement.

- Et d’abord, quel type d’apprenant suis-je ? J’alterne l’approche inductive qui part de l’exemple pour systématiser ensuite, et la l’approche déductive qui part des principes pour aller vers la réalité. Pour reprendre la classification de Carré, mes motivations sont plutôt d’ordre épistémique, c’est-à-dire pour la passion d’apprendre, en opposition avec les buts fonctionnels habituels qui sont de gagner de l’argent, un statut social ou du pouvoir. Cependant, je peux difficilement classer ma motivation qui est aussi en rapport avec le contexte ou les aléas de la vie. C’est peut être le destin, l’« ici et maintenant » qui me guide. Serais-je un philosophe ? C’est ce que m’avait dit un gars dans ma cyberlaverie, après une longue discussion pendant laquelle j’exposais mes élucubrations dont certaines sont couchées sur papier. Mais franchement, quelle est la valeur de propos échangés devant un comptoir de magasin... J’ai des facilités pour apprendre, et l’habitude de passer des examens m’a donné une certaine stratégie ou approche qui m’aide à collectionner les diplômes, d’autant que j’ai été de l’autre côté de la feuille d’examen pendant ma période d’enseignant chercheur. Mais ce sont plutôt les études et le recul qu’elles m’apportent sur la réalité, ou la systématisation d’expériences vécues qui m’intéressent. C’est aussi un moyen de surmonter les difficultés de la vie, cela me donne de l’énergie pour m’affirmer, c’est presque existentiel. Peut être ai-je souffert de la condescendance des médecins pendant mes études et stages de kiné, et de l’incrédulité des gens lors de mon virage professionnel vers l’informatique... En fait je crois que c’est plutôt un moyen d’affronter l’égo des personnes qui récupèrent pour leur compte personnel le pouvoir de la connaissance afin d’écraser les autres, c’est ce que m’a appris ma période de chercheur. Je suis sans doute un idéaliste qui rêve de justice et égalité dans l’union fusionnelle des âmes qui marquera le retour à l’âge d’Or... c’est peut être pour cela que je suis espérantiste. Bref, ce n’est pas facile de réfléchir sur soi même et ses motivations... Allons donc voir du côté de l’action, quel enseignant ou formateur suis-je ?

- Je n’ai pas construit un contre modèle de l’éducation académique puisque c’est un domaine où j’ai réussi et où je me sens bien. Je suis devenu enseignant par hasard, car cela faisait partie de la mission humanitaire qui me tenait à cœur, puis à l’école d’agro, c’est ce qui m’a permis de vivre pendant ma thèse. Ensuite je suis devenu formateur par nécessité, pour vivre après mon largage de la recherche institutionnelle. Cependant, si le début vient souvent par hasard, on reste aussi dans un domaine parce que l’on s’y sent bien. C’est vrai que j’aime maintenant parler en public, je fais mon show, souvent mes stagiaires m’aiment bien.

- Je suis dans le TGV qui me ramène de Paris où j’ai fait quatre jours de formation sur les protocoles Internet à des ingénieurs télécom. Un marocain, un algérien, un tunisien, un sénégalais et un français. Le midi, les discussions tournaient autour des voyages, de nos vies et pays respectifs, nous partagions nos expériences humaines... un voyage commun dans nos passés et présents. Par contre le soir, c’était l’angoisse dans ma chambre d’hôtel avec les problèmes techniques sur mes routeurs wifi. Je m’en suis sorti grâce à la formation précédente où j’ai enseigné la téléphonie par internet à des stagiaires d’un centre de formation rennais. J’y ai découvert une application de virtualisation de routeurs qui m’a tiré d’affaire. Je suis toujours un peu sur le fil du rasoir, surtout lorsque je fais un module pour la première fois, mais après tout, c’est ce que vivent tous les enseignants ou formateurs lors de l’épreuve du feu que constitue la première mise en œuvre d’une formation, cela fait partie du jeu. Je crois que j’aime les défis qui me permettent de sortir de la routine, et j’en propose aussi à mes stagiaires lorsque je sens qu’ils en sont capables. Je suis alors loin de la zone proximale de développement de Lev Vygotski, puisque je les porte dans l’inconnu jusqu’à poser la clef de voûte qui consolide l’ensemble de la formation et leur permet enfin d’en appréhender le contenu global. C’est mon côté chercheur qui réfute l’idée d’une pierre ajoutée à l’édifice de la science, qui n’a elle-même avancé que par sauts ou révolutions successives. N’y a-t-il pas de nombreux écrits ou preuves « scientifiques » que la terre était plate ou située au centre de l’univers avant la révolution Copernicienne ? Quelles implications sur l’édifice de la physique, si le mur de la vitesse de la lumière explosait sous les coups de butoir des apprentis sorciers qui continuent à jouer avec l’atome ? L’apprentissage est-il une construction ou une rupture ?

- Cependant, la formation est aussi un partage et les apports du groupe complètent ceux du formateur. C’est ce que je retrouve pendant ma formation de RDF au GIP FAR où chacun apporte sa contribution à la réflexion commune. Pendant mes formations, j’alterne les postures d’enseignant par des apports théoriques structurés, de formateur en me centrant sur les stagiaires et les accompagnant dans leur démarche d’apprentissage orientée vers leur activité professionnelle, et enfin d’animateur en les encadrant sur un projet. Cette fois-ci, ai-je été un bon placenta ? Ai-je bien transmis « mon » savoir aux autres ? Les évaluations qu’ils ont fait de mon intervention sont bonnes, j’aurai peut être d’autres missions à réaliser dans le futur. Pour ma part je ne suis pas très satisfait, il faudra que je revoie un peu le contenu et surtout les travaux pratiques. Je suis vidé par ces quatre jours et ai l’impression d’avoir tout donné. J’ai aussi beaucoup appris et systématisé mes connaissances en les déroulant au fil des Powerpoint... la meilleure façon d’apprendre quelque chose, c’est de l’enseigner.

- Je crois que les meilleures descriptions de l’apprenant et du formateur que je suis se résument à l’appréciation de ma prof de français sur mon livret scolaire pour passer le bac : « superbe désinvolture » d’une part, et d’autre part la réflexion de mon moniteur kiné avant mon premier massage sur une patiente aux thermes marins de Saint Malo « Couapel, vous êtes un anxieux ». Derrière le personnage décontracté que je joue en public ou dans la vie en général se cachent une exigence personnelle et un perfectionnisme intransigeant. Est-ce cela la conscience professionnelle ?

- Voilà, je suis un aventurier qui cherche à mieux se connaître par les épreuves qu’il s’impose, timide et peu sûr de lui, mais animé par le désir de bien faire et d’apporter quelque chose aux autres. Mes plus grandes récompenses sont les poignées de main échangées à la fin d’une formation, les emails de remerciement de mes stagiaires, ou mes plaisanteries faciles reprises en cœur par le groupe lorsque tout se passe bien « pas d’erreur, c’est Lesieur », un peu comme ma vanne favorite lorsque le je prends l’avion et demande un siège près du hublot « il n’y a pas trop de vent près de la fenêtre ?.. ».

Où cours-je ?

- Et tout cela pour quoi faire ? A quoi cela sert-il ? Qu’est ce que je fais dans cette certification qui fait suite à une VAE, elle même déclenchée par une publicité trouvée dans la boite à lettres de ma cyberlaverie, qui m’invitait à une réunion d’information au GIP FAR ?Sur le plan personnel, c’est l’idée d’une VAE qui m’a attiré. Est-ce que quelqu’un qui n’a pas fait de VAE avant 60 ans a raté sa vie ? J’ai déjà une Rolex, marchandée six euros sur un comptoir pékinois, je ne sais plus où elle est d’ailleurs. Mais ici, c’est un travail de réflexion qu’il s’agit de mener, de mieux se découvrir, s’analyser, de systématiser ses expériences de formation ou d’apprentissage, un retour sur soi même en quelque sorte. Cette démarche est intéressante puisqu’elle conduit au « connais toi toi même », et prépare peut être le retour réflexif du dernier souffle de sa vie.

- Un petit coup de canif sur mon égo et me voici plongé dans un travail de groupe où se mélangent des professionnels de divers domaines de la formation. La modélisation des processus et mises en situation, le partage dans le groupe, les études de cas et rapports à rendre, tout cela permet de faire le point sur ses pratiques professionnelles et de s’enrichir de l’expérience des autres. Un stage à Keolis pour faire une analyse de la demande, je rencontre les bénéficiaires et fais le point sur leurs besoins. Cela me conduit ensuite à rencontrer une responsable du centre de formation qui travaille avec cette entreprise et lui proposer une trame de formation transversale sur la conception d’outils de reporting. J’apprends sur les pratiques professionnelles et élargis peu à peu le réseau de mes contacts. En septembre, c’est le début de mon stage long à l’IBEP, avec ce B qui signifie Bretagne. Je suis face au public de l’école de la deuxième chance, cela change des ingénieurs… Ici, ce sont mes études en sciences humaines qui m’aident à comprendre la situation de jeunes adultes en perte de repères qu’il faut engager dans la société, la vie active. Observation, intégration dans l’équipe du dispositif, conduite de réunions, d’entretiens, partage avec la coordinatrice, l’équipe de formateurs et le DAF (directeur administratif et financier), j’ai commencé sur l’évaluation d’un logiciel de soutien scolaire et je me trouve maintenant embarqué dans le développement personnel, l’enracinement, le contrôle de ses émotions, le théâtre, la danse et le chant… Je mobilise les compétences acquises pendant mes études, missions et activités professionnelles ou associatives, en gestion, sciences humaines, même la kiné et sa posture de soignant qui m’aide dans l’empathie vis-à-vis de stagiaires en souffrance, les voyages qui m’ont donné l’ouverture d’esprit vers les autres cultures et m’attirent la sympathie de jeunes adultes déracinés.

- Améliorer ma pratique professionnelle, élargir mon réseau, rencontrer d’autres formateurs et responsables de dispositifs, échanger nos expériences... je n’avais pas imaginé ce que cette formation pouvait m’apporter, je n’en ai pas encore fait le tour d’ailleurs. En tout cas, elle m’a déjà donné un autre regard sur mon métier et aussi un dynamisme nouveau qui m’aide à surnager dans le marasme économique ambiant. Est ce qu’elle m’aidera à apporter quelque chose de plus à mes stagiaires, à la société ? Il me reste encore une dizaine d’années avant la retraite, c’est peut être le moment de changer de posture et de prendre des responsabilités dans les dispositifs de formation professionnelle. Ou bien est-ce que dans cinq ans, cette post VAE sera un souvenir, un peu comme mes études de français langue étrangère ? En tout cas, toutes ces expériences me construisent et participent à ce que je suis, elles ont toutes été utiles. Un proverbe indien dit : « l’important, ce n’est pas le but, c’est le voyage », qu’importe le but alors, il faut peut être se laisser guider par son destin, lui même façonné par nos actes qui répondent à nos principes d’action et donc nos valeurs. Pour moi même, je suis toujours à la recherche du sens de la vie, pour les autres j’essaie d’être honnête et de développer ma conscience professionnelle. Quant à mes valeurs, elles se résument à faire ce que l’on dit et dire ce que l’on fait... « Les montagnes peuvent s’écrouler, mais le Bouddha ne peut pas mentir ». Et pour ce qui est de mon destin, j’ai peut être encore beaucoup de rêves à réaliser... la route de la soie, la descente du Mékong, la route 66 en Harley, la place aux marrons de Redon, ma licence de maths, un tour du monde à la voile ?... Inch’Allah.

- On me demande de prendre une posture réflexive sur mon parcours de vie afin de définir quel type d’apprenant et quel enseignant/formateur je suis...

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